L’hôpital moins remboursé, attaques contre le logement social et le temps partiel thérapeutique… Macron Lecornu, de nouvelles mesures antisociales !
Le gouvernement augmente le forfait hospitalier (de 20 à 23 euros), c’est-à-dire la somme laissée à la charge des patients hospitalisés (et de 19 à 23 euros aux urgences, de 15 euros à 17 euros en psychiatrie). Les complémentaires santé qui compensent ce reste à charge vont de nouveau augmenter leurs tarifs. Près de 3 millions de personnes n’ont déjà pas de complémentaire santé !
Le gouvernement veut restreindre l’accès au temps partiel thérapeutique (jusqu’à 30 jours de délai pour accorder le TPT, entretien préalable obligatoire, conditions plus difficiles pour reconstituer ses droits au TPT…).
Le gouvernement a validé la baisse de la durée d’indemnisation des chômeur.euses en cas de rupture conventionnelle (de 18 à 15 mois).
Ces mesures s’ajoutent au budget imposé à coup de 49-3 (avec des milliards en moins pour les collectivités locales et donc des suppressions massives de postes dans les services publics de proximité).
Elles s’ajoutent aussi au budget de la sécurité sociale (taxe supplémentaire de 1 milliard sur les mutuelles, fin des allocations familiales pour les parents de mineurs de 14 ans et plus, des milliards de coupes budgétaires pour les hôpitaux publics).
D’autres mesures antisociales sont en vue : remise en cause du 1er mai comme jour férié pour de nombreux secteurs économiques, fin de l’obligation de construire des logements sociaux et même fin du logement social (un bail de 3 ans, sur décision du maire…), une « allocation de solidarité unique » pour « favoriser le travail par rapport à la solidarité » fusionnant RSA, prime d’activité et APL (20% des plus modestes pourraient voir leurs aides diminuer).
Mais devant l’opposition unanime des syndicats, le gouvernement vient de renoncer à la baisse du nombre d’Autorisations Spéciales d’Absence qu’il envisageait pour la garde d’enfant, le décès de proches, le mariage ou le PACS. Pour l’heure il continue à vouloir conditionner les ASA pour mariage ou PACS aux nécessités de service.
Pour alimenter les caisses de la sécurité sociale et de l’Etat il faut mettre fin au séparatisme des riches, mettre fin aux exonérations fiscales et sociales pour les grands patrons, créer des emplois dans les services publics, augmenter le SMIC et les salaires (dégeler le point d’indice), permettre l’égalité salariale femmes / hommes…
Et pour se défendre et gagner il faut que les syndicats fassent front commun !
Assez des mesures antisociales du président des riches ! Unité !