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Publié par SUPAP-FSU

Ce qui se passe

 

Un déversement d'hydrocarbures a pollué l'air de nos bâtiments en composés organiques volatils (COV). Si les concentrations sont revenues à un niveau rassurant dans la plupart des espaces, ce n'est pas le cas dans la galerie souterraine, où le déversement a eu lieu à l'aplomb :

  • Les taux de benzène y restent fluctuants et récemment trop élevés ;
  • Ils sont dangereux pour la santé des agents qui doivent la traverser ;
  • La ventilation mécanique de la galerie, jugée trop complexe, n'a toujours pas été installée.

La « protection » actuelle : un masque chirurgical

Aujourd'hui, les agents qui empruntent la galerie reçoivent pour seule consigne de mettre un masque chirurgical. Ce masque ne protège en rien contre les émanations de benzène. Le benzène est un toxique reconnu, et la situation est prise à la légère.

Ce que préconisent les références officielles

La fiche toxicologique de l'INRS et les fiches de données de sécurité sont claires :

  • Masque filtrant avec filtres de type A, un équipement peu onéreux et courant, bien connu des peintres en bâtiment et des professionnels exposés aux COV ;
  • Gants adaptés (Viton, alcool polyvinylique ou multicouches), car le benzène passe aussi par la peau (d'où la mention « peau » de sa fiche toxicologique). Le nitrile ordinaire n'offre qu'une protection très courte en cas de contact avec les parois contaminées ;
  • Lunettes ou écran facial et combinaison de protection chimique ;
  • Vêtements et chaussures antistatiques si les taux venaient à créer une atmosphère explosive.

⚠️ Attention : les filtres A se saturent et le benzène les traverse assez vite. Un plan de remplacement des cartouches est indispensable, et ces filtres ne conviennent ni à une exposition prolongée ni à une concentration élevée.

Les EPI ne sont qu'un dernier recours

La prévention impose d'agir d'abord par la substitution, la ventilation et le captage à la source. Les équipements de protection individuelle ne viennent qu'en dernier recours.

Or les deux bâtiments sont proches et peuvent être rejoints par la surface sans grande difficulté. Le déplacement sera moins confortable, mais la sécurité respiratoire des agents sera mieux préservée.

Nos exigences

En l'absence d'équipements de protection appropriés, le SUPAP-FSU demande la fermeture de la galerie souterraine jusqu'à la normalisation durable des concentrations de benzène.

Nous demandons également :

  1. La mise à disposition immédiate des EPI adaptés, avec un plan de remplacement des cartouches ;
  2. La mise en place d'une ventilation mécanique de la galerie ;
  3. La transmission régulière des relevés de concentration à la FSSSCT.

Vous êtes concerné·e ? Vous avez un doute ? Contactez le SUPAP-FSU.
Inscrivez tout incident, malaise ou symptôme dans le registre de santé et sécurité au travail.

Le SUPAP-FSU interpelle les membres de la FSSSCT et continuera de suivre ce dossier.

 Pour en savoir plus :

BENZÈNE DANS LA GALERIE SOUTERRAINE :  LA SANTÉ DES AGENTS N'EST PAS NÉGOCIABLE  Services des 2 et 4 rue Lobau
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