Animation : catégorie A pour les directeur.trices périscolaires…et catégorie B pour les animateur.trices ! Qui, quand, comment ?
Animation : catégorie A pour les directeur.trices périscolaires…et catégorie B pour les animateur.trices !
Qui, quand, comment ?
Durant toute la campagne électorale, Emmanuel Grégoire a affirmé son ferme engagement à faire évoluer le poste de directeur.trice périscolaire en catégorie A. C’est une réponse à une revendication légitime portée par le SUPAP-FSU depuis 2022 qui ne peut que contribuer à améliorer le service public et rendre plus attractif le métier.
Ci-dessous nos propositions pratiques concernant la mise en œuvre de cette mesure, et les conséquences que cette évolution doit permettre pour l’ensemble de la filière animation.
Directeur.trices périscolaires en A : qui, quand, comment ?
L’accès à la catégorie supérieure ne peut se faire qu’en respectant certaines règles statutaires. Dans le cadre existant à la Ville de Paris, notre syndicat revendique :
- L’intégration des directeur.trices périscolaires dans le corps des CAPSA, spécialité animation périscolaire (contrairement à la fonction publique territoriale, un corps de métier de catégorie A existe déjà à Paris pour la filière animation, regroupant pour le moment uniquement des personnels d’action éducative des CASPE ou de l’arsenal) ;
- L’accès au corps des CAPSA par un examen professionnel simplifié (il doit s’agir d’une validation simple des compétences acquises) ouvert à tous les REV AAP titulaires en poste sans condition d’ancienneté. Il ne peut pas y avoir en principe de nomination automatique pour tous.tes sans épreuve sauf quand un nouveau corps de métier est créé (corps des AAP en 2013 par exemple), ce qui n’est pas le cas en l’occurrence. L’autre option possible, la voie du concours, obligerait la Ville à recruter au moins 2/3 d’externes, ce qui serait totalement défavorable pour les REV en poste ;
- Une modification dès le mois d’avril du statut des CAPSA au Conseil Supérieur des Administrations Parisiennes, intégrant des dispositions transitoires permettant l’organisation d’un examen professionnel réservé aux REV, puis la prise dans la foulée d’une délibération au Conseil de Paris reprenant ces modifications (passages obligés pour mettre en œuvre cette mesure) ;
- L’organisation de l’examen professionnel d’ici l’été pour une prise de poste dès la rentrée de septembre 2026 (coïncidant avec le changement d’appellation des REV en directeur.trices périscolaires) avec un nombre de postes ouverts correspondant au nombre de REV AAP titulaires ;
- La possibilité d’un nouvel examen professionnel en 2027 dans les mêmes conditions au cas où certain.es collègues ne seraient pas lauréat.es cette année, avant de basculer pour les années suivantes vers les modes de recrutements classiques (concours interne et externe, nominations au choix) ;
- La titularisation directe des lauréat.es dans le corps des CAPSA sans période stage, comme le SUPAP-FSU l’a obtenu pour l’examen professionnel réservé à l’action éducative (CAPSA) et pour celui à venir au titre de l’expertise éducative (AAP), voir ICI. L’argument est le même. Il s’agit ici de reconnaitre les missions des directeur.trices périscolaires qui exercent déjà sur le poste sur lequel ils vont accéder à la catégorie supérieure.
Au-delà des REV le SUPAP-FSU revendique, en cohérence, l’accès au corps des CAPSA des directeur.trices et directeur.trices adjoint.es des centres ressources centraux et des coordinateur.trices PEDT, de la mission éducation inclusive et des missions ressources inclusion, des directeur.trices des centres de loisirs hospitaliers.
Animateur.trices en B : qui, quand, comment ?
L’engagement du nouveau maire pour les directeur.trices périscolaires doit permettre une valorisation de l’ensemble de la filière animation.
A ce titre, l’accès progressif des animateur.trices à la catégorie B est indispensable, sur le fond mais aussi sur la forme.
Sur le fond, cette évolution serait légitime compte tenu des missions réalisées par les animateur.trices dans le cadre d’un projet éducatif territorial ambitieux, et souhaitable pour donner de l’attractivité à notre secteur.
Sur la forme, les différentes filières, à la Ville de Paris sont construites de manière pyramidale permettant un déroulement de carrière.
Pour l’animation il n’est pas envisageable d’avoir une filière en sablier avec beaucoup d’agent.es en A et en C et très peu en B.
Le passage en A des REV sans mesure de valorisation des autres métiers de l’animation aurait pour conséquence :
- Un corps de CAPSA en A d’environ 700 collègues (action éducative, directeur.trices périscolaires…),
- Un corps d’AAP en B réduit à 120 collègues (80 animateur.trices lecture relai et des CR centraux, et 40 adjoint.es éducatif.ves d’action collégiens…)
- Un corps d’AAAS en C de 2 500 collègues (plus 1 000 contractuel.les et 8 500 vacataires) !
Il n’y aurait de possibilité d’évolution en catégorie B par concours ou promotion au choix que sur quelques postes hyper spécifiques (animateur.trice lecture relai ou des CR centraux, adjoint.e éducatif.ve action collégiens…).
En conséquence, le SUPAP-FSU revendique :
- L’accès par examen professionnel des animateur.trices à la catégorie B avec une première vague dès cette année pour les postes d’animateur.trice lecture, de REV R, de REV S renforcés, de REV S et d’animateur.trices lecture CLH (cumulant espace lecture et suppléance de direction). Cette mesure permettrait la reconnaissance des missions exercées par les collègues (expertise éducative, missions de direction) et de résoudre le problème récurrent du manque d’attractivité de ces postes (plusieurs dizaines de postes d’animateur.trices lecture et près de 200 postes de REV S non pourvus) ;
- Une méthode identique à celles que nous demandons pour les directeur.trices périscolaires : modification du statut des AAP puis délibération en conseil de Paris. S’agissant de l’examen professionnel, nous demandons l’ouverture d’un nombre de postes équivalent au nombre de postes sur ces fonctions : 565 animateur.trices lecture (620 – les 55 postes d’animateur.trices lecture relai déjà obtenus) + 620 REV S renforcés et REV S + quelques dizaines de REV R et quelques postes d’animateur.trices lecture CLH;
- Une planification sur plusieurs années pour permettre l’accès à moyen terme de l’ensemble des animateur.trices titulaires au corps des AAP.
D’un point de vue budgétaire, dans les deux cas (évolutions en catégorie A et B), il ne s’agit pas de créations de postes supplémentaires mais de transformations de postes (augmentation du traitement budgétaire et de l’IFSE), dont l’impact à court terme resterait limité pour la Ville.
Il y a urgence à valoriser les métiers de l’animation !
Le SUPAP-FSU toujours à vos côtés pour vous défendre et vous informer !
SUPAP-FSU DASCO : 06 46 36 93 97 ou supapfsudasco@gmail.com