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Publié par SUPAP-FSU

Si dans certains pays européens comme l’Espagne des seuils maximums de température pour travailler existent, en France le code du travail ne dit rien.

Mais des constats et des recommandations scientifiques existent :

  • Il y a danger pour la santé au-dessus de 30°C pour l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité) ; 
  • A 30°C le risque d’accident du travail augmente de 7% et de 15% à 38°C (Organisation Mondiale de la Santé).

La Ville a l’obligation de protéger notre santé

Révélé par un accident du travail, une maladie contractée en service, tout défaut de protection expose la Ville à une faute inexcusable. Car elle a l’obligation de tout mettre en œuvre pour nous protéger.

 

Un décret du 27 mai 2025 a précisé le type de mesures pouvant être mises en œuvre en fonction des seuils de vigilance météorologiques : moyens techniques (stores, ventilateurs…), accès à l’eau potable fraiche, équipements de travail adaptés), réaménagements horaires.

Bien entendu la Ville doit mettre en œuvre tous les moyens techniques :

  • Pour les sites de travail : stores, volets, films occultants, ventilateurs, brumisateurs, fontaines d’eau fraiche, réparation des systèmes de ventilation défectueux, tenues de travail adaptées ;
  • Pour les personnels en extérieur, tenues de travail adaptées, bouteilles fraîches en étuis isothermes.

Mais en cas de chaleurs intenses (30°C et plus) ce n’est pas suffisant !

Réorganiser le travail pour garantir des conditions de travail décentes

Pour le SUPAP-FSU, la Ville ne devrait pas attendre les alertes météo ou celles de la préfecture. Avant (et même après !) les épisodes officiels de canicule, des agent.es peuvent être exposé.es à des températures dangereuses pour la santé (à l’extérieur ou dans des sites de travail où la chaleur s’accumule).

La Ville ne devrait pas se décharger de sa responsabilité sur les encadrant.es (leur demander de décider d’une éventuelle réorganisation du travail).

Et le temps de repos/de congé ne doit pas devenir la variable d’ajustement de l’impossibilité de garantir des conditions de travail décentes. En cas de réduction du temps de travail, les personnels ne doivent pas être contraints de prendre un congé ou de rattraper le temps non effectué (ce qui serait une forme de sanction, interdite par la règlementation) !

Pour éviter toute décision arbitraire, toute inégalité de traitement d’un site de travail à l’autre, des seuils précis de température devraient être fixés pour réorganiser le travail, réduire les horaires, fermer un site ou reporter les travaux éprouvants pour les collègues travaillant en extérieur.

Des températures à partir desquelles on ne devrait plus travailler

Au SUPAP-FSU nous revendiquons les seuils suivants :

A partir de 30°C en interne, la Ville doit fermer les établissements au public, donner la possibilité aux collègues de travailler dans une pièce « de repli » (rafraichie) ou (à défaut de pièce rafraichie) d’être redéployé sur un site climatisé, et à défaut de tout ça leur permettre de rester à leur domicile en télétravail ou en ASA (et ainsi au moins éviter les transports surchauffés).

A plus de 28°C à l’ombre à l’extérieur, pour les personnels en extérieur, la Ville doit reporter les tâches pénibles, aménager les horaires (adaptation des rondes), augmenter les pauses journalières (et les rendre possibles) et leur garantir l’accès à des pièces de repli/rafraîchies existantes dans des sites de travail de la Ville (sur la base d’une cartographie précise).

Climatiser les services qui accueillent du public

Pour le SUPAP-FSU, la Ville doit financer des travaux d’isolation thermique mais aussi la climatisation d’une partie des services publics parisiens pour garantir des conditions de travail et d’accueil décentes, la continuité du service public, permettre un « droit à la fraicheur » pour tous.tes (en particulier les usagers les plus vulnérables (enfants, personnes âgées) et les plus modestes) et aussi éviter l’explosion de la climatisation des espaces privés (qui produit de la chaleur).

Alerter les syndicats, exercer son droit de retrait

En cas de situation difficile, nous appelons les agent.es, et les encadrant.es à :

  • Relever les températures, remplir le cahier Santé Sécurité au Travail (demander protection, y mentionner l’effet sur la santé de la chaleur), prendre rendre rendez-vous avec le médecin du travail…
  • Prendre contact avec un syndicat /des mandaté.es en F3SCT qui peuvent déclencher une alerte obligeant l'administration à étudier la situation et à y apporter des réponses
  • Exercer individuellement ou collectivement (simultanément) leur droit de retrait

 

Le SUPAP-FSU toujours à vos côtés pour vous défendre et vous informer !

SUPAP-FSU : 01 44 68 13 75 ou syndicat-supap-fsu@paris.fr

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