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Publié par SUPAP-FSU

Reçus le 12 novembre par Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, les représentants de l’Association nationale des DRH de grandes collectivités appellent le haut-commissaire à veiller à ce que la réforme n’induise pas des taux de pension amoindris, ce qui inciterait nombre d’agents à reporter leur départ à la retraite. En effet, appuient-ils, « toutes les collectivités constatent une hausse significative des arrêts longs, de concert avec le vieillissement et l’usure professionnelle ».

En effet, mais ce n’est pas, on s’en doute, la vision du gouvernement et certainement pas possible en revenant sur le calcul de la retraite sur la base des 6 derniers mois d’activité !

Ils  proposent que le nouveau système prévoie un congé de fin d’activité ou une possibilité de cessation progressive. Des dispositifs qui pourraient selon  être financés « par les surcoûts de cotisation payés par les transferts primes-points du PPCR ». Pour l’association, l’agent bénéficiant de cette pré-retraite progressive travaillerait à 60% du temps, rémunéré 75%, mais s’engagerait sur une date de départ certaine. En contrepartie, son employeur serait obligé, lui, de recruter un apprenti.

Rappelons que la cessation progressive d’activité supprimée en 2011 a été réintroduite par la réforme Hollande dans le privé uniquement, mais de manière très restrictive.

Elle permettait dans la fonction publique de travailler à mi-temps à partir de 55 ans en bénéficiant de 80% de son salaire, un dispositif bien plus favorable que celui que proposent nos DRH et qui permettait de partir à la retraite en meilleure santé.

 

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