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Publié par SUPAP-FSU

18 octobre 2019

INTERVENTION LIMINAIRE AU NOM DE L’INTERSYNDICALE

MOUVEMENT DE GREVE ET REVENDICATIONS DES RESPONSABLES D’ETABLISSEMENTS ET DE L’ENSEMBLE DES PROFESSIONNEL·LE·S DES EAPE

 L’année 2018-2019 s’est terminée, pour bon nombre de professionnel·le·s de la Petite enfance dans l’épuisement mais aussi dans l’amertume face au mépris de notre administration.

Aucun accord de sortie de grève n’a pu être signé malgré les efforts soutenus des organisations syndicales et des agents qui se sont mobilisés nombreuses et nombreux, pour faire entendre et pour faire comprendre le malaise réel qui existe au quotidien sur le terrain.

L’année s’est donc terminée sur une fin de non-recevoir au prétexte que les amendements au protocole de sortie de grève demandés par l’intersyndicale « s’écartaient de manière notable (…) de la version approuvée par les autorités municipales ».
 

Pourtant ces amendements correspondaient à des revendications bien légitimes des responsables d’établissements, manifestement épuisé·e·s et visiblement en souffrance.

La DFPE assurait néanmoins, par l’intermédiaire d’un mail signé par son Directeur, que l’ensemble des avancées contenues dans le projet de protocole, tel qu’il avait été adressé dans sa version initiale, ferait l’objet d’une application sans délai par la ville.

Or, à quelques semaines de la rentrée, la situation est critique dans bien des établissements.

Aussi, il est urgent de nous pencher collectivement sur ces mesures, d’en vérifier l’effectivité et surtout d’en mesurer l’impact sur les conditions de travail de nos collègues sur le terrain.
 

Notre première question concerne le comité de suivi, instance qui semblait vous tenir particulièrement à cœur Monsieur le Directeur, Madame la Conseillère, Monsieur le Maire, tout autant qu’elle tenait à cœur de l’intersyndicale. Sur ce point nous étions donc parfaitement en accord. Dès la rentrée nous avons vainement cherché trace de ce comité de suivi dans l’agenda social et n’en avons trouvé aucune. Cette instance n'est-elle pas censée assurer le suivi et garantir la mise en œuvre des engagements pris pour l’amélioration des conditions de travail des responsables ?

Qu’en est-il ? Nous espérons qu’il ne s’agit que d’un oubli et que notre direction va très vite nous rassurer quant à la tenue imminente d’une première réunion de ce comité.

 
Concernant l’article 1 et les mesures en faveur du pouvoir d’achat et progression de carrière :

Nous avons bien noté que le versement de la prime d’encadrement est porté à 91 euros pour les responsables. C’est une bonne nouvelle et nous nous félicitons de l’obtention de cette reconnaissance enfin traduite par une prime à la hauteur de celle de l’APHP... « Mieux vaut tard que jamais ».

En revanche, qu’en est-il de la forfaitisation mensuelle de l’indemnité pour les responsables remplaçant·e·s (170 € par mois dès le mois de septembre 2019) ?

Qu’en est-il du versement de cette prime pour les EJE se trouvant en position d’adjointes et assurant ce rôle d’encadrement comme leurs collègues puéricultrices ? 

Nous vous demandons une clarification sur ces deux points et nous souhaitons savoir si les versements de ces primes et forfaitisation sont effectifs.

 
Concernant l’article 2 et l’augmentation des effectifs réels :

Pour une grande part des CASPE, la situation est déjà dégradée sur le terrain en termes de ratios. Nous constatons des glissements de tâches avec des ATEPE placées auprès des enfants, ou l’inverse (APS en cuisine)… On a même constaté qu’un projet d’établissement fait état de l’intention de placer des ATEPE auprès des enfants ! N’est-ce pas une autre preuve, s’il en était besoin, que les équipes sont en extrême tension et en recherche de solutions à tout prix ? Pour l’intersyndicale il s’agit bel et bien d’alertes montrant que la situation en termes d’effectifs n’est pas réglée, loin s’en faut.

Au-delà, nous constatons encore et toujours que les consignes données en matière de personnel sont « CASPE-dépendantes » voire « coordinatrice-dépendantes » : validation du report d’adaptations en attente des affectations du personnel dans certaines CASPE et refus dans d’autres ! Ces écarts dans les directives de la part de l’encadrement intermédiaire ne sont pas tenables pour les responsables.

La direction est-elle prête à imposer le respect des ratios d’encadrement dans les EAPE municipaux comme il est exigé dans les structures privées ?

Est-elle prête à diffuser une consigne claire à l’échelle du territoire parisien permettant de garantir la sécurité des équipes et des enfants en autorisant officiellement le report des adaptations tant que les équipes ne sont pas au complet ?

Est-ce aux OS de se charger de diffuser cette bonne pratique ?

 
Enfin, concernant l’article 3 et l’allègement de la charge administrative :

Vous avez mis en avant, parmi diverses mesures d’accompagnement renforcé des responsables d’EAPE, un projet « d’accompagnement de la montée en compétence des responsables débutant·e·s et des adjoint·e·s et la création d’un vivier de remplacement de responsables ». Il est urgent d’en définir plus précisément les contours et de le mettre en œuvre pour que cet accompagnement des responsables se traduise par des actions concrètes et des résultats visibles, à la hauteur des ambitions de la direction.

Qu’en est-il exactement de ce projet et plus largement de toutes les mesures énoncées dans l’article 3 du protocole qui concernent l’accompagnement renforcé des responsables d’établissements ?

Plus que des mesures contenues dans un protocole, ces points exigent de véritables dynamiques à instituer afin de les rendre efficaces et utiles à nos collègues responsables.

Il ne fait nul doute que le comité de suivi participera à ces dynamiques dès qu’il aura vu le jour.

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