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Publié par SUPAP-FSU

Pour obliger la Ville à recevoir les collègues en contrats aidés, la CGT et le SUPAP-FSU ont déposé un préavis de grève le 10 novembre. La DRH les a donc enfin reçus. Elle a assuré qu’elle faisait tout pour que le retour au chômage soit le moins dur possible pour les collègues non renouvelés : 31 du fait de l’État selon la DRH, plus si on compte les refus de renouvellement des services. Pour 2018, tous les dossiers de renouvellement sont préparés pour les contrats venant à échéance en janvier et février mais tout dépend de la réponse de l’État…ce qui reste très incertain.

Nous avons dénoncé cet attentisme, car nous savons bien aujourd’hui que Macron prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches. Il n’y a aucune certitude sur le nombre de contrats aidés que la Ville de Paris pourra obtenir pour 2018. La Ville a la responsabilité de nous proposer des alternatives au chômage.

Nous avions demandé un plan d’intégration des collègues qui effectuent un travail répondant à des besoins permanents. Quitte à accepter des CDD avec formation dans une logique ensuite de recrutement à l’échelle 3 ou de CDI pour les collègues de nationalité étrangère, mais aussi pour éviter un retour au chômage brutal. La Ville n’accepte toujours pas nos revendications. Dans certains secteurs comme les collèges ou les écoles où des recrutements à l’échelle 3 sont prévus, la DRH assure que les collègues seraient systématiquement retenus pour la présélection sur dossier. Mais vu le nombre de collègues en CUI à la DASCO (233), combien resteront sur le carreau ?

Nous avons dénoncé les responsabilités de la Ville qui, depuis des années, abuse de collègues sous-payés pour des accueils, de la logistique, du secrétariat administratif... L’absence de geste de la Maire rappelle un peu le mépris de Macron[1] aux associations et aux agents des services publics mobilisés le 10 novembre.

En réunion d’information syndicale vendredi 10, nous avons alerté les collègues en contrats aidés sur l’absence de réponse de la Ville. Nous avons échangé sur le fait que sans mobilisation, la Ville ne céderait pas. Les collègues ont exprimé leur souhait de ne pas lâcher pour la reconnaissance de leur travail.

Nous sommes parti·es en manifestation l’après-midi aux côtés du monde associatif qui est à l’agonie. Nous avons fait la démonstration que les contrats aidés de la Ville de Paris sont bien vivants et exigent de rester à la Ville pour poursuivre leur travail de service public, au côté de leurs collègues titulaires.

Et nous avons décidé de ne rien lâcher, avec une campagne de communication pour dénoncer les effets de la suppression des emplois aidés décidée par Macron dans nos services publics, sans proposition alternative de la Maire.

Appel à témoignages !

Nous sommes à la recherche de témoignages de collègues en contrats aidés ou de fonctionnaires ou non titulaires pour décrire les apports de ces collègues dans nos services. Les témoignages abondent sur le fait que le service public va se dégrader quand nos collègues partiront, car à la surcharge de travail s’ajoutera celui effectué par les collègues en CUI. Il faut informer les usagers !

Dès aujourd’hui, nous lançons une campagne de vidéo sur les conséquences du départ des collègues si la Ville ne fait rien.

Découvrez les premières vidéo sur youtube en cliquant  ICI

Tou·tes ensemble : pour le maintien en emploi et contre le surplus de travail pour les agents qui restent, venez témoigner mardi 21 novembre à 18h au 19 rue du Renard, 6e étage.

Se battre contre le budget emploi d’austérité de 2018 de la Mairie de Paris

Nous demandons que le conseil municipal des 20 et 21 novembre prenne des mesures d’urgences pour le maintien en emploi de nos collègues. Mais attention ! Le budget emploi de 2018 que la Ville présentera au conseil municipal de décembre, tout au contraire, prévoit des suppressions de postes !!! Jusqu’où va-t-elle précariser les plus précaires d’entre nous ? Jusqu’où va-t-elle épuiser ses agents en ne leur donnant plus les moyens pour assurer les services publics décemment ?

 


[1] À Tourcoing, le 14/11, Macron a assumé sa décision de diminuer le nombre d’emplois aidés : « Que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n’en voudraient pas pour eux-mêmes ! »

 

 

 

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