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Publié par SUPAP-FSU

La neuvième édition du baromètre « Bien-être au travail » souligne, pour 2018, une dégradation de la qualité de vie dans le milieu professionnel territorial. 

58 % des sondés estiment que leur niveau de bien-être s’est dégradé au cours des douze derniers mois, un chiffre qui atteint même 64 % chez les agents de conseil départemental (un échelon aujourd’hui sur la sellette). « Le mal-être qui transparaît dans l’étude ne m’étonne pas, on le sent monter. …Il apparaît que les sources de mal-être ne sont pas liées à la mission de service public, mais aux conditions dans lesquelles elles s’exercent », commente Emilie Agnoux, porte-parole du réseau de jeunes territoriaux FP 21 et directrice de l’innovation, du dialogue social et de l’animation managériale à l’EPT Grand Paris Sud Est avenir.

De fait, 29 % des répondants ressentent une fatigue nerveuse extrême au terme d’une journée de travail (+ 5 points) et 45 % expriment une fatigue physique forte ou très forte (+ 10 points). Avec une proportion et une progression sur un an encore plus marquée pour les agents de la catégorie C  : 31 % font part d’une fatigue nerveuse extrême, en hausse de 6 points, et 50 % témoignent de leur fatigue physique, en augmentation de 13 points. Particulièrement touchés les agents relevant de la filière sociale et médicosociale.

Pression des élus (+ 8 points), des usagers (+ 8 points) ou des collègues (+ 6 points)… cette charge portant sur les agents prend diverses formes. Le niveau de stress, également très élevé, touche 81 % des personnes interrogées.

Les répondants se disent pessimistes à 73 % sur leurs perspectives professionnelles, à 84 % sur l’évolution du service public (+ 6 points par rapport à 2017) et à 89 % sur l’évolution du statut de la FPT (+ 3 points)…

Désemparés, les agents de la catégorie C !

Leur niveau de satisfaction au regard de leur mission de service public et des relations avec les équipes est systématiquement en deçà de celui éprouvé par les agents des catégories A et B. Principaux points d’achoppement : la rémunération et un manque de reconnaissance. Ils sont, par ailleurs, 51 % à déplorer mal gérer le stress au travail, contre 41 % des « A » et 44 % des « B ».

« Les collectivités territoriales n’écoutent pas suffisamment les agents « de base », alors qu’ils connaissent bien les métiers, constatent ce qui se passe sur le terrain, ont conscience des contraintes et sont porteurs d’idées qu’on ne leur demande pas assez souvent d’exprimer », regrette Philippe Catta, dirigeant du cabinet Cattalyse. Un sentiment que notre syndicat vérifie chaque jour à la Ville de Paris.

C’est par contre sur le sentiment de rendre un service de qualité aux usagers et d’exercer au quotidien la solidarité que les agents de la catégorie C se montrent plus optimistes que leurs collègues.

D’après la Gazette des communes.

 

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Zane 10/11/2018 22:15

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