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Publié par SUPAP-FSU

Il faudra travailler davantage pour ouvrir des droits à l’assurance chômage. Aujourd’hui, pour ouvrir des droits à l’assurance chômage, il faut avoir travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois.

Une mesure qui pénalise durement les vacataires et contractuels de la Ville !

Le passage de 6 à 4 mois a permis de faire bénéficier à des nombreux demandeurs d’emploi, d’une indemnisation chômage. D’après une note passée en bureau de l’Unédic en décembre 2010, sur les 18 premiers mois d’application de la convention du 19 février 2009, le passage à 4 mois a permis 253 000 nouvelles ouvertures de droits. Et assez naturellement, les jeunes sont surreprésentés parmi les allocataires ayant travaillé entre 4 et 6 mois. 29 % de ces derniers étaient alors âgés de moins de 25 ans, une classe d’âge non couverte par un RSA naissant, et 20 % avaient entre 25 et 30 ans.

Interrogée ce vendredi sur les ondes de RFI, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a de nouveau réfuté la logique budgétaire de la réforme, tout en confirmant le chiffre de 240 000 chômeurs qui sortiront des listes de Pôle emploi

Deux autres très mesures pénalisantes !

Le futur système ne diminue pas le capital de droit, mais pourra aboutir, en cas de travail fortement fractionné, à "une base mensuelle plus faible mais sur une période plus longue". "Cela ne constitue pas une baisse de droits, mais une répartition différente", résume la ministre du Travail. Ce nouveau mode de calcul entrera en vigueur au 1er avril 2019. Cela devrait occasionner 690 millions d’économies sur trois ans.

Les droits rechargeables créés par la convention de 2014 sont aussi dans la ligne de mire du gouvernement. Rappelant qu’entre décembre 2014 et décembre 2018, la part des chômeurs qui sont en activité réduite depuis deux ans est passée de 9 à 17 %, le ministère compte réguler fortement le recours aux droits rechargeables. Depuis 2014, il faut 150 heures - soit un mois - de travail pour opérer un rechargement et rouvrir des droits. À compter du 1er novembre 2019, le seuil minimum de rechargement passera d’un à six mois, soit l’équivalent du seuil d’entrée dans l’indemnisation sans rechargement.

Ces trois mesures selon le gouvernement créeraient à elles seules trois milliards d’économie sur trois ans.

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