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Publié par SUPAP-FSU

Premier volet, les collaborateurs de la Maire et de ses adjoints !

La Ville de Paris, contrairement aux autres collectivités territoriales, fixe librement le nombre de collaborateurs de cabinet de la Mairie centrale. Ainsi la délibération DRH80 autorise un plafonnement de 135 collaborateurs de cabinet de la Maire et de ses adjoints. Rien à dire jusqu’ici, si ce n’est que si on appliquait la règle des autres collectivités à la commune et au département de Paris, ce nombre serait limité à 45 collaborateurs.

En 2015 la rémunération des 124 collaborateurs en place dépasse les  8 millions d’euros. Aux collaborateurs officiels la cour des comptes estime qu’il faut par ailleurs rajouter 37 collaborateurs réels qui ne sont pas officiellement comptabilisés. Une appréciation qui se discute peut-être, comme le fait la Ville de Paris dans sa réponse à la cour des comptes, nettement plus déterminée sur ce point que pour la défense de la journée supplémentaire accordée aux mères de famille. 

Se rajoute à ces collaborateurs de cabinet les services supports : secrétaires,  agents chargés du courrier courriers, huissiers dans les cabinets et à notre avis une bonne partie des charges de communication.

Deuxième volet : les collaborateurs des mairies d’arrondissement

La délibération 2002 DRH 51 applicable aux collaborateurs des mairies d’arrondissement transpose la situation dérogatoire appliquée à la mairie centrale. La Cour des comptes considère que cela est manifestement illégal… Ce qui semble fondé.

Le nombre déclaré de collaborateurs de cabinets est de 229 alors que , selon la cour des comptes,  il ne devrait pas dépasser 81.  A ce nombre,  on peut rajouter une vingtaine d’agents en contrats aidés qui ont effectivement un rôle de collaborateurs de cabinet, ce que ne mentionne pas la cour des comptes ! Là encore la rémunération des collaborateurs de cabinet officiels dépasse les 8 millions d’euros.

Troisième volet, le fonctionnement du Conseil de Paris

S’ajoutent à ces 356 collaborateurs Paris, et cette fois dans un cadre qui serait tout à fait légal, 52 collaborateurs de groupe d’élu-E-s pour un total de plus de trois millions d’euros.

Hors fonctions support et sans compter les agents affectés de fait sur des fonctions de cabinet, le total du coût des rémunérations collaborateurs frôle les 20 millions d’euros.

A cela il faut rajouter les indemnités versées aux élu-E-s qui  atteignent près de 12,5 millions d’euros. Le montant de ces indemnités dépasse tout de même 3 500 euros net pour un simple Conseiller de Paris. Cette indemnité a été largement augmentée comme l’avait en 2008 dénoncé le SUPAP-FSU.

Faut-il  accepter cette situation ?

Alors que la  Ville de Paris emploie illégalement des milliers de vacataires, ne respecte pas la législation sur les contractuels, refuse de mettre en place un processus d’accès à l’emploi titulaire pour les contrats aidés, supprime des emplois dans les services et est incapable de mettre en place un régime indemnitaire cohérent et  respectueux du travail des agents et de l’égalité femmes/hommes…

Bien évidemment la démocratie a un coût…mais toute cette bureaucratie politico-administrative est-elle utile au service public? Ne double-t-elle pas le fonctionnement des services administratifs qui par ailleurs se plaignent  souvent  d’être assaillis de consignes et injonction contradictoires ?

Le moins que l'on puisse dire , c'est que cela fait débat. Un débat qui n'aura pas lieu...A moins que les personnels se mobilisent et exigent des explications !

Nous tenons le rapport de la Cour régionale des comptes à disposition des collègues qui nous le demanderaient.

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