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Publié par SUPAP-FSU

Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fêteeee ?

À l'heure où les équipes se mobilisent pour faire face à de nombreuses difficultés, où les contraintes sont de vrais casse-têtes, où les incohérences rendent les efforts souvent vains, nous avons été confrontés à un épisode qui en dit long sur l'inconséquence voire l'irresponsabilité d'encadrants au comportement plus que désinvolte.

Amateurisme, légèreté, mise en danger des agents, nous avons assisté avec cette récente crise du COVID dans la CASPE 16 /17 à un véritable festival qui, officiellement en tout cas, ne semble pas avoir soulevé une grande inquiétude auprès des responsables de la DASCO.

Petits rappels des faits :

Alertés par des agents de la CASPE le 31 août, nous apprenons qu’il y aurait un, deux, voire d’autres cas de COVID sur la CASPE. Nous nous étonnons de ne pas en avoir été avertis par la DASCO, ce qui est le cas généralement, les services sont-ils au courant ?

Fin du suspense, oui ! Un agent a été testé positif suite à un moment de « convivialité », ayant réuni une dizaine de personnes. Un agent de terrain était présent, c’est mieux, il pourra éventuellement partager le virus dans son école.

Une réunion sur le versant DASCO de la CASPE a eu lieu, sans masques. Personne ne semble être au courant que le gouvernement enjoint même les particuliers à éviter les rassemblements de plus de dix personnes dans des espaces fermés et sans masques.

On pourrait imaginer que tout ce monde est ultra sensibilisé, la crise du COVID bien présente dans les esprits maintenant, d’autant plus qu’il revient à ces responsables dans le cadre de leurs missions de transmettre les informations « au terrain », protocoles sanitaires et autres consignes et de s’assurer qu’elles sont bien appliquées.

Le premier cas tombe le 28 août, le 31 tout le monde est censé reprendre son travail en CASPE. Les responsables communiquent entre eux durant le week-end et l’un d’eux, on le remercie de sa conscience professionnelle, prévient les agents de son service de ne pas venir en CASPE.

Après tout, le télétravail est toujours encouragé, pourquoi ne pas le mettre en place dans un souci de précaution, en attendant des mesures de protection et de dépistage efficientes ?

Mais non. Un agent vulnérable demande à rester en télétravail, ce qu’il fait déjà hors pandémie deux jours par semaine mais son supérieur le somme de travailler en présentiel.

Afin de le protéger, son médecin le met en arrêt maladie, ce qui entraîne un jour de carence, perte de salaire, double peine. L’agent ne travaillant pas du tout, la prise de décision s’avère inefficace pour le service.

Tous en cœur ! Management bienveillant ! La Ville n’a-t-elle pas une formation obligatoire à ce sujet ?

Dès le lundi 31 août, le SUPAP-FSU interpellé par des agents inquiets pour leur santé, entre en contact avec la DASCO, qui répond que c’est une situation évolutive, et c’est bien ce qui nous inquiète. Pour autant toujours pas de décisions de protections des personnels. La gestion en est complexe nous dit-on.

En quoi est-ce complexe de protéger les agents comme tout employeur se doit de le faire ?

Dans ce monde merveilleux, la désinfection ne se fera que le mardi 1er septembre, soit cinq jours après la détection du premier cas. Tout le monde continue de gambader dans les locaux, prend les ascenseurs, les escaliers, se croise et se décroise dans des couloirs étroits.

Mais toujours pas d’informations officielles aux agents et la CASPE reste ouverte au public, notamment à tous les collègues travaillant dans les écoles.

Le hall d’entrée et les ascenseurs sont communs à d’autres sociétés installées dans l’immeuble.

C’est le dérèglement, non pas climatique mais de la gestion de cette situation.

Nous n’en sommes plus au début de la pandémie, est-ce que rien n’a été anticipé permettant des prises de position et des décisions rapides, est-ce que ce genre de situation n’a jamais été envisagé ?

Au mardi 1er septembre, nous sommes à trois cas testés positifs et une dizaine de cas contact recensés par la CASPE pour être suivi par le service de la médecine préventive (SMP) et la liste ne cesse de s’allonger.

À ce moment, toujours pas de protection, ni informations par leurs supérieurs aux agents. La CASPE reste ouverte au public.

On nous dit que selon l’évolution de la situation, des mesures préconisant une systématisation du télétravail pour les agents contacts pourraient être décidés par le SMP.

Le seul message envoyé à l’ensemble des services est que l’organisation de moments de convivialité doit être reportée ! On voit ou sont les priorités.

Compte tenu de la gestion de cette situation et de ses conséquences, le SUPAP-FSU interpelle la DASCO, le SMP et la MISST (Mission Inspection Santé et Sécurité au Travail) le mercredi 2 septembre pour demander entre autres, combien de cas positifs seront-ils encore nécessaires pour obtenir la fermeture de la CASPE et la communication aux personnels, notamment ceux venant de l’extérieur, pour enrayer la propagation du virus.

Nous apprendrons le soir même que notre demande a trouvé sa réponse, la CASPE sera fermée dès le lendemain et tous les agents prévenus, REV et animateurs aussi.

Depuis le SMP et la MISST se sont rendus sur la CASPE afin d’améliorer et de faire respecter les consignes de protection des agents avec notamment la mise en place de protection en plexiglas, gel hydroalcoolique et essuie mains jetables…

Conséquence de ces décisions bien trop tardives, il y a, à ce jour, 15 agents testés positifs, et rien ne dit qu’il n’y en aura pas d’autres.

Nous attendons de notre hiérarchie une réactivité à la hauteur des enjeux de santé publique actuels. Nous rappelons aux agent-e-s qu'ils peuvent exercer leur droit de retrait s'ils se sentent en danger ou que les décisions prises génèrent angoisse et stress. Il est regrettable d'avoir à rappeler qu'actuellement la prévention est plus qu'une priorité. L'irresponsabilité est délétère, la perte de confiance également. Alors que nous devrions toutes et tous aller dans la même direction, force est de constater que l'écart est parfois grand entre les paroles et les actes. Là où ces comportements pourraient être juste agaçants, ils s'avèrent ici particulièrement dangereux. 

Prenez soin de vous, nous sommes toujours à vos côtés. Syndicalement vôtre.

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