Budget, de fausses concessions, un budget antisocial !
/image%2F2080540%2F20260120%2Fob_4518c9_capture-d-ecran-2026-01-20-a-14-24.png)
Lecornu a menti. Minoritaires dans le pays et au parlement, Macron et son 1er ministre vont de nouveau passer en force et imposer leur budget pour 2026.
En dépit de quelques concessions symboliques, ce budget reste un budget antisocial.
Uns seul exemple : la généralisation du repas à 1 euro en mai-juin pour l’ensemble des étudiants (au-delà des seul.es boursier.es) se ferait alors que budget sur la vie étudiante devrait encore baisser de 100 millions cette année et celui des Universités de 400 millions d’euros !
Des dizaines d’années de cadeaux aux grandes entreprises ont creusé les déficits.
Les grandes entreprises (Total, LVMH…) reçoivent des aides considérables : au total 270 milliards par an, 8 561 euros par seconde (dont 80 milliards exonérations de cotisations sociales).
Mais Macron-Lecornu ne veulent pas y toucher.
C’est donc à la population et aux salarié.es qu’ils présentent l’addition.
Amener le déficit sous la barre des 5 % c’est supprimer 12 milliards d’euros de dépenses (comme Bayrou en 2025) et de nouveaux sacrifices en particulier la baisse du budget des collectivités locales et donc des suppressions massives de postes dans les services publics de proximité.
Ce budget est dans la continuité de celui sur la sécurité sociale (taxe supplémentaire de 1 milliard sur les mutuelles, fin des allocations familiales pour les parents de mineurs de 14 ans et plus, des milliards de coupes budgétaires sur la santé…).
Le budget 2026 prévoit une augmentation massive pour le budget de la défense : près de 7 milliards d’euros, avec la réinstauration d’un service militaire et au-delà une loi de programmation militaire de 36 milliards sur 4 ans !
Si Lecornu n’est pas censuré, d’autres lois très graves pourraient être adoptées : remise en cause du 1er mai comme jour férié pour de nombreux secteurs économiques (au détriment des salarié.es et des petits artisans), fin de l’obligation de construire des logements sociaux dans les communes, le projet d’« allocation de solidarité unifiée », qui sous prétexte de simplification (et de « favoriser le travail par rapport à la solidarité ») pourrait signifier de nouvelles restrictions dans l’attribution du RSA, de la prime d’activité et des APL.
Pour alimenter les caisses de la sécurité sociale et de l’Etat il faut mettre fin aux exonérations fiscales et sociales pour les grands patrons, créer des emplois dans les services publics, augmenter le SMIC et les salaires (dégeler le point d’indice), permettre l’égalité salariale femmes / hommes…
La lutte continue !