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Publié par SUPAP-FSU

       Cimetière de Pantin, des agents de catégories C sont mis en accusation pour tenter d’éviter que soient traitées les responsabilités de la hiérarchie ! Inacceptable !

Que la justice judiciaire soit saisie et qu’elle tranche                                                    

Complètement désespéré et au « bout du rouleau » du fait des pressions subies au travail, un agent assermenté du cimetière parisien de Pantin fait des déclarations à la presse sur des pratiques administratives - dans ce cimetière - qui ne respecteraient ni la déontologie régissant la police du funéraire ni l’éthique d’un point de vue simplement humain.

Alerté sur la gravité des pratiques administratives dénoncées dans ces articles de presse d’une part et, d’autre part, par ce que nous savons d’un relationnel hiérarchique problématique au sein de la     « Conservation » de ce cimetière, nous avons, le 9 mai dernier, écrit à la Maire de Paris.

« Madame la Maire,

Dans le cimetière parisien de Pantin et sous l’autorité et la responsabilité de la ville de Paris des exhumations administratives seraient faites sans respect pour les corps des défunts ; telles sont les très graves accusations portées par un agent municipal du service des cimetières ; ledit agent étant un fonctionnaire assermenté par le procureur de la république dans le cadre de ses fonctions municipales.

Ces affirmations, graves, précises et qui mettent en cause des fonctionnaires du service des cimetières de la ville de Paris ont été publiées dans le numéro d’avril du mensuel « Entrevue ». Les responsables du bureau de la « Conservation » du cimetière parisien de Pantin étant les donneurs d’ordres et d’instructions aux personnels dudit cimetière, leur responsabilité personnelle pourrait donc être engagée dans cette affaire.

Afin de ne pas permettre que des accusations aussi graves restent sans conséquence si elles sont avérées et que, à l’inverse, la réputation des fonctionnaires travaillant dans le respect des règles ne soit pas entachée nous vous demandons de faire procéder à une enquête par un organisme indépendant de la ville de Paris. Cette enquête peut et doit être menée rapidement car les faits dénoncés sont précis et circonscrits.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Maire…… »

Pas de réponse ! Tant pis et dommage !

Nous avions manifesté auprès de l’administration le souhait que la ville cesse d’accuser « des lampistes » et règle en interne et de manière ferme et définitive et dans l’intérêt de tous les éventuels manquements à la loi et à l’éthique.

Alors changeons de méthode : appelons un chat un chat !

Des exhumations administratives seraient faites sans respect pour les corps des défunts ? Si cela est : c’est indigne ! Que le procureur de la république enquête et alors, au-delà des affirmations et des dénégations des uns et des autres, la lumière sera enfin faite. Après que justice soit rendue dans le cadre de la loi pour le respect des défunts, des familles et que soient lavées de tous soupçons les agents du cimetière qui font honnêtement leur travail !

Questions :

 

Première hypothèse : Les responsables de la « Conservation » ne savaient pas ? Ce serait une faute professionnelle que de ne pas savoir que de tels manquements aux règles nationales en matière de police du funéraire avaient cours dans le cimetière

Deuxième hypothèse :  Les responsables de la « Conservation » savaient et ils n’ont rien fait ?

Inacceptable ! Alors le verdict est sans appel : ils sont responsables et coupables !

 

ET ALORS ?

 

Alors une suspension de fonctions par mesure conservatoire de ces responsables et leur comparution devant le conseil de discipline est nécessaire.

 

Il faut mettre fin au système des « intouchables » qui sévit au nom du copinage et de la solidarité entre « gens du même univers administratif » !

Il s’agit là de la crédibilité de la ville auprès des agents et notamment des plus modestes, des sans grades.

Que des agents d’exécution soient les seul mis en cause alors qu’ils n’ont aucun pouvoir disciplinaire relève de l’arbitraire et du cynisme.

Nous demandons, une fois encore :

1° La suspension des procédures disciplinaires en cour.

2° Qu’une enquête soit faite dans les plus brefs délais par un organisme indépendant de la ville de Paris.

3° Que le Parquet soit saisi du fait de la gravité des accusations portées.

 

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