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Publié par SUPAP-FSU

Covid-19

Toujours présent, de plus en plus présent, de plus en plus actif !

Dans les cimetières de la ville de Paris

Les erreurs et fautes du passé ne devront pas se reproduire.

 

  • Dans la lutte contre la propagation du Covid-19, depuis la fin de l’été, l’état prend des mesures restrictives et ciblées pour combattre et tenter d’éradiquer ce virus. Malgré les diverses mesures misent en œuvre la propagation du virus est actuellement exponentielle.

 

  • Au regard des probabilités les plus raisonnables, des mesures politico-administratives plus contraignantes encore pour nos libertés individuelles et collectives risquent de nous être imposées.

 

  • Les souffrances de la maladie, les séquelles invalidantes et parfois la mort imposent que le respect des mesures collectives prévalent – le temps de l’épidémie – sur nos libertés individuelles.

 

  • Pour ne pas être en partie responsable des drames et morts à venir, nous nous devons d’accepter ces contraintes individuelles et forcément temporaires.

 

Lors du confinement généralisé du premier semestre 2020, dans les grands cimetières de la ville de Paris, lors des inhumations les règles de distanciation entre les personnes n’étaient pas respectées.

Nous avions alors publié trois tracts d’alerte et de protestation :

  • 29 mars 2020 : « Coronavirus ! Dans les cimetières de la ville de Paris, les morts sont en paix, les vivants sont inquiets ».

 

  • 2 avril 2020 :  « DEVE cimetières : mise en danger des agents et du public ».

 

  • 7 avril 2020 : « Les cimetières de la ville de Paris sont des foyer de propagation du coronavirus ».

Tout cela fut aussi appuyé par des courriels et des échanges verbaux avec les autorités centrales de la ville.

Nous voulons bien croire que les hautes autorités municipales n’aient pas été informée correctement de la réalité du quotidien dans les cimetières Parisiens . Ces faits constatés visuellement - et par photos parfois - de ces regroupements de plusieurs centaines de personnes attendant, à l’intérieur du cimetière, la possibilité de procéder à l’inhumation de leur défunt sont incontestables .

Certes le reconnaître publiquement eut été politiquement problématique et cela nul besoin d’être grand clerc pour le comprendre. Nous l’avons compris…

Ce que nous n’accepterons plus à l’avenir c’est que la Ville, pour couvrir des carences individuelles ou de ses propres services fasse des communiqués qui relèvent plus de la propagande que de l’information comme cela fût le cas. Car nous pourrions alors être très caustique et nul barrage ne saurait nous empêcher d’informer le public ; nous ne souhaitons pas en arriver à cette extrémité, car nous considérons que, autant que possible, les problèmes internes doivent être traités en interne. Mais là il s’agit de santé publique pour les personnels et le public et, au regard de la gravité du sujet, les manœuvres de bas étage avec larbin de service nous « escagassent » comme on le dit en Provence !

 

L’augmentation sensible du nombre de personnes contaminés par la Covid-19 va, malheureusement, impliquer une augmentation des décès et donc des inhumations dans les cimetières de la Ville de Paris (intra et extra muros).

Nous demandons à la municipalité de prendre toutes les mesures préventives avec les services municipaux et les organismes des pompes funèbres afin que les erreurs et fautes commises lors du confinement du premier semestre 2020 ne se reproduisent plus.

Des mesures de simple bon sens viennent à l’esprit :

- Que les conservations - imposent et respectent - un nombre de convois quotidiens raisonnables par cimetières en fonction de l’importance du site et des personnels municipaux disponibles.

- Que les conservations n’autorisent pas l’entrée du convoi dans le cimetière si l’inhumation ne peut pas être effectuée immédiatement.

- Que les conservations, afin d’assurer le respect des règles et la sécurité des personnels de la surveillance à l’entrée du cimetière, s’assurent que des personnels de sécurité (ISVP, …) soient présents, bien visibles et en porte avec les personnels de la surveillance et cela pendant tout le service.

- Que les conservations soient également attentives à ce qu’aucun lobby communautaire ne bénéficie de passe-droit prioritaire pour faire inhumer « ses morts ».

- Que les personnels de la surveillance qui, de fait, ont l’habilitation « de police du funéraire » soient traités avec moins de désinvolture qu’ils le furent dans certains cimetières par une hiérarchie de bureau et cela au niveau du temps de travail, de l’aménagement de celui-ci et des rémunérations pour les contraintes du week-end..

 

Si ces mesures de simple bon sens et probablement quelques autres sont appliquées les semaines et mois à venir pourraient être envisagées plus sereinement. L’administration s’éviterait ainsi des risques de conflits qui ne pourraient qu’augmenter le désarroi, le chagrin et la colère des familles endeuillées.

Gouverner c’est prévoir dit-on !!

 

 

Crépy ce 20 septembre 2020

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