Manif antiraciste antifasciste ce soir (19h Stalingrad)
Attentat raciste, attaques fascistes contre les manifestations
Tous.tes dans la rue ce lundi 26 octobre (19h Stalingrad)
Ce vendredi 23 octobre à Trappes, un homme a tiré avec un pistolet-mitrailleur sur des passants tuant un homme de 26 ans et blessant cinq autres personnes, dont une jeune fille de 12 ans. Il visait des « Noirs » et des « Arabes » en « réaction aux incidents lors des manifestations du 17 octobre ».
Ce samedi 24 octobre dans une vingtaine de villes des groupes d’extrême-droite ont violemment attaqué et parfois blessé des manifestants (Nice, Montpellier, Toulouse, Lyon, Nancy, Dijon, Caen, Rouen, …).
L’extrême-droite montre de nouveau son vrai visage, celui de la haine raciste, celui de la violence contre les luttes des travailleurs et les syndicats.
Le terrorisme d’extrême-droite
L’assassinat de vendredi porte à huit le nombre de personnes tuées par des militants d’extrême droite ces 5 dernières années (le rugbyman argentin Federico Aramburu en 2022 à Paris, ou Hichem Miraoui en 2025 dans le Var).
Depuis 2017, la justice a ouvert une vingtaine de procédures liées au terrorisme d’extrême droite. En 2019 déjà, un ancien candidat du Front national avait tenté de mettre le feu à la mosquée de Bayonne, avant de tirer à plusieurs reprises sur deux fidèles, les blessant grièvement.
Désigner un « ennemi intérieur »
L’extrême droite c’est toujours le recours des classes dominantes lorsque les politiques menées dans leur intérêt sont complètement discréditées.
Après 10 ans au service des plus riches, les politiques antisociales imposées par Macron (battu aux dernières élections législatives) sont massivement rejetées par la population.
Dans les médias détenus par quelques milliardaires (BFM, Cnews), la droite et l’extrême-droite se déchainent contre les jeunes des quartiers populaires, les français musulmans, les étrangers (ces « barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes »).
Ils s’attaquent à des millions de personnes vivant dans des quartiers pauvres qui comme pour les zones rurales sont pourtant les premières victimes des politiques de casse de Macron (quartiers enclavés, services publics fermés ou engorgés, enseignants non remplacés, désert médical, logement dégradé exposé aux canicules, discriminations à l’emploi, violences policières…).
L’extrême-droite, ennemie des travailleurs et de leurs droits
Au pouvoir les partis d’extrême-droite s’attaquent aux droits conquis par les travailleurs pour se défendre (de manifester, de faire grève, les syndicats), aux étrangers, aux personnes racisées, aux droits des femmes et des LGBTQ, aux libertés démocratiques.
Le RN veut « baisser les impôts » alors qu’il faut faire payer les riches, et pour augmenter les salaires il veut exonérer les patrons de cotisations c’est-à-dire liquider la sécurité sociale. Il soutient la baisse de l’indemnisation des chômeurs
Les maires d’extrême-droite taillent dans les effectifs municipaux (périscolaire, médico-social, culture), privatisent des missions (crèches, piscines, cantines), coupent dans les budgets sociaux (fournitures scolaires, augmentation du tarif de la cantine ou du ramassage scolaire, fermeture de centres sociaux, refus de construire des logements sociaux…). Ils attaquent les syndicats (des syndicalistes surveillés et attaqués sur les réseaux sociaux, mutés d’office et isolés).
Combattre le racisme, imposer une politique de justice sociale
Ne laissons pas faire. Ripostons à la violence raciste et au terrorisme d’extrême-droite. Ripostons aux milices fascistes qui veulent terroriser celles et ceux qui se battent pour augmenter les salaires, reconstruire des services-publics partout, pour reprendre aux plus riches.
Ce lundi 26 octobre dans toute la France, à l’appel de dizaines d’associations, de syndicats et de partis progressistes, il y aura des manifestations pour s’opposer aux violences d’extrême-droite.
Manifestation contre le racisme et le fascisme
Aujourd’hui Lundi 26 octobre
19h Place de Stalingrad
CGT, CFDT, FSU, Solidaires
Avec la jeunesse, pour les services publics, contre la vie chère
Grève générale Jeudi 5 novembre