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Publié par SUPAP-FSU

Le gouvernement promettait un coup de frein sur les emplois aidés au second semestre, le ministère du Travail a tranché. La Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle – qui dépend de la rue de Grenelle – demande aux préfets d’en finir pour cette année avec les contrats aidés à destination des entreprises et de restreindre fermement ceux réservés à l’Etat, aux collectivités locales et à certaines associations. Pour les contrats uniques d’insertion (Contrats Initiative Emploi) du secteur marchand, il est ainsi «demandé de stopper les prescriptions». Pour les contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE), secteur non-marchand, «les priorités arrêtées portent strictement sur l’outre-mer, l’Education nationale, le secteur sanitaire et social».

Quelques 293.000 contrats aidés de ce type sont au total programmés cette année, nettement moins que les 459.000 signés en 2016.

Cette suppression à l’emporte-pièce des contrats aidés n’est guère admissible. Concrètement, des contrats en cours ne seront pas renouvelés à l'échéance et très peu de nouveaux seront signés.

Nous dire que ceux-ci coûtent cher, quelle arrogance quand on sait que nombre d’entre eux ont pour finalité une utilité publique, notamment concernant les associations et que à la Ville de Paris comme dans d’autre collectivité ainsi qu'à l’Education nationale les contrats aidés sont employés sur des emplois permanents.

Plusieurs communes de La Réunion ont déjà reporté d’une semaine le retour des élèves en classe pour cause, justement, de manque de personnel financé grâce à ces emplois aidés.

Ces emplois qui permettaient aux plus précaires d’être payés au SMIC vont-ils être remplacés par des missions de service civique rémunérées 513,31 euros bruts par mois (472,97 euros nets) + 107 euros nets de frais de bouche et de transport, soit en gros l'équivalent du RSA ?

Un traitement équitable de ces salariés sur emplois permanents justifierait que les emplois correspondants soient budgétés et que les bénéficiaires des contrats aidés soient recrutés sur ces postes.

 

 

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