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Publié par SUPAP-FSU

« Tout travail sera évidemment payé et vous connaissez notre respect », a répondu Christophe Girard aux vacataires de Paris Musées, inquiets du maintien de leur mission et de leur salaire pendant la période de fermeture des sites. Mais, comment travailler quand les musées sont fermés du fait de l’épidémie de Covid-19 ? 

« Vous connaissez notre respect » : mais du discours aux pratiques, il y a un abîme. Après avoir gardé le silence pendant 3 semaines malgré les messages répétés des vacataires, et un article du Monde où ils s’inquiétaient publiquement de leur devenir, la direction vient de leur répondre... 

« Les vacataires ont été informés » de leur renouvellement, ou bien du maintien de leur salaire pour ceux qui sont en poste, assure-t-elle. Quant à ceux qui n’ont toujours pas reçu leurs documents de fin de contrat, plus d’un mois après avoir quitté leur travail : eh bien, ils les recevront bientôt. La direction estime ainsi avoir « répondu aux questions » du collectif des vacataires de Paris Musées. Le dossier est clos. 

On est pourtant loin du compte. Juste avant la fermeture des sites, Paris Musées assurait que, sur une trentaine de demandes de renouvellement du Collectif, les trois quarts seraient affectés rapidement à une nouvelle mission. 

Or, les calculs ne sont pas bons. Seuls deux vacataires avaient commencé une nouvelle mission au moment de la fermeture des musées. Moins d’une dizaine d’entre eux ont reçu une promesse d’embauche dans la semaine qui a suivi : n’ayant pas signé de contrat, il paraît entendu qu’ils ne toucheront rien. Pour les deux tiers restants, rien, c’est le silence. Il nous semblait pourtant avoir entendu que la Ville faisait tout son possible pour « ne pas ajouter une crise sociale à la crise sanitaire ». 

Nous rappelons que la première partie de la réforme de l’Assurance Chômage a été maintenue et que nombre d’entre eux ne toucheront aucune allocation. D’ailleurs, comment pourraient-ils toucher quoi que ce soit, n’ayant pas reçu les documents attestant de leur situation ? 

Nous demandons que Paris Musées communique des éléments précis sur la situation réelle des vacataires, qu’ils soient en poste ou en attente de renouvellement (et notamment : à Galliera et au Petit Palais, où des expositions devaient débuter fin mars, et au Musée d’Art Moderne, au 26 avril). 

La période de confinement place tous les vacataires dans une extrême précarité. Nous demandons donc les revendications d'urgence sociale suivantes :

-Que tous les vacataires à qui un renouvellement devait être proposé en soient informés, et la requalification immédiate des promesses d’embauche en contrat ; 

-Que la paie de ceux qui n’ont pas pu commencer leur mission du fait du report des expositions soit déclenchée à la date à laquelle leur mission aurait dû débuter ; 

-Nous demandons instamment que le dossier des vacataires à qui ce renouvellement n’était pas proposé soit reconsidéré.

Sur le fond, nous constatons que le recours abusif à la vacation plutôt qu’au statut de contractuel, qui correspond pourtant à la réalité, s’opère une fois de plus au détriment de ces agents : la signature des contrats conditionne le déclenchement de leur paie, ce sont donc bien des contractuels. Nous demandons donc que Paris Musées s’engage à revoir leur statut dès la réouverture des sites de l'Etablissement : qu’ils souhaitent demeurer contractuels, ou bien devenir titulaires. 

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