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Publié par SUPAP-FSU

Comme à chaque rentrée nous constatons avec dépit des dysfonctionnements locaux sur les questions des primes attribuées aux personnels d’animation. Certains, récurrents, pour lesquels notre syndicat doit intervenir régulièrement auprès des CASPE concernées et de la direction, d’autres, nouvellement identifiés.

PRIME ANIMATEUR LECTURE : RIEN NE VA PLUS !

Notre syndicat vient d’identifier trois problématiques concernant les primes animateurs lecture.

-La première, déjà rencontrée en 2013 lors de la mise en œuvre de la réforme des rythmes, est le non versement, sur deux CASPE au moins, de la prime aux collègues en poste n’ayant pas encore suivi la formation au CPL.

C’est anormal. La prime doit être versée à l’ensemble des animateurs lecture, formés ou pas.

Nous étions déjà intervenus auprès de la direction à l'époque. Les collègues avaient massivement bénéficié du versement de la prime à titre rétroactif depuis le mois de septembre 2013.

En effet, les primes doivent être versées pour l'exercice de missions spécifiques.

Les animateurs lecture, même sans la formation au CPL animent bien 9 ateliers par semaine autour du livre.

Pour comparaison, les lauréats AAP 2018, nouvellement REV depuis la rentrée exercent bien les fonctions de directeur d'ACM et perçoivent à juste titre la part fonction de la PFR même s'ils n'ont pas encore débuté leur BAFD.

-La deuxième concerne l'attribution de postes d'animateurs lecture à des collègues vacataires, là aussi sans versement de la prime !

Même si le choix de nommer des collègues vacataires sur ce type de poste, avec près de 2500 AAAS titulaires, peut surprendre, il n'en demeure pas moins que ceux-ci devraient bien percevoir la prime pour les missions exercées. Le statut, ou plutôt le non-statut de l'agent en l'occurrence, ne doit pas avoir d'impact sur le versement d'une prime.

-La troisième est la proratisation, par certaines CASPE, de la prime au mois de septembre !

En effet, la rentrée ayant eu lieu le 3 septembre, certaines CASPE ont procédé au retrait de 2/30èmes (1 et 2 septembre) de la prime. Certains ont constaté le versement de 32,10 euros au lieu des 34,39 prévus.

Il s'agit bien d'une erreur, cette prime étant prévue sur 10 mois de septembre à juin comme le confirme la délibération D.1335 du 28 septembre 1992 ci-jointe.

Dans l'absolu, la proratisation de cette prime en septembre n'est pas une aberration, les missions n'étant pas exercées les premiers jours du mois. Mais alors, pour être cohérent, il faudrait également verser aux collègues une prime proratisée en juillet (6/30èmes cette année), l'année scolaire débordant sur juillet depuis plusieurs années !

Suite à nos alertes, la direction devrait donner des consignes aux CASPE pour rattraper ces "erreurs".

Nous attendons, par ailleurs, un arbitrage de l'exécutif quant à notre demande d'augmentation de la prime dans le cadre du prochain règlement de service de l'animation.

Rappelons que les collègues choisissent ce poste parce qu'il constitue une formidable possibilité d'exercice du métier d'animateur sur les temps périscolaires, mais certainement pas pour la prime actuelle dérisoire de 34,39 euros brut par mois ! Prime dérisoire, mais qui doit être versée tout de même…

INDEMNITE DES DIRECTEURS DE CLE : ÇA RECOMMENCE !

Dans le même registre, nous constatons cette année le retour d'un dysfonctionnement signalé l'an passé par notre syndicat et que nous pensions définitivement réglé. Voici ce que nous écrivions à la même période l'an dernier :

"Suite à la campagne d’été, de nombreux directeurs de CLE ont perçu la prime d’adjoint (code 416, 20,98 euros/jour) au lieu de la prime de directeur (code 415, 32,95 euros/jour).

En effet, sur certaines CASPE, les directeurs de centre de loisirs d’été BAFD en cours perçoivent depuis des années la prime prévue pour les adjoints au directeur. D’autres circonscriptions rémunèrent comme directeur les collègues en situation de direction, qu’ils soient BAFD en cours ou complet.

D’un point de vue règlementaire, et c’est ce qui compte pour l’administration, ces deux indemnités doivent être versées aux agents en fonction du seul critère des fonctions exercées, comme le confirme la délibération du Conseil de Paris 2013 DRH 79, ci-jointe.

Les conditions d’attribution de ces indemnités n’ont pas changé depuis cette délibération. Seuls les montants ont évolué, augmentant respectivement de 10 centimes pour la prime de directeur et de 6 centimes d’euros pour la prime d’adjoint !

Nous demandons à la DASCO le versement rétroactif du complément de l’indemnité versée aux directeurs de CLE, BAFD en cours, n’ayant bénéficié que de la prime d’adjoint cet été."

Lien vers l'article sur notre blog : ICI

Si vous êtes dans cette situation et que vous avez des difficultés à faire régulariser votre situation, contactez-nous.

PAIES INCOMPLETES :

COMME D’HABITUDE MALHEUREUSEMENT !

Au-delà de tous ces problèmes de primes, nous constatons comme chaque année le non versement en septembre de plusieurs éléments de paie en raison de la surcharge de travail des UGD et SGD : remboursement de transport, NBI, heures supplémentaires, etc…

Encore un exemple flagrant du manque de personnels RH dans les CASPE qui justifie notre demande de création de postes d’UGD, voir ICI.

AUGMENTATION DE LA PRIME DE FONCTIONS DES REV ISSUS DES CONCOURS AAP 2017 ET 2018 : AU MOINS UNE NOUVELLE POSITIVE !

Suite à l'intersyndicale SUPAP-CGT-FO en 2016, nos trois organisations ont obtenu l'an dernier une forte revalorisation de la prime de fonction des REV issus des concours 2015 et 2016, voir ICI. Malheureusement cette revalorisation n'avait finalement pas concerné les collègues AAP de l'Action Collégiens.

Cette année, ce sont les REV lauréats des concours 2017 et 2018 qui bénéficieront de cette forte revalorisation sous la forme d'une part résultat conséquente de leur PFR versée en décembre sous le code 42S (certains collègues ont eu près de 1 000 euros de rappel l'an passé), puis d'une augmentation mensuelle de leur régime indemnitaire à partir de janvier prochain.

Attention, ne seront concernés que les collègues ayant une prime de fonction anormalement faible (350 à 400 euros mensuels). Les collègues précédemment REV intérimaires ayant eu un maintien de leur régime indemnitaire en devenant AAP bénéficient déjà d’une prime de fonction dans la moyenne (aux alentours de 470 euros mensuels).

Notre syndicat demande que ce dispositif de revalorisation soit également appliqué aux collègues du second degré de l'Action Collégiens, particulièrement mal lotis, et qui de plus ne bénéficient pas de la NBI de 15 points !

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