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Publié par SUPAP-FSU

 

En présence de :

Virginie Darpheuille, Directrice des Affaires Scolaires

Christophe Derboule, Directeur Adjoint des Affaires Scolaires

Florence Gaubout-Deschamps, Sous-Directrice de la Politique Educative

Renaud Bailly, Chef du Bureau de Gestion des Personnels de la Sous-Direction des Ressources

Randjini Rattinavelou, Cheffe du Bureau des Conditions de Travail et des Relations Sociales

 

Notre syndicat a été reçu jeudi 1er juin par la direction sur une série de sujets concernant le secteur de l’animation. Nous en ressortons avec le sentiment frustrant d’un obstacle d’ordre financier quasi systématique à nos demandes même lorsque la direction comprend ou partage nos constats.

1 RPA PAR ECOLE

Disons-le d’emblée, il n’y aura pas 1 RPA (Responsable de Point d’Accueil) par école à la prochaine rentrée comme nous le demandions depuis des mois, de même que d’autres organisations syndicales.

Mme Darpheuille nous a expliqué qu’il y avait trois scenarios possibles : plus de RPA du tout, maintien de la situation actuelle, et 1 RPA par école. C’est la solution médiane qui sera retenue, même si la directrice reconnait que c’est la plus bancale d’un point de vue organisationnel et pédagogique.

En effet, la DASCO ne souhaite pas faire disparaitre les + de 400 postes de RPA existants mais n’est pas prête pour le moment à la mise en place d’ 1 RPA par école, d’une part pour raison financière, d’autre part en raison de la difficulté de la direction à envisager l’évolution de la fiche de poste des RPA étendue au périscolaire. Il a également été signalé qu’avec 1 REV (Responsable Educatif Ville) par école, les tâches administratives étaient moindres.

Notre syndicat a rappelé le besoin d’aide administrative des REV même sur un site unique en raison de la préinscription et de la demande de mise à jour quotidienne de SIAM, le logiciel de téléprocédure d’accueil des mineurs, notamment.

Par ailleurs, nous avons pointé le remplacement des REV (congés, formations, maladie, temps partiel) qui sera, sur les écoles sans RPA, assuré bénévolement, ce qui n’est pas acceptable.

La copie pourrait éventuellement être revue ultérieurement, mais pas pour la prochaine rentrée compte tenu des efforts financiers consentis par la Ville (1 REV par école, nouvelle organisation du temps de travail des gardiens, ETC..). L’avenir de l’ARE (Aménagement des Rythmes Educatifs) à Paris dans les prochaines années pourrait également avoir des conséquences sur cette question.

PRIME D’ÉTÉ POUR LES PERSONNELS DES ACTIONS EDUCATIVES DES CASPE

Les nouvelles ne sont pas bonnes de ce côté-là non plus. Mme Darpheuille n’envisage pas l’octroi de cette prime d’été aux personnels des actions éducatives, non coordonnateurs, estimant que la préparation des campagnes d’été fait partie intégrante des missions dévolues à ces agents. Même si elle ne ferme pas la porte à une future augmentation globale du régime indemnitaire de ces personnels à l’avenir.

Nous regrettons cette décision, tout particulièrement pour les REV qui deviennent CTAE (Coordinateur Territorial de l’Action Educative) ou CMF (Coordinateur des Moyens de Fonctionnement) et perdent plus de 600 euros annuels de primes.

M. Bailly considère que le principe de maintien du régime indemnitaire des agents ne s’applique pas dans ce cas, les agents postulant de leur initiative sur des postes de CTAE ou de CMF.

Nous trouvons qu’il n’est moralement pas admissible pour les REV de perdre en pouvoir d’achat en obtenant un poste d’encadrant de REV. Il y a là au moins un déficit d’information de l’employeur sur cette question.

CONSEQUENCES DU CONCOURS A.A.P.

Sur ce point, c’est un soulagement. Aucun REV intérimaire ou DPA ne perdra son poste pour la prochaine rentrée (sauf abandon volontaire), ce qui était une crainte majeure pour notre syndicat. Compte tenu du nombre de départs à la retraite, abandons de poste d’encadrant ou de mobilités professionnelles, la DASCO a même pu faire appel aux 8 agents admissibles sur liste complémentaire.

Sur les 85 lauréats du concours AAP (77 interne et 8 externe) et les 8 agents de la liste complémentaire, on dénombre 61 REV intérimaires, 5 DPA et 24 adjoints d’animation non encadrants, 1 vacataire, 1 agent de l’action collégien et 1 externe.

Pour la rentrée 2017, la situation sera donc la suivante : 491 REV B, 153 REV intérimaires et 11 DPA (certains DPA deviennent REV intérimaires après validation des CASPE).

Concernant la mobilité, nous avons pointé la difficulté d’une poignée d’agents actuellement adjoints éducatifs de l’Action Collégien à intégrer ou réintégrer le 1er degré sur un poste de REV. Le concours A.A.P. (Animateurs des Administrations Parisiennes) donnant accès à des postes dans le 1er ou le 2e degré, nous estimons qu’il serait légitime d’affecter quelques lauréats non encadrants actuellement (externe, vacataire ou adjoints d’animation) sur l’Action Collégien pour permettre une réelle mobilité au sein du corps.

EVOLUTION DE LA PRIME ANIMATEUR/TRICE LECTURE

Notre syndicat a rappelé, comme nous l’avions fait dans un tract récent, le manque de reconnaissance de la DASCO envers ses animateurs/trices lecture, notamment sur le plan financier. Nous avons réitéré notre demande de revalorisation de la prime à hauteur de 100 euros mensuels, à défaut d’une catégorie B qui pourrait largement se justifier compte tenu des missions exercées par les BCDistes/EPListes.

Malheureusement cette demande ne sera pas non plus exaucée, Mme Darpheuille renouvelant l’argument des possibilités financières non extensibles de la direction. La Directrice explique que l’augmentation de 10 centimes, perçue comme une provocation par nombres d’agents, est une augmentation automatique. Par ailleurs, Mme Darpheuille estime que la reconnaissance ne passe pas uniquement par une revalorisation financière. Nous ne contestons pas ce point mais estimons que les 34,10 euros de prime pour ce poste constituent une indemnité véritablement indécente. Ce sujet restera l’une des priorités de notre organisation syndicale dans le futur.

AGENTS VACATAIRES

Après l’augmentation des vacations interclasses et goûters (3 ans en dessous du SMIC !), le paiement rétroactif depuis septembre 2013 des 5 heures de vacations en centre de loisirs maternels les mercredis après-midi (au lieu des 4h30 payées initialement), l’accès à l’APS annuelle et aux prestations AGOSPAP, la diffusion de l’information sur l’indemnisation du chômage et les décisions de travail, Le SUPAP-FSU continue son action pour nos agents les plus précaires.

Plusieurs sujets ont été abordés concernant les vacataires. Nous avons obtenu des informations précises que nous demandions depuis des mois sur la question du remboursement de transport. 50% du titre de transport est remboursé à partir de 76 heures mensuelles travaillées, 25% entre 38 et 75,5 heures, et 12,5% pour moins de 38 heures mensuelles. Ce dernier point pose problème. Pour nous, le remboursement ne peut légalement être inférieur à 25%.

Nous sommes par ailleurs en attente d’un document équivalent à la carte professionnelle permettant aux vacataires de bénéficier gratuitement de l’accès aux équipements culturels et sportifs de la Ville (piscines, courts de tennis, location DVD et CD en bibliothèques municipales, etc…). Un document est envisagé par la DASCO pour les vacataires effectuant plus de 910 heures annuelles. Notre syndicat préférerait un document valable pour tous, limité à un an, et renouvelable chaque année tant que l’agent travaille pour la Ville.

Enfin, nous avons questionné la DASCO sur les vacations d’accompagnement DJS des ateliers TAP dans la comptabilisation des 910 heures pour l’accès à l’APS annuelle et à l’AGOSPAP. La Direction ne sait pas et se renseigne, espérant que ces vacations DJS ne sont pas attribuées à la DASCO !

RECRUTEMENT/CELLULES DE REMPLACEMENT

Nous sommes revenus sur la problématique du manque récurrent de personnels sur les temps péri et extrascolaire, particulièrement sur l’interclasse. M. Derboule a confirmé les difficultés de recrutement malgré une campagne importante d’information notamment dans les universités et les « crous ». Sur les cellules de remplacement, qui existent partout sauf sur la CASPE 16/17, il y a une grande variété de fonctionnements et une difficulté pour la DASCO à imposer un modèle commun. Chaque CASPE estime en effet que son système est le bon.

Nous avons renouvelé notre demande de pérennisation de ces cellules actuellement animées par des agents vacataires et insisté sur le besoin de renforcement de celles-ci par des agents titulaires volontaires issus du terrain. Une harmonisation des pratiques nous semble nécessaire sur l’ensemble des circonscriptions.

HYGIENE EN MATERNELLE

Un point a été fait sur le problème d’absence d’agent pour le change des enfants sur les temps d’interclasse et de centre de loisirs qui empoisonne la vie des équipes d’animation depuis 4 ans ! Nous avons de nouveau expliqué les conséquences concrètes de cette situation qui perdure depuis trop longtemps et réitéré notre demande d’extension des contrats des AREM sur l’ensemble des temps. La DASCO ne semble pas prendre la mesure des difficultés rencontrées et de l’impact sur la qualité de notre travail d’animation. Encore une fois, elle nous renvoie au coût d’une telle mesure. Rien en vue là non plus dans l’immédiat ! Nous commencerons donc une 5e année dans les mêmes conditions de bricolage, la DASCO misant sur la bienveillance et la bonne volonté des collègues !

AGENTS CONTRACTUELS

Finissons par l’un des seuls points positifs ! La DASCO va bien procéder à la revalorisation des contractuels à 87,63% et 70,09% d’avant 2013 comme cela avait été convenu lors d’une audience précédente à la DRH. En effet, à l’issue du recrutement C1, il reste à ce jour 42 agents sur ces contrats (25 de nationalité française ou de la communauté européenne et 17 non communautaires).

Par ailleurs, la DASCO va également augmenter l’indice, donc la rémunération, des agents contractuels depuis plus de 3 ans. C’est une bonne nouvelle pour ces personnels souffrant de faibles rémunérations, même si nous ignorons pour le moment le montant de la revalorisation à venir et les délais de mise en œuvre.

Enfin, nous avons relancé l’administration sur le non-paiement à l’heure actuelle du ¼ d’heure d’avant TAP pour les contractuels à 50,62% et 69,56%. Nous demandons un rattrapage à titre rétroactif pour ces heures effectuées. La DASCO regarde ce sujet et revient vers nous.

A l'issue de cette audience nous sommes ressortis avec l'impression que le dialogue n’est possible actuellement que sur des questions organisationnelles et juridiques pour consolider un cadre cohérent indispensable au bon fonctionnement du service. En revanche, ce qui relève du contenu même de l'animation en terme de missions éducatives, compétences, spécificités reste tristement en friche. Pour le sens de nos implications quotidiennes mieux vaut compter sur nos motivations personnelles !

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