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Publié par SUPAP-FSU

Après avoir écouté les interventions des syndicats, E. Grégoire a apporté quelques réponses partielles et souvent des refus puis a rapidement quitté le CST !

Malgré son engagement à recevoir chaque syndicat une fois par an, sa présence ressemble plus à une opération de communication qu’à une rupture avec la mandature précédente.

« La Ville a déjà fait beaucoup »

Promotions, égalité femmes-hommes, IFSE

Le maire a indiqué que la Ville avait déjà financé de nombreuses mesures décidées par les gouvernements, subissait la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales et avait « déjà fait beaucoup ».

Il a indiqué qu’il n’y aurait pas de ratios promus promouvables à 100% pour les années 2027-2029, puis C. Rolland, l’adjointe en charge des personnels, a précisé après son départ qu’il parlait de la catégorie A.

Les ratios à 100% seront donc maintenus pour la catégorie C et B…mais il faudra se battre pour la catégorie A !

E. Grégoire a indiqué être prêt à faire plus sur l’égalité salariale femmes/hommes. Cela répond à une demande de notre syndicat, notamment pour les métiers féminisés de catégorie C, totalement oubliés par le récent protocole. A suivre…

Notre syndicat a rappelé l’urgence d’augmenter les rémunérations dans un contexte de baisse continue du pouvoir d’achat des agent.es de la Ville depuis des années et de manque « d’attractivité » (4 000 postes budgétés non pourvus !). La collectivité la plus riche de France a des moyens et des leviers (IFSE, RPP, nombre de promotions de C en B et de B en A…).

Droit au logement, un premier engagement

Pour le maire, le logement est une priorité absolue : aucun agent ne doit dormir dans sa voiture. Il faut remonter les situations tout de suite. Il n’y aura pas forcément de logement social, mais l’engagement d’un hébergement d’urgence. Une 1ere avancée, fruit de nos mobilisations, qui doit se traduire dans les faits. Mais nous attendons beaucoup plus !

Élections professionnelles, Grégoire persiste

En dépit de la demande quasi unanime des syndicats, le maire indique qu’il n’y aura pas de retour au vote à l’urne. Le vote électronique est maintenu alors qu’il accentue l’abstention et est facteur d’inégalité entre les personnels ayant, ou pas, une utilisation régulière des outils informatiques et de la messagerie Ville. Le maire s’engage simplement « à mettre les moyens pour bien accompagner les agent.es sur le plan du numérique ».

Déménagement de la DRH (rue Lobau), décision maintenue

Contre l’avis de syndicats et en l’absence de réelle concertation, le maire confirme le déménagement dans le 13e, « parce que le projet est très avancé et avec l’objectif de création de logements ». Il indique qu’il faudra accompagner les agent.es et mentionne la possibilité de passage à 3 jours de télétravail pour prendre en compte l’augmentation du temps de transport si elle existe.

Périscolaire, aucuns moyens immédiats pour renforcer les équipes et mettre fin à la précarité illégale

Il n’y aura aucune mesure d’urgence malgré le contexte insoutenable pour les personnels du périscolaire.

Le maire reconnait que des suspensions qui peuvent être parfois injustes mais « la sécurité des enfants prime sur tout ».

Le maire n’envisage pas de contractualiser tous les faux vacataires sur postes permanents (la Ville resterait donc hors-la-loi), ne souhaite pas la mise en œuvre d’un.e agent.e dédié au change des enfants en maternelle (malgré son engagement sur la question dans un tract de campagne…qu’il n’aurait pas lu !), ne prend aucune mesure immédiate pour renforcer les équipes d’animation et augmenter les rémunérations.

Bref, il ne prend absolument pas conscience de l’urgence ! Il faudra continuer la lutte !

Il va falloir se mobiliser !

Le maire n’a annoncé aucune mesure immédiate sur les rémunérations ou les effectifs, n’a pas eu un mot sur les conditions et la santé des agent.es au travail, les œuvres sociales…

Sans mobilisation des personnels, il n’y aura que quelques moyens supplémentaires mais totalement insuffisants pour le périscolaire (et bien entendu pour renforcer la police municipale).

Pour le reste cela risque d'être des restrictions budgétaires pour tous.tes !

Mobilisons-nous !

 

Retrouvez ci-dessous la déclaration liminaire de notre syndicat

Déclaration liminaire SUPAP-FSU au CST central du 15 avril 2026

Monsieur le Maire,

 

Dans la situation de crise renforcée par la guerre au Moyen Orient, le prix des énergies et l'inflation viennent encore plus fragiliser les agent.es de la fonction publique dont le pouvoir d'achat est en chute libre après des années de blocage du point d'indice et l’absence d’évolution des grilles.

Il y a urgence à enfin revaloriser les salaires. 

La Ville doit mettre en place des mesures d’urgence (augmentation de l'IFSE de 300€ mensuels pour tous.tes par exemple) et à long terme (augmentation des taux directeurs IFSE/CIA, Ratios promu.es promouvables à 100% pour les 3 catégories).

Les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes doivent également être réellement résorbées car encore sous évaluées et invisibilisées. Nous demandons l’ouverture au plus vite de nouvelles négociations pour toutes les filières à majorité féminines et en particulier à la catégorie C totalement oubliée dans le récent protocole.

Les services publics parisiens sont à bout de souffle. Dans tous les secteurs, les embauches sont nécessaires afin de pouvoir rendre un service public de qualité. Le mouvement des bibliothèques en témoigne dès ce jour.

Cela passe aussi par la déprécarisation, la limitation du recours aux contractuel.les et la fin de l'emploi illégal de faux vacataires. La précédente mandature a diminué le nombre de fonctionnaires à la Ville de Paris, malgré l’embauche de centaines de policiers municipaux. 

La santé au travail des agent.es est aussi un enjeu majeur pour le service public. Cela suppose des moyens réels pour la prévention et pour le reclassement des agent.es. De nombreux-ses collègues sont abimé.es par des conditions de travail très dégradées et la Ville ne respecte par leurs droits à une 2e carrière.

La question de la protection sociale, volet prévoyance et santé, doit être rediscutée pour aboutir à une prise en charge réelle et ambitieuse des agent.es et pas seulement une protection insuffisante à moindre coût.

La restauration, et les œuvres sociales doivent bénéficier d’un budget permettant un accès à toutes et tous aux cantines mais aussi un accès aux vacances et aux loisirs.

Le conseil de Paris d’hier a montré que, quand la Ville le veut, elle peut débloquer des moyens. Mais l’affectation de ces derniers ne vont pas là où il faudrait pour le périscolaire. Seules des embauches pour réduire les taux d'encadrement, des formations diplômantes et sur la prévention des violences, la fin de la précarité généralisée et des salaires décents, permettraient de développer un service public de qualité pour accompagner et protéger les enfants. C’est ce que soutient la lutte intersyndicale en cours.

Aujourd'hui vous êtes venu au Comité Social Territorial Central. Il faut vous engager à sortir des pratiques de l'ancienne mandature en matière de dialogue social. Nous vous demandons de rompre avec un certain autoritarisme du passé : limitation de la parole, refus même d'écouter les restitutions d'expertise, etc.... Le mépris envers le personnel et ses organisations représentatives que ce soit en central comme en direction, doit cesser.

Cela passe par un vrai échange que nous espérons dès ce jour avec vous et la remise en place du vote à l'urne pour les élections professionnelles réclamée par la quasi-totalité des organisations syndicales.

 

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