Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par SUPAP-FSU

Après le déremboursement des médicaments, le jours de carence et la baisse de la couverture à 90% les jours suivants en cas de Congé Maladie Ordinaire : la destruction de la médecine du travail.

Il y a de moins en moins de médecins du travail. Les patrons et leurs représentant.es (Macron) n’en veulent pas. Ils veulent mettre fin à une spécialité médicale qui permet / permettrait d’analyser les conséquences du travail et de ses conditions d’exercice su la santé, et par là même d’œuvrer à leur amélioration, en faisant passer la santé avant les critères de productivité, de rentabilité économique.

La loi avait déjà changé avec le développement de visites « d'information et de prévention » tous les 2 ans pouvant être réalisés par du personnel infirmier, et pouvant donner lieu (ou pas !) à une orientation ultérieure vers le médecin du travail (décret 2022-551).

Le nouveau décret 2025-1193 étend désormais à 5 ans (au lieu de 2 ans) le délai possible entre ces deux visites « d’information et de prévention » et à 4 ans pour des pour des agent.es devant bénéficier d’une surveillance médicale particulière (handicap, femmes enceintes, venant d'accoucher ou allaitantes, ou après un congé de longue maladie ou de longue durée, postes à risques spéciaux, pathologies particulières, reconversion).

Enfin, au lieu de revaloriser la médecine du travail pour faire une discipline attractive et avoir plus de médecins du travail, le nouveau décret allonge jusqu’à 75 ans (au lieu de 73 ans) la possibilité de faire des vacations pour des médecins du travail !

A la Ville de Paris, que faire ?

A la Ville de Paris, il pourrait ne plus y avoir de médecins du travail d’ici moins de 10 ans.

Dans ce cadre très contraint, il faut réussir à conserver un service médical spécialisé sur le lien entre santé et conditions de travail, donc essayer de recruter des médecins mais aussi proposer des formations diplômantes et une rémunération attractive pour des personnels infirmiers plus nombreux (et plus de moyens aux Bureaux de Prévention des Risques Professionnels).

Il faut aussi mettre fin au contrat avec le service privé interentreprises Prévlink (ex CMIE) qui assure le suivi médical des personnels de la DAC et de la DRH : son médecin a en charge 9 000 salarié.es (dont 6 000 du privé), une mascarade.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article