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Publié par SUPAP-FSU

Nouveau jour de carence, limitation des arrêts-maladie et du temps partiel thérapeutique :

Halte aux attaques contre les droits en santé des fonctionnaires !

Le gouvernement veut encore s’attaquer aux droits de santé des agent.es de la Fonction publique.

  • Limitation stricte de l’arrêt de travail à 1 mois, et le renouvellement éventuel plafonné à 2 mois ;
  • Nouveau jour de carence en cas de prolongement ;
  • Délai de 30 jours laissé à l'administration pour valider une demande de temps partielthérapeutique (aujourd’hui automatique pour une durée maximale de 3 mois sur avis du médecin traitant, renouvelable au-delà si accord de l’administration) ;
  • Obligation d'utiliser des médecins agréés ou l’incitation à multiplier les visites de contrôles.

Il n’y a pas de déficit de la sécu !

Après la réduction du budget des hôpitaux, la taxe d'1 milliard sur les mutuelles, la hausse du forfait hospitalier, Lecornu veut encore réduire les dépenses de santé et contrôler les personnes malades dont beaucoup abuseraient de leurs droits.

En réalité il s’agit d’empêcher (de dissuader) toujours plus d’agent.es de bénéficier de leurs droits à la protection sociale.

S’il y a un déficit de la sécurité sociale ce n’est pas à cause des dépenses (pour les chômeurs, l’aide médicale pour les étrangers…) mais parce qu’il n’y a plus assez de recettes !

Les exonérations de cotisations sociales pour les patrons s’élèvent à plus de 80 milliards par an alors que le déficit de la sécu est de 21 milliards. Ce sont ces cadeaux qui creusent les déficits et la dette et sont le prétexte pour détruire la protection sociale et les services publics.

Pour alimenter les caisses de la sécu et de l’Etat (avec plus de cotisations et de rentrée fiscales), il faut mettre fin à toutes ces exonérations sans conditions, taxer les ultras riches. Il faut créer des emplois dans les services publics, augmenter les salaires. Il faut rétablir la retraite à 60 ans et le remboursement sécu à 100%.

D’ores et déjà il faut abroger le jour de carence et l’abattement de 10% les jours suivants d’arrêt de travail.

Dans l’unité, les syndicats doivent organiser la riposte à ces mesures antisociales.

A la Ville de Paris :

des moyens pour la médecine préventive, la prévention, la reconversion

Sous-effectifs, surcharge de travail, pénibilités, management toxique, usure professionnelle (et allongement de l’âge de départ à la retraite)...la maladie est bien souvent la conséquence de politiques antisociales qui détruisent les collectifs de travail, les droits et la santé des agent.es.

La Ville de Paris doit tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de travail protéger la santé des agent.es. Elle en a les moyens.

  • Des créations de postes pour mettre fin aux sous-effectifs ;
  • Une baisse du temps de travail avec une nouvelle grille des pénibilités ;
  • L’amélioration des moyens dédiés à la prévention des risques professionnels, des risques environnementaux et climatiques (BPRP notamment) ;
  • De vrais moyens pour la formation et la reconversion professionnelle ;
  • Pour la médecine préventive, le recrutement ambitieux et attractif de médecins, la formation et la reconnaissance statutaire et salariale des infirmières du SMP pour pallier la pénurie nationale de médecins du travail ;
  • Le recrutement massif et immédiat d’UGD, formation renforcée, passage en catégorie B, quand les UGD vont mal tous les agent.es sont en difficulté.

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SUPAP-FSU : 01 44 68 13 75 ou syndicat-supap-fsu@paris.fr

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