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Hors transfert des personnels de la Préfecture de Police à la Ville de Paris les créations d’emplois seront inférieures aux suppressions d’emplois appelées hypocritement redéploiement.

Cette décision est d’autant plus dramatique qu’elle s’accompagne de la suppression, hélas très probable, de plusieurs centaines d’emplois en contrats aidés devenus indispensables dans les services. Un plan social cause de souffrance pour les agents en contrats aidés  mais aussi pour leurs collègues .

Pourtant, Paris est l’une des rares collectivités territoriales dont la santé financière est excellente malgré la crise. Ses recettes fiscales sont passées de 3,2 milliards d’euros en 2007 à 5,6 milliards d’euros en 2016, malgré des taux d’imposition très inférieurs à ceux de la plupart des collectivités.

Ces hausses sur 10 ans compensent largement la baisse des dotations de l’Etat, soit moins 550 millions d’euros versés par l’Etat entre 2010 et 2016 et une hausse des dépenses de péréquation de près de 400 millions d’euros.

En 2016, les recettes de fonctionnement augmentent encore de 4,1% alors que les dépenses de personnels n’augmentent que de 1,1%.

Cette fois encore, en Comité technique central qui se tiendra le mercredi 15 novembre, la Municipalité invoquera la politique de l’Etat pour justifier l’austérité à la Ville de Paris.

La politique de l’Etat est inadmissible mais, comme le montrent ces chiffres,  c’est aussi et très largement les choix de la Municipalité qui sont en cause.

Lire aussi http://www.supap-fsu.org/2017/10/loi-des-finances-une-mauvaise-nouvelle-pour-les-personnels-la-contractualisation-des-depenses-de-fonctionnement.html

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