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Publié par SUPAP-FSU

Depuis le début de l’été, nos tournées dans les centres de loisirs parisiens nous permettent de dresser un premier état des lieux. Le constat est sans appel : l’animation est laissée à l’abandon, au mépris du règlement, des agent.es…et des enfants.

Ce que nous constatons

Horaires bricolés, pauses supprimées

  • Non-respect du règlement de service : horaires de travail modifiés sans cadre clair.
  • Dans certains centres, les animateur.trices se voient refuser tout simplement les pauses : illégal, inacceptable et dangereux

Méga-centres ingérables

  • Des centres à plus de 150 enfants, parfois répartis sur plusieurs sites (20e, 19e, 14e…).
  • Des annexes parfois à 20 minutes à pied avec les enfants, le matériel…

Moins de moyens, plus de galères

  • Budgets en baisse, moins de matériel, sorties réduites.
  • Quasiment aucun car libre et dans les CASPE qui ont encore la chance d’en avoir, les directeur.trices doivent rédiger un projet pour les justifier.
  • Moins de cars aussi pour les espaces nature, alors que les enfants en ont besoin.

Casse-tête des pique-niques

  • Quotas imposés du nombre de pique-niques, refus de certaines caisses des écoles de livrer des pique-niques « randonnée »
  • Résultat : des sacs lourds, pas toujours « à dos » non adaptés, à porter à bout de bras, fatigants et dangereux pour les équipes
  • Parfois aussi, des pique-niques livrés dans des caisses en polystyrène intransportables.

Zéro anticipation : matériel, effectifs, besoins spécifiques…

  • Commandes en retard, toujours pas livrées dans certains centres
  • Demandes pour enfants à besoins spécifiques mal anticipées, faites avant la fin des inscriptions familles = réajustements permanents.
  • Infos transmises trop tardivement par la DASCO aux CASPE.

Paris Famille : un enfer numérique

  • Site d’inscription incompréhensible pour les familles et chronophage pour les directeur.trices
  • Inscription jour par jour, effectifs qui disparaissent, sorties non prises en compte…
  • Des directeur.trices qui y passent plus de 4 heures par jour, voire 6h le premier jour.

Et l’animation dans tout ça ?

  • Est-ce que l’animation est la dernière roue du carrosse ?
  • Entre les travaux dans les écoles et les contraintes des caisses des écoles, l’animation devient une variable d’ajustement.

Ce qui tient encore : le professionnalisme des équipes

  • Les directeur.trices font tout pour que ça tienne, malgré des conditions intenables.
  • Des directeurs de centre, adjoints, facilitateurs non REV à l’année qui bossent sur leur temps perso, jusqu’à l’épuisement.
  • Ce système repose sur le dévouement des agent·es : ça ne peut plus durer.

Le SUPAP-FSU revendique :

Le respect des horaires de travail et des pauses

Le respect des taux d’encadrement et l’ouverture de postes adaptés pour accueillir les enfants à besoin particulier
L’ouverture de centres de proximité, à taille humaine
Des moyens matériels et logistiques décents
Une vraie anticipation et des outils numériques fiables
La reconnaissance du travail des équipes
Des heures supplémentaires pour les directeurs de clé et les facilitateurs qui ne sont pas REV à l’année

 

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