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Publié par SUPAP-FSU

Le passage d’un emploi aidé à un emploi pérenne coûtera trois fois plus aux collectivités... selon André Laignel président  Comité des finances locales (CFL).

Une critique du gouvernement en forme d'aveu  ... Au lieu d'employer des fonctionnaires les collectivités locales emploient des contrats aidés parce que ça coûte moins cher !

André Laignel dénonce également la critique sur le coût des emplois aidés, demandant que soit « calculé ce que vont coûter les aides sociales ou les allocations chômage pour les personnes qui n’ont plus d’emplois aidés. » ...en effet  le chômage coûte cher à la société....Un coût que l'économiste Jean Yves Archer évalue pour les finances publiques à 90 milliards d'euros ...sans intégrer les dépenses de santé...De quoi à se demander si le partage du travail entre toutes les mains disponibles ne vaudrait pas mieux que les atteintes aux personnes et les coûts de la situation actuelle !

« Les contrats aidés sont des emplois sparadrap qui garantissent la précarité, le temps partiel et la quasi non-espérance d’un emploi pérenne » en sortie de dispositif explique  de son côté Christophe Castaner, porte-paroles du gouvernement... tout en reconnaissant  avoir utilisé de façon courante des emplois aidés de façon « opportuniste » car coûtant moins cher et en regrettant qu’à la fin des contrats, la personne, même s’il n’y avait rien à lui reprocher, soit remerciée et remplacée par un nouveau contrat aidé.

Pour autant le gouvernement n'a pas la moindre proposition sérieuse à faire aux chômeurs et aux agents en contrats aidés.

De bonnes raisons pour nous de valider un vrai plan d’intégration de nos collègues ou pour les plus en difficultés de vrais parcours d’insertion. La Ville de Paris doit multiplier les efforts pour intégrer pleinement aux corps des  agents de la Ville ces contrats aidés, elle doit s’opposer à leur suppression brutale. Un traitement équitable de ces salariés pour la plupart sur emplois permanents justifierait que les emplois correspondants soient budgétés et que les bénéficiaires des contrats aidés soient recrutés sur ces postes.

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