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Publié par SUPAP-FSU

 

Monsieur le président,

La mairie de Paris propose l'étude en comité technique de la privatisation du Centre Sportif George Rigal situé dans le 11ème arrondissement parisien.

Ce centre sportif est constitué d’une piscine avec deux bassins, d’un gymnase et d’un dojo.

En cause des fermetures trop fréquentes notamment pour manque d'effectif, pour fait de grève ainsi que pour de nombreux incidents techniques.

Il faut rappeler concernant les effectifs de cette piscine que le nombre de Maîtres-Nageurs affectés à l'établissement est passé de 12 à 10 en deux ans avec le maintien d'une activité équivalente (amplitude horaire d'ouverture, animations mises en place). Un effectif trop faible qui entraîne des fermetures de la piscine au moindre arrêt maladie.

La piscine Rigal est un établissement vieillissant où les problèmes techniques sont récurrents : ventilation et traitement de l'eau entraînent plusieurs fermetures par an.

La majorité des fermetures de l'établissement sont dues à ces deux raisons car les fermetures ne sont que de quelques heures alors que les agents, lorsqu'ils sont en grève, le sont pour la journée entière.

Mais de quelle grève s'agit-il ?
Un préavis de grève a été déposé en janvier 2018 pour demander justement des effectifs supplémentaires ainsi que l'attribution pour les personnels d'une prime d'accueil.
Cette prime de 50 euros mensuels est demandée pour valoriser leurs missions d'accueil dans le cadre de la mise en place du PAQS (plan d'amélioration de la qualité de service). Dans ce plan l'accent est mis sur la qualité de l'accueil que les personnels réservent aux usagers des équipements sportifs de la capitale. Dans ce cadre, la négociation sur le régime indemnitaire perçu en retour par les agents paraît logique.

La prime réclamée est d'ailleurs perçue par de nombreux agents territoriaux à missions équivalentes : agents techniques des installations sportives et éducateurs des activités physiques et sportives qui assurent l'accueil annuellement de plusieurs millions d'usagers, de scolaires et d'associations sportives.

Dans ce contexte de revendication, le syndicat Force Ouvrière, à l'origine de ce mouvement de grève, n'a aucune réponse à ses demandes et n'est même pas reçu par la Direction de la Jeunesse et des Sports parisienne.

Aucun dialogue social, aucun échange et une fin de non-recevoir depuis plus d'un an et demi.

En cachette la mairie de Paris préparait la privatisation pure et simple des établissements les plus touchés par ce mouvement de grève afin de tuer les revendications légitimes des agents plutôt que d'ouvrir des négociations.

La piscine Rigal est la première d'une liste que la Mairie garde bien mal secrète.

Une première depuis 30 ans : une piscine parisienne en régie directe va se retrouver privatisée du jour au lendemain.
Ainsi donc les parisiens vont devoir s'habituer à aller nager dans des piscines en gestion privée car la Ville de Paris n'est pas capable de dialoguer avec ses partenaires sociaux.

Et c'est à une Mairie de Paris située à gauche du paysage politique et qui affiche dans les médias une volonté de dialogue social et
des conditions de travail de ces agents que nous devons cette mesure.

 

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