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Publié par SUPAP-FSU

Depuis le début de cette mandature, nos organisations syndicales constatent une dégradation majeure de la conduite du dialogue social à la Ville de Paris.

Le nouvel exécutif impose un rythme effréné de reformes et cherche à toutes les conclure avant la fin de l’année même si l’urgence de certaines n’est absolument pas démontrée.

Les négociations sur le télétravail, les lignes de gestion des personnels, la place accordée aux OS dans le futur dispositif de suivi des promotions sont autant d’exemples de réformes que l’on cherche à boucler en 2 ou 3 réunions de travail en l’espace de quelques semaines.

Cette nouvelle façon de conduire des négociations se traduit par un sentiment très fort de dégradation des conditions du dialogue social de la part de la plupart des organisations syndicales. Elle se traduit également par une pression importante sur les collègues en charge de préparer ces dossiers.

Précipitation et urgence ne sont pas synonyme d’efficacité et si les prochains chantiers particulièrement ceux relatifs à l’application de la loi de transformation de la fonction publique à laquelle nos organisations syndicales vous ont fait part nombreux désaccords, le chantier de territorialisation de certaines missions en lien avec les maires d’arrondissement mais aussi ceux en lien avec les régimes dérogatoires du temps de travail et les régimes indemnitaires ou de sujétions qui y sont liés sont menés de cette façon, nous, organisations syndicales sommes très inquiets pour les agents au service des parisiens.

Aucun travail de fond n’est engagé et les remontées comme les propositions des organisations syndicales sont balayées d’un revers de la main !

Cette nouvelle méthode de concertation sociale n’a-t-elle pour seul objectif que de dissoudre les acquis sociaux des agents parisiens ? En d’autres termes « réformons à n’importe quel prix !». Ces réunions constituent-elles uniquement des discussions de façades ?

Pour nos organisations syndicales, négliger le dialogue social, c’est négliger la parole des personnels, et cela, nous ne le tolérerons pas !

Comment peut-on parler de dialogue social quand aucune des propositions des O.S n’est entendue ?

Une telle attitude s’inscrit dans la négation des droits inhérents aux organisations syndicales, ce qui correspond à une régression du dialogue social.

Plusieurs organisations syndicales décident aujourd’hui de boycotter l’instance centrale du CHSCT.

Nous exigeons des pratiques de concertation et de négociations, respectueuses des représentants des personnels et un calendrier desserré de l’ensemble des réunions de travail.

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