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Publié par SUPAP-FSU

COMPTES RENDUS DES REUNIONS AVEC L’ADMINISTRATION :

AGENDA SOCIAL ET COMITE TECHNIQUE

AGENDA SOCIAL

Cette réunion s’est tenue lundi 7 novembre en présence de l’ensemble de la direction de la DASCO et des organisations syndicales représentatives pour faire le point sur les différents dossiers que l’administration souhaitait traiter en 2016.

Si certains dossiers ont avancé, réforme des CASPE, évolution vers 1 REV/école par concours, pré-inscription, de nombreux sujets majeurs sont restés au point mort. Voici, dans l’ordre, les différents sujets abordés concernant l’animation :

HYGIENE DES ENFANTS EN MATERNELLE

Statu quo sur ce sujet, de l’aveu même de Mme Darpheuille. Si depuis le début de l’ARE, il y a eu des avancées avec l’arrivée des AREM, devenues ATEC sur les temps de TAP, de goûters récréatifs et le mercredi après-midi, aucune solution n’a été trouvée par la direction pour les services extrascolaires. Cela continue de poser de réelles difficultés aux équipes durant les périodes de vacances, les ASEM n’ayant plus à effectuer le change des enfants  et les animateurs n’ayant pas à effectuer ces tâches non plus (fiche de poste, absence de formation).

Le SUPAP-FSU demande à la DASCO de régler définitivement cette question très sensible et réaffirme que le change des enfants doit être confié à des agents formés. L’extension du temps de travail des ATEC pourrait être une solution viable et satisfaisante.

EVOLUTION VERS 1 REV/ECOLE, PRIMES, PREPARATION CONCOURS

Nous ne nous étendrons pas longuement sur les modalités retenues, mauvaises selon nous du concours au lieu de l’examen professionnel que nous préconisions. Ce que nous constatons, ce sont les conséquences de ce choix.

Sur la préparation au concours, Mme Gaubout-Deschamps a rappelé le dispositif de 22 demi-journées de préparation pour les 339 inscrits. Notre organisation a fait part à la direction des retours mitigés sur cette préparation, ceux généralement positifs sur les devoirs sur table et leurs corrections et ceux moins positifs sur les lectures, parfois sans commentaires annexes, de documents power point. Par ailleurs, nous avons signalé la grande fatigue, voire le découragement de nombreux REV intérimaires. Entre la prise de fonction comme REV intérimaire, seul responsable d’une structure, et une préparation ambitieuse mais chronophage, beaucoup frôlent le « burnout » en raison d’une surcharge de travail énorme. Mme Darpheuille nous a demandé d’encourager les REV intérimaires à continuer et à ne surtout pas renoncer !

Sur le plan indemnitaire, il y a eu un dysfonctionnement majeur avec le non-versement de tout ou partie des primes dévolues aux REV intérimaires (voir PJ) depuis la rentrée. Si la DASCO était au courant de ce problème pour septembre, elle a appris lors de cette réunion de la part de notre organisation le non rattrapage, pourtant promis, sur la paie d’octobre ! La direction a reconnu là un vrai problème et s’est engagée à nouveau à une régularisation sur la paie de novembre. Cet engagement sera-t-il tenu ?

MOBILITE DANS LA FILIERE ANIMATION

Si la réflexion sur une mobilité basée sur des parcours professionnels n’a pas avancé, on peut reconnaître un progrès pour les REV, avec la possibilité depuis l’an dernier de mobilité intra et intercaspe, sur la base du volontariat. Le SUPAP-FSU est intervenu pour demander que la mobilité, offerte aux titulaires, soit étendue aux contractuels de l’animation. Nous avons également demandé que soient amplifiées les possibilités de mobilité inter-direction. En effet, de nombreux animateurs souhaiteraient quitter l’animation, et des personnels d’autres directions souhaiteraient intégrer la DASCO. Le Centre Mobilité Carrière ne doit pas être qu’une vitrine de communication pour la Ville.

CHARTE DE L’ANIMATEUR ET ACTUALISATION DU LIVRET DE SECURITE

Sur ce point la DASCO a tenu son engagement avec la réalisation de ces deux documents au 1er semestre 2016. M. Derboule, le directeur adjoint, a annoncé qu’il pourrait y avoir mise à jour, si nécessaire, de ces documents en fonction des remontées de terrain.

SITUATION DES ASEM

Un état des lieux devait être réalisé sur les ASEM en difficulté sur le temps de TAP, et sur la possibilité d’un accompagnement spécifique de ces agents. La direction nous indique que le diagnostic est en cours. Les modalités d’accompagnement dépendront du nombre d’agents concernés. A l’inverse, notre syndicat demande l’extension des passerelles vers le corps des adjoints d’animation (60 postes cette année) pour celles qui le souhaitent et dont la demande est validée par le REV et la CASPE.  En effet, une ASEM donnant satisfaction sur les TAP à 1/14 n’aura aucune difficulté sur le centre de loisirs à 1/8.

Le SUPAP-FSU demande également à la DASCO, pour la 4eme année consécutive, des temps de réunion et de préparation réguliers pour les ASEM avec les équipes d’animation, d’autant plus que ce point est mentionné dans le nouveau PEDT. Mme Darpheuille nous répond que c’est déjà une avancée que ce point figure dans un document commun avec l’Education Nationale ! De vrais temps de réunion plutôt que de bonnes intentions dans le document de référence, c’est envisageable ???

REGLEMENTS DE SERVICE DE L’ANIMATION

Ce travail considérable devait débuter au 1er semestre 2016. Cela n’a pas été le cas. Le règlement de service des gardiens n’est pas abouti suite à notre intervention pour demander le respect des 35h pour ces personnels, alors qu’il devait être finalisé avant l’été 2016. Cela a décalé d’autant le début de la réflexion pour les personnels d’animation. Nous avons demandé à la DRH et lors de cette réunion que s’entame le travail très prochainement. En effet, par comparaison, le règlement de service des ASEM et ATE datant de juin 2013 doit être révisé car une mise à jour tous les 3 ans est une bonne jauge selon Mme Guignard, Sous-directrice des établissements scolaires.

Nous en sommes très loin pour l’animation et notre syndicat a rappelé que certains règlements datent de 2001, alors que d’autres n’existent même pas !!! Ainsi, pour cette 4e année d’ARE, le temps de centre de loisirs du mercredi après-midi et le temps de TAP du mardi et vendredi ne bénéficient d’aucuns règlements !!! Cela n’est pas sérieux et engendre des situations problématiques (temps de pause le mercredi après-midi par exemple).

1 RPA PAR ECOLE

Ce point ne figurait pas à l’agenda social 2016, mais constitue une priorité pour plusieurs organisations syndicales pour cette année. Le SUPAP-FSU a insisté sur trois points :

  • L’inégalité de traitement selon les établissements, avec des écoles gérées par des REV B avec ou sans RPA, des écoles gérées par des REV intérimaires avec ou sans RPA. De même, des établissements de 5 classes bénéficient de la présence d’un RPA quand des écoles de 12 classes n’en ont pas !
  • Les REV sont surchargés de travail depuis la mise en œuvre de l’ARE. Hélène Mathieu, la précédente directrice, avait envisagé dès la 1e année une aide administrative pour les encadrants de terrain, de manière à ce qu’ils puissent exercer leurs missions de formation et d’accompagnement pédagogique auprès des équipes d’animation. Depuis, la charge administrative s’est considérablement accrue avec la pré-inscription et la gestion en temps réel de TAM notamment.
  • Le remplacement des REV pendant ses absences doit être assuré par un agent formé et rémunéré pour exercer les missions de direction. A cet égard, la note du 26 octobre précise que le remplaçant du REV doit être mentionné sur le projet pédagogique de la structure et rémunéré pour l’exercice de ces responsabilités. Cela concerne notamment le remplacement des REV à 80% , dont nous n’accepterons pas la remise en cause de leur temps partiel (voir PJ).

Pour le SUPAP-FSU, il faut 1 RPA par école. La marche est trop haute entre un poste d’adjoint d’animation et un poste de REV. Le poste de RPA aux missions étendues au périscolaire, adjoint du REV et titulaire du BAFD, constituerait une étape intermédiaire et permettrait la formation progressive de ces agents qui deviendront à terme les futurs REV.

L’administration n’a plus de position tranchée sur ce sujet, n’exclut aucune possibilité et s’engage à prendre une décision d’ici la fin d’année scolaire.

PRE-INSCRIPTION EN CENTRE DE LOISIRS

Sur le dispositif de pré-inscription obligatoire en centre de loisirs, nous avions alerté l’élue dès mi-juillet (voir PJ) sur la surcharge de travail pour les encadrants et les dysfonctionnements du dispositif. Depuis, sont arrivées, comme nous le craignions, les contestations de parents. Mme Darpheuille annonce que la DASCO et l’élue, se sont peut-être trompées sur ce dispositif. Une enquête va être réalisée d’ici janvier-février, d’une part auprès des utilisateurs REV, DPA et RPA, d’autre part auprès des familles, pour réalisation d’un bilan. En fonction des conclusions, la Ville pourrait revenir en arrière et supprimer le dispositif, ou l’améliorer si elle le juge possible.

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D’autres sujets, ne concernant pas directement l’animation ont été abordés durant cette réunion : réforme des CASPE, mise en place des chargés de coordination, prévention des risques psychosociaux, problématiques PVP, Règlement de service des Cours Municipaux pour adultes, assistance informatique de proximité. Vous pouvez nous contacter si vous souhaitez des informations sur ces thématiques.

COMITE TECHNIQUE

Le comité technique de la DASCO s’est tenu jeudi 17 novembre en présence de l’élue et présidente Mme Cordebard, de la direction de la DASCO et des représentants élus des organisations syndicales.

BILAN SOCIAL  ET DE FORMATION 2015

Le bilan social de la DASCO (voir PJ), document élaboré par la Ville tous les 2 ans, a été l’occasion de nombreux échanges entre les organisations syndicales et la direction. Ce document compile un grand nombre de statistiques concernant les effectifs, les statuts, la moyenne d’âge par corps de métier, etc…

Le SUPAP-FSU est principalement intervenu sur la question des agents vacataires. Nous avons interpellé l’administration sur le fait que seulement 4 pages sur 63 de ce document concernent ces 12229 agents ! Nous nous étonnons que le temps de travail  exprimé en tranches de centaines d’heures ne soit plus détaillé au-delà de 900h. Peut-être pour éviter de monter que des agents vacataires travaillent plus que des adjoints d’animation à temps plein !

Nous avons rappelé que la Ville était dans l’illégalité en employant des centaines d’agents vacataires sur des postes permanents depuis plus de 6 ans, ce qui devrait leurs faire bénéficier d’un CDI et de la possibilité de titularisation par la loi de déprécarisation Sauvadet. En effet, un vrai vacataire est un agent remplaçant de manière ponctuelle un agent permanent en congé, formation ou arrêt maladie.

Nous avons également signalé que ces agents ont été bafoués de leurs droits élémentaires pendant des années avant l’intervention de notre syndicat : rémunération en dessous du SMIC, non accès à l’APS annuelle, non accès aux prestations Agospap (toujours à ce jour) !

L’administration n’a pas souhaité apporter de réponses, visiblement gênée par cet état de fait.

Sur le bilan formation, nous avons insisté sur le besoin de formation diplômante dans le secteur de l’animation. Ces diplômes de l’animation existent : BPJEPS pour les adjoints d’animation, DEJEPS pour les REV. Cette solution avait été sérieusement envisagée par la précédente directrice de la DASCO Hélène Mathieu, mais la Ville avait renoncé comme trop souvent pour des raisons financières. Le BAFA est un brevet permettant « de faire des remplacements occasionnels » dixit Jeunesse et Sports !

GESTION DES CONGES PAR CHRONOGESTOR

Les congés des REV seront calculés en années civiles à partir de janvier 2017, dans l’optique d’une gestion par le logiciel Chronogestor. Ce dispositif concernera les REV pour expérimentation et sera étendu aux adjoints d’animation par la suite. Le SUPAP-FSU a des doutes sur l’efficacité d’un tel dispositif et sur la simplification de gestion pour les UGD.

REMPLACEMENTS

Le sujet des remplacements a également été abordé. Il s’avère que le manque de personnels est récurrent, principalement sur le temps d’interclasse, sur la plupart des circonscriptions. Des collègues sont tous les jours en sous effectifs, les cellules de remplacement n’ayant plus de candidats. Pour le SUPAP-FSU, il faut à la fois un renforcement et une pérennisation des cellules de remplacement, et une campagne de recrutement par la Ville à la hauteur des besoins. Ce n’est, en tout cas, pas aux REV d’assurer les remplacements ponctuels, ni de passer des annonces pour recruter sur internet (sauf pour ceux qui le souhaitent).

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ET LES ENFANTS DANS TOUT ÇA ???

Le SUPAP-FSU regrette le temps conséquent passé par tous les personnels, qu’ils soient sur des tâches administratives ou de terrain, à faire face aux dysfonctionnements récurrents, rattraper des erreurs, gérer les urgences, parfois au détriment d’un travail serein auprès des enfants.

C’est un frein à un travail de réflexion de fond sur l’animation, sur les dimensions pédagogiques et éducatives de nos métiers et sur l’amélioration de notre service public en général. Ce contexte  décourage les bonnes volontés de nombreux professionnels.

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