Communiqué de presse : pour le périscolaire parisien, le changement c’est pour quand ? Grève massive ce vendredi 20 février
Paris, le 17 février 2026
Communiqué de presse
Périscolaire parisien, de l’inertie à l’arbitraire
Et toujours l’absence de moyens pour un accueil de qualité !
Grève massive ce vendredi 20 février
A l’appel de l’intersyndicale SUPAP-FSU, CFDT, CGT, les personnels d’animation et les ASEM sont appelé.es à la grève ce vendredi 20 février. Les services périscolaires vont être fortement perturbés dans des centaines d’écoles.
Depuis novembre 2023, ce sera le 8e mouvement d’ampleur des personnels.
Le périscolaire parisien craque !
Après des années d’inertie, en dépit des alertes syndicales, c’est à la suite de la médiatisation de signalements de violences sexuelles et de maltraitance que la Ville a annoncé, sans concertation et en urgence un plan visant à rassurer les familles mais ne s’attaquant pas aux problèmes structurels des conditions d’accueil des enfants : sous effectifs quotidiens, taux d’encadrement non respectés, sous-qualification, précarité généralisée, épuisement des équipes…
Dans un climat de suspicion généralisée, les suspensions se multiplient fragilisant encore plus les collectifs de travail de personnels exemplaires pour l’immense majorité d’entre eux.
Cette situation appellerait une prise de conscience au niveau national et parisien de l’urgence à enfin valoriser les métiers de l’animation.
Mais ce n’est que sous la pression de la mobilisation des personnels et de parents d’élèves que la Ville a renoncé à la suppression de 100 postes. Et depuis rien n’est fait pour une amélioration des conditions de travail des agent.es et d’accueil des enfants, pour construire enfin un service périscolaire de qualité :
- Aucune création de postes dans les écoles et les brigades de remplacement
- Aucune réduction des taux d’encadrement permettant d’avoir deux adultes par groupe d’enfant
- Pas de personnel dédié et formé pour l’hygiène corporelle des enfants en maternelle dans un cadre sécurisant (pas d’adulte seul.e)
- Pas d’accès généralisé aux formations diplômantes (objectif de former seulement 1% des agent.es d’ici 2 ans !)
- Aucune création de postes d’éducateurs spécialisés et pas de formation de l’ensemble des agents pour un meilleur accueil des enfants à besoins particuliers (un.e référent.e avec 4h de temps dédié par mois !)
- Pas de temps de préparation pédagogique garanti pour tous les personnels
- Pas de plan pour donner un statut aux milliers de vacataires illégalement employé.es sur des postes permanents
Pour le périscolaire parisien, le changement c’est pour quand ?