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Toutes les organisations syndicales ont voté contre le projet de budget emplois  2020 qui sera présenté au prochain conseil de Paris, lors du comité technique central réuni le 22 novembre.

Ce projet de budget s'inscrit en effet dans la continuité des précédents budgets de la mandature au cours de laquelle près de 1921 emplois, ont été supprimés par redéploiement, très majoritairement en catégorie C, pour permettre d'ouvrir de nouveaux équipements et services.

C'est ainsi que le solde créations/suppressions d'emplois au projet de budget 2020 est négatif de 48 emplois d'adjoints administratifs, 54 adjoints techniques, 70 adjoints d'animation, 26 agents de logistique générale, 10 agents de nettoyage contractuels, 13 agents spécialisés des écoles maternelles.

Ces redéploiements mettent à mal le fonctionnement des services et nos conditions de travail d'autant plus que nos collègues en contrats aidés occupant le plus souvent des emplois permanents n'ont la plupart du temps pas été remplacés.

Au cours de ce comité technique notre syndicat est plus particulièrement intervenu sur la situation de trois directions, la question de la précarité et celle de la sincérité du budget présenté.

32 suppressions d'emplois d'agents de nettoyage à la DILT

Alors qu'il faudrait municipaliser ou remunicipaliser ( bibliothèques) la totalité du nettoyage des locaux de la ville que le service public effectue dans de meilleures conditions que les entreprises privées, la suppression de 22 postes d'agents de nettoyage titulaires et de 10 agents de nettoyage contractuels présage mal de l'avenir. Par ailleurs la très grande majorité de nos collègues sont âgés et les effectifs sont déjà insuffisants pour respecter les règles permettant de préserver la santé des agents comme l'ont encore démontré  les agents en grève à l'appel du SUPAP-FSU et de la CGT, du 13 au 15 novembre, pour réclamer de nouvelles embauches.

70 agents retirés du terrain dans les établissements de la Petite enfance.

La création de de 45 postes de techniciens supérieurs pour le suivi de des risques professionnels dans les établissements de la Petite enfance et de 25 postes de techniciens des services opérationnels chargés de la coordination de l'accueil des enfants en situation de handicap ne sont pas compensés par la création de postes d'auxiliaires de puériculture. Ces postes de catégorie B sont crées pour des collègues actuellement principalement chargés de l'accueil des enfants sur les établissements. C'est pour exiger que des agents les remplacent que les établissements de la Petite enfance sont appelés à la grève le 3 décembre par l'intersyndicale  CGT-UCP-CFTC-SUPAP-FSU.

Aggravation de la précarité à la direction des Affaires scolaires

La municipalité prétexte de la diminution du nombre d'enfants accueillis pour "redéployer" 70 postes d'adjoints d'animation, 15  postes d'agents spécialisés des écoles maternelles, et 10 postes de professeur de de la Ville de Paris titulaires. 

Ces postes auraient pu servir à l'amélioration des normes d'encadrement, mais ces suppressions de postes sont totalement inadmissibles alors qu’existent des centaines de postes à temps complet occupés par des agents contractuels et vacataires dans les écoles. La DASCO emploi ainsi près de 300 agents spécialisés des écoles maternelles à temps plein, des centaines d'agents techniques contractuels à temps plein et plusieurs centaines de postes de titulaires pourraient être crées pour les animateurs contractuels à temps incomplet compte tenu du nombre de vacataires employés sur les plages horaires où les écoles accueillent le moins d'enfants.

Un budget sincère et lisible ?

Malgré nos remarques qui rejoignent sur certains points celles de la cour des comptes, ce projet de budget reste difficilement lisible pour le personnel et les élu-e-s, et surtout ne correspond pas à la réalité des effectifs par corps et emplois. Ainsi certains corps comme à la petite enfance bénéficient d'autorisations de sureffectifs permanents et d'autres sont systématiquement en sous effectifs permanents. Ces jeux d'écriture illisibles masquent la non budgétisation d'emplois de contractuels  qui apparaissent pourtant dans l'état des effectifs ou la création d'emplois de titulaires que la municipalité ne veut pas afficher. Un seul exemple parmi d'autres bien trop nombreux, 264 emplois sont vacants dans le corps des secrétaires administratifs, agents contractuels inclus....un chiffre en hausse de 40 emplois sur deux ans et qui traduit donc 40 suppressions d'emplois alors que les effectifs budgétaires augmentent de 10 emplois et que chacun sait que la municipalité n'a nullement l'intention d'ouvrir un concours pour plus de 250 secrétaires administratifs en 2020.

Comme prévu par la loi et en raison du rejet de ce projet par l'ensemble des représentants du personnel présents au CT central, le CT se réunira à nouveau sur ce point vendredi 29 novembre.

Ci-joint le projet de budget.

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