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Publié par SUPAP-FSU

Déclaration liminaire SUPAP-FSU à la FSSSCT DASCO du 22 janvier 2026

Périscolaire :

Alerte risques psycho-sociaux !

 

Monsieur le président, Madame la directrice, mesdames et messieurs les représentant.es du personnel,

Nous tenons solennellement à vous alerter sur le contexte actuel dans lequel travaillent les personnels du périscolaire, une ambiance délétère, porteuse de nombreux risques psycho-sociaux.

Vous le savez le SUPAP-FSU et sa section DASCO sont fortement impliquées dans le combat contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et envers les enfants.

Notre boussole est fondée sur la reconnaissance de la parole des victimes. Nous n’avons aucun problème à ce que tout soit fait pour prévenir les risques d’agression sexuelle et à sanctionner.

Or, le 1er des 9 principes de prévention c’est d’éviter les risques. Éviter les risques d’agressions c’est former les personnels mais c’est aussi garantir une présence collective auprès des enfants et donc mettre fin aux sous-effectifs, au sous encadrement.

Après des années de sous-estimation voire de déni, face à la multiplication des affaires d’agressions sexuelles présumées ou avérées vous avez, Monsieur le président, annoncé un plan qui ne cherche pas à éviter ce risque. Sinon vous auriez décidé de créer des postes supplémentaires.

Monsieur le président, si vous reconnaissez enfin l’urgence à protéger les enfants, c’est sous la pression publique, dans la précipitation, sans concertation avec les acteurs et actrices de la communauté éducative, les personnels de la DASCO et leurs syndicats représentatifs, les parents d’élèves et leurs représentant.es que vous avez annoncé des mesures dont nous avons immédiatement relevé les dangers : mesures expéditives, non accompagnées et qui en particulier pour des collègues mis.es hors de cause auraient de lourdes conséquences sur le plan professionnel, social et/ou psychique.

Les remontées de terrain qui se multiplient confirment et renforcent malheureusement notre inquiétude.

C’est une peur panique qui semble orienter l’institution, une peur qui risque de faire de toute rumeur, au-delà même des situations de violences et de violences sexuelles, le motif de mesures irréversibles.

Des exemples :

  • Multiplication des suspensions, sur sollicitation des pôles affaires scolaires et des acteurs de terrain, questionnaires anxiogènes et intrusifs à destination des directeur.trices périscolaires et animateur.trices lecture, modules de formations mis en place dans l’urgence sur des sujets sensibles et qui peuvent raviver chez certains de nos collègues des traumatismes, et dont sont exclus beaucoup d’agent.es des écoles (gardien.es, ATE, AREM, PVP…).
  • Agent.es depuis des années dans une école, du jour au lendemain affectée sur un poste administratif, et de fait sans retour possible, sans prise en compte de l’étendue des préjudices.

Nos collègues vivent maintenant leur métier dans la crainte, certain.es sont effondré.es, voir même tiennent des propos suicidaires. 

C’est avec gravité que nous vous alertons sur les conséquences pouvant désormais advenir pour des collègues mis.es en cause dont la vie professionnelle s’effondre du jour au lendemain et qui se retrouvent suspendu.es et isolé.es, ou transféré.es vers un poste qui n’a plus rien à voir avec leur vie professionnelle…

Nous vous rappelons solennellement que l’employeur a un devoir de protection de la santé physique et psychique de ses agent.es et que tout défaut en la matière (des risques non identifiés, des mesures de protection insuffisante) peut relever de la faute inexcusable et d’une condamnation sur le plan pénal.

Vous seriez Monsieur le président potentiellement responsable de tout accident grave, conséquence des mesures actuellement à l'œuvre.

Les mesures prises pour protéger les enfants doivent aussi protéger les personnels. 

Monsieur le président, nous pointons ici l’absence de toute réflexion sur l’accompagnement professionnel, social et psychique des collègues. 

Nous vous demandons instamment un engagement et des actes forts envers les agent.es.

Le SUPAP-FSU toujours à vos côtés pour vous défendre et vous informer !

SUPAP-FSU DASCO : 06 46 36 93 97 ou supapfsudasco@gmail.com

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