L'application du RIA à la SMM c'est : sanctionner sans respecter les règles
L'APPLICATION DU RIA À LA SMM C’EST : SANCTIONNER SANS RESPECTER LES RÈGLES
À la lecture des pratiques actuelles, une question se pose :
La SMM disposerait-elle d’une version du règlement intérieur des addictions que les agents ne connaissent pas ?
Une version où les articles seraient appliqués à la carte, selon les situations et sans respect de leur logique initiale ?
Si tel est le cas, nous demandons qu’elle soit communiquée à l’ensemble des agents.
Car le RIA que nous connaissons prévoit des règles claires.
L’article 23 impose une logique de prévention : toute sanction doit être précédée d’une orientation vers des dispositifs d’accompagnement ou de soins. L’objectif est d’aider les agents, pas de les sanctionner immédiatement.
L’article 17, quant à lui, prévoit une prise en charge adaptée et progressive. L’orientation vers la médecine préventive s’inscrit dans un cadre précis, notamment en cas de situation répétée, et non de manière systématique dès une première situation.
Or, dans les faits, ces principes n’ont pas été respectés.
Suite au contrôle généralisé organisé dans les garages, tous les agents concernés ont été sanctionnés de manière identique, sans distinction de situation, de taux ou d’antécédents. Tous ont reçu un blâme.
Aucune démarche réelle de prévention n’a été mise en place. Aucun accompagnement humain, aucun échange, aucune orientation vers un dispositif d’aide. Les agents ont été directement orientés, dès une première situation, vers la médecine préventive via une simple convocation par boîte mail pour réaliser une prise de sang, sans analyse individualisée ni prise en charge progressive telle que prévue par l’article 17. Une procédure froide et déshumanisée, loin de toute logique d’accompagnement.
Enfin, la confidentialité n’a pas été respectée dans les faits. Le retrait des agents de leur poste de conduite les a rendus immédiatement identifiables au sein du garage. Les conséquences ont été directes : rumeurs, jugements et stigmatisation, certains agents étant assimilés, à tort, à des “ivrognes”, avec un véritable préjudice moral.
Le SUPAP-FSU ne remet pas en cause la tolérance zéro sur les postes à risque et à responsabilité. Mais le respect des règles ne peut pas être à sens unique.
Le RIA doit être appliqué dans son intégralité, par tous et à tous les niveaux.
Le SUPAP-FSU demande l’annulation des sanctions pour non-respect de la procédure prévue par le RIA.
SUPAP-FSU - Section DPE Seul on subit, Ensemble on impose