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Publié par SUPAP-FSU

Les organisations syndicales ont décidé de ne pas participer au CHSCT Central de repli afin de manifester leur profond désaccord avec la volonté de l’exécutif parisien d’avancer coûte que coûte sur les réformes, sans réelle concertation sociale ni méthode ou calendrier clairement affichés.

Depuis la rentrée, l’exécutif parisien, communique vers les personnels d’une manière donnant à entendre que désormais, les choses seraient sur les rails, les organisations syndicales devenues soudainement favorables aux projets qu’il porte et qu’on n’y pourrait plus rien changer.

En cohérence avec son état d’esprit, notre demande commune de suspension et a minima de ralentissement des réformes en cours compte tenu de la situation sanitaire a fait l’objet d’une fin de non-recevoir de la part de l’exécutif. Ce dernier, considère en effet que, la collectivité et ses services fonctionnant de manière quasi normale, il n’existe aucune raison valable de ralentir le rythme et de faire une pause.

Peu lui importe en effet que les services RH déjà fortement sollicités par la gestion de la crise sanitaire en interne peinent à apporter des réponses aux agents concernés par des restructurations prévues au 1er janvier 2021.

En fait, une seule chose importe à l’exécutif parisien, l’avancement de ses projets afin de rattraper le retard pris au printemps de manière à remettre le processus de réforme en marche de manière irréversible.

Aucun des arguments développés n’a ébranlé ses certitudes pas même le fait que la crise sanitaire ne favorise ni un dialogue social de qualité ni non plus la circulation de l’information syndicale. De là à imaginer qu’il profite de la situation il n’y a qu’un pas.

Par ailleurs, les instances statutaires se tiennent à distance ou avec moins de participants ce qui ne favorise pas la qualité des échanges. Quant aux documents de travail transmis aux organisations syndicales, ils le sont dans des délais irréalistes en terme d’étude et de contre-propositions pour la défense des intérêts collectifs des agents.

Pour les organisations syndicales, la priorité du moment n’est pas l’avancement des réformes à marche forcée à rebours des leçons de la crise sanitaire mais la protection des personnels, le service public et le soutien aux usagers parisiens. Résoudre les problèmes générés par la crise implique de la proximité et de la stabilité pas des projets de restructuration montés à la va vite créant de facto de l’incertitude et donc de l’inquiétude auprès de nos collègues.

Plus de huit mois de crise sanitaire et sociale, une deuxième vague particulièrement virulente, malgré un nouveau confinement, la santé des agents et des collectifs de travail mises à rude épreuve, le télétravail comme nouvelle norme pendant ce pic de pandémie est dégradé, des agents légitimement inquiets face à cette situation exceptionnellement dégradée subissent en permanence des restructurations. Cette situation ne justifierait- elle pas a minima la suspension ou au moins le ralentissement des réformes engagées ? Les agents n'ont-ils pas suffisamment de choses à gérer en cette période compliquée... pour ne pas en rajouter ?

Lors d'une précédente visioconférence avec les organisations syndicales, l’adjoint à la Maire aux ressources humaines, M. Antoine GUILLOU, a déclaré suite au premier boycott, que la concertation avait eu lieu et que le temps était à la mise en œuvre des réformes.

Pour nos organisations syndicales, la santé des agents est la priorité. Le dialogue social doit à l’heure actuelle être consacré à la protection sanitaire des agents. De plus, quel sens donner au dialogue social actuel sur la mise en œuvre des réformes rejetées par les agents ? Par ailleurs, les instances sont devenues des chambres d'enregistrement dont le seul but est d'associer les organisations syndicales à scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis.

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