Crever de chaud au travail, ça suffit !
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La rénovation thermique des bâtiments va prendre 20 ans.
Dans l’immédiat, pour limiter les températures il faut sur tous les sites : des stores, des films occultants ou du blanc de Meudon sur les fenêtres, des brasseurs d'air, réparer les systèmes de ventilation défectueux (des brumisateurs et des fontaines d’eau fraiche).
Sur chaque site de travail, il faut au moins une salle rafraichie (24° max) pour travailler ou pouvoir faire des pauses régulières (et plusieurs salles si l’établissement accueil du public).
Si besoin des climatiseurs mobiles doivent être installés et activables en cas de températures extrêmes pour garantir cette salle rafraichie (comme dans les bibliothèques et les écoles).
Il faut arrêter de répondre dans l’urgence en fonction des alertes météo.
La seule mesure objective est celle de la température : extérieure pour les collègues qui travaillent dehors et celles mesurées dans chaque site de travail (on veut des thermomètres partout !).
Nous mettre au frais, sinon au repos (sans temps à rattraper !)
Le code du travail ne fixe pas de seuils de température mais depuis l'an dernier il dit que les lieux de travail doivent être rafraichis !
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Dès 30° à l’intérieur (quand travailler devient dangereux pour la santé), s’il n’y a pas de salle rafraichie, les agent.es doivent être redéployé.es dans un site « frais ».
Si le redéploiement n’est pas possible, les agent.es doivent être placé.es en télétravail.
Si le télétravail n’est pas possible, ils.elles doivent pouvoir rester à leur domicile (éviter les transports en commun surchauffés, être au repos).
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Même s’il n’y a pas d’Autorisation Spéciale d'absence prévue en cas de canicule, l’obligation légale de la Ville (qui prime sur tout autre considération) c'est de nous protéger au travail. Tout défaut en la matière l’expose à une condamnation pénale pour faute inexcusable.
Soit la Ville se donne les moyens de nous faire travailler au frais soit elle nous met au repos sans qu'on ait à en payer le prix (ni baisse de salaire ni congé imposé ni temps à rattraper).
A juste titre, la DRH a décidé que les vacataires empêché.es de travailler lors de la dernière canicule soient payé.es. Aucun.e agent.e ne doit supporter le coût de températures incompatibles avec l’activité.
A plus de 28°C à l’ombre à l’extérieur, pour les personnels du dehors, la Ville doit reporter les tâches pénibles, aménager les horaires, augmenter les pauses journalières (et les rendre possibles) et leur garantir l’accès à des pièces de repli/rafraîchies existantes dans des sites de travail de la Ville (sur la base d’une cartographie précise).
Si la Ville ne le fait pas, se protéger en exerçant son droit de retrait, en déclarant un accident de travail, en faisant grève
A 30° et plus, en l’absence de pièce rafraichie et de suspension de l’activité (redéploiement, télétravail ou ASA), nous appelons les personnels à exercer individuellement ou collectivement (simultanément) leur droit de retrait pour protéger leur santé (et obliger notre employeur et l’État à prendre les mesures nécessaires).
On peut exercer son droit de retrait quand on a un motif raisonnable de penser que la situation de travail nous expose à un danger « grave et imminent » pour notre santé.
L’employeur ne peut pas juger à priori de l’absence de danger pour la santé, sans connaissance de la situation réelle de travail (température), de la situation de santé des agent.es (éventuelle pathologie, symptômes de détresse physique liée à la chaleur).
On peut exercer son droit de retrait en allant dans un lieu de travail rafraichi (une autre salle de son lieu de travail, un autre lieu de travail de sa direction ou d’une autre…) ou en allant à son domicile.
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" Lieu / Heure Bonjour, Je vous informe qu’à partir de maintenant/demain j’exerce mon droit de retrait au titre de l’article 5-1 maintenu du décret 85-603. Aujourd’hui sur mon lieu de travail il faisait/il fait plus de 30° (donner les températures et si possible joindre une ou plusieurs photos de thermomètre). A ? heure j'ai été pris.e de ....(possibilité de décrire des symptômes de coup de chaud: vertiges, nausée, forte migraine... ). Je ne peux plus travailler dans ces conditions intenables de température. Je me retire de la situation qui m’expose à un danger grave et imminent pour ma santé (indiquer si on se redéploie dans une autre salle, ou sur un autre site de travail + frais ou si on rentre à son domicile). Je suis joignable, reste à disposition de l’employeur et dans l’attente de mesures qui me protègent. Je souhaite que la F3SCT de ma direction soit immédiatement informée de mon droit de retrait et des réponses qui y seront apportées. Cordialement. " |
En cas de malaise sur le trajet ou au travail on peut aussi déclarer un accident de service (informer sa hiérarchie, prendre rendez-vous avec un médecin pour établir un certificat médical « initial » (qui constate l’état de santé dégradé suite à ce malaise) puis dans les 48 suivant l’établissement de ce certificat faire la déclaration d’accident du travail auprès de l’UGD). Le Certificat comme la déclaration doivent mentionner la date et l’heure du malaise et pour l’accident de trajet il est préférable d’avoir des témoins.
Avec la déclaration, des bons de prise en charge sont délivrés par l’UGD ou le n+1 qui couvrent toute dépense liée aux soins et il n’y a pas de jour de carence.
Précisions ICI
Nous mettons aussi à disposition des équipes ce préavis de grève permanent : ICI