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Les syndicats de la fonction publique étaient reçus lundi après-midi par leur ministre de tutelle, Gérald Darmanin, pour parler de nos salaires.

Six jours après notre mobilisation unitaire une première depuis 10 ans, les syndicats ont parlé d'une seule voix, la CGT lisant une déclaration commune.

Il n’y aura pas d’augmentations de salaires et le jour de carence annoncé sera mis en place. Les 120 000 suppressions de postes sont confirmées.

Le gouvernement n'a pas souhaité répondre positivement aux attentes des agents de la fonction publique. De quoi à être déçu sans être surpris.

Le gouvernement a décidé que la poursuite du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR), conclu sous le précédent gouvernement sera reporté d'un an. Les mesures de revalorisation prévues en 2018 s’appliqueront en 2019 et l'application du protocole décalée d'un an jusqu'en 2021. Effet négatif évident sur le pouvoir d'achat qui nécessiterait une mobilisation générale !  

Quant à la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter le pouvoir d'achat des fonctionnaires à l'occasion de la compensation de la hausse de la CSG, car les agents publics ne bénéficieront pas de la baisse des cotisations salariales, contrairement aux salariés du privé…il ne faudra pas compter dessus. Il y aura juste une "prime pérenne" en sus de la suppression de la contribution de solidarité des fonctionnaires et contractuels au régime d'indemnisation.

Le gain de pouvoir d'achat promis par Emmanuel Macron viendra plus tard, a expliqué le ministre. « Il y aura une augmentation du pouvoir d'achat faite non de mesures générales mais fondée sur le mérite» a-t-il affirmé.

Pour en rajouter le  Premier ministre, Edouard Philippe, a nommé vendredi un comité de 34 membres chargé d’une réflexion sur les missions. Les réformes envisagées nous inquiètent. Ce groupe sera codirigé par le président de Safran, le franco-australien Ross McInnes, l'ex-directrice de cabinet de Manuel Valls à Matignon ancienne secrétaire générale de la Ville de Paris et cadre dirigeante de Nexity, Véronique Bédague-Hamilius dont beaucoup de collègues ne gardent pas un très bon souvenir, et le directeur de Sciences Po Paris, Frédéric Mion….Un groupe de toute évidence très proche du gouvernement et qui exclue les organisations syndicales.

A noter que le ministre a annoncé le lancement, avant la fin de 2017, de discussions sur une revalorisation de l'indemnisation des astreintes, travail de nuit et frais de mission bloquée depuis des années. Piètre consolation.

Les syndicats doivent de leur côté se revoir le 26 octobre.

 

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