Échos du CST central du 30 septembre 2026 : primes, promotions, cantines/AGOSPAP et canicules…
Le CST est une instance consultative. Comme d'habitude nous vous rendons compte des sujets abordés et de ce que nous avons défendu / proposé.
Non à la baisse des taux de CIA IFSE !
Le SUPAP-FSU a dénoncé la baisse des taux directeurs de CIA et d'IFSE pour la 3e année consécutive. Tous les taux directeurs de CIA et IFSE sont à la baisse, excepté une hausse minime du taux IFSE en catégorie C (6 euros brut d’augmentation en moyenne pour une ASEM débutante en janvier 2027…contre 5,50 euros en janvier 2026 !).
Avec la baisse drastique du taux de CIA, même en catégorie C les agent·es sont perdant·es par rapport à l’année dernière !
Le SUPAP revendique une augmentation immédiate de l’IFSE mensuelle d’au moins 300 euros pour tous·tes, l'augmentation et l’harmonisation des régimes indemnitaires pour chaque catégorie.
Le SUPAP exige la transparence pour qu’aucun·e agent·e ne soit victime de discrimination.
Halte aux promotions clientélistes !
Nous avons voté contre les Lignes Directrices de Gestion qui, hormis 2 corps de catégorie A+, définissent des critères très (trop) généraux de promotion au choix (avancement de grade, promotion de corps) de l'administration et laissent la porte ouverte à des pratiques clientélistes.
S’agissant des contractuel·les, nous avons salué le nouvel engagement de la Ville à une revalorisation triennale systématique du traitement budgétaire correspondant à l’évolution de la grille indiciaire des fonctionnaires de catégorie équivalente. Cette mesure sera favorable aux contractuel·les de catégorie A. En revanche, cette mesure n’aura malheureusement aucun effet dans l’immédiat pour les contractuel.les de C et de B (rémunération strictement identique pour les fonctionnaires placé·es sur l’un des 27 échelons en dessous du SMIC en C et début de B).
Ratios Promus Promouvables : et les A ?
Ces promotions par avancement de grade constituent un autre levier de la Ville pour faire avancer nos carrières.
Nous nous sommes félicité.es du maintien de la promotion au grade supérieur de 100% des agent.es de C et de B (hors agent·es ayant eu une sanction supérieure à l’avertissement) remplissant les conditions de promotion (avant, des pourcentages étaient décidés par la Ville pour chaque corps de métier).
Pour la catégorie A, la Ville proposait une augmentation de 15% des corps féminisés de la filière médico-sociale et de la petite enfance, et du corps des CAPSA compte tenu de l’augmentation importante des effectifs ces prochaines années (directeur·rices périscolaires).
Comme la CFTC, notre syndicat a demandé via un amendement l'extension du 100% à toute la catégorie A (promotion de tous les agent·es promouvables).
Compte tenu des projections de promotions sur les 3 prochaines années, nous avons indiqué que même en mettant en œuvre cette mesure, il y aurait beaucoup moins de promotions en 2027-2029 que les années précédentes. C’était le moment ou jamais d’envoyer un signal fort pour les collègues des 28 corps de catégorie A de la Ville.
Pour illustrer, il y a eu 18 000 promos en 2018-2020, puis 12 000 sur les périodes triennales suivantes…il y en aura, selon les scénarii, entre 8 315 et 9 210 pour 2027-2029 ! Donc un nombre de promotions réduit de moitié depuis 10 ans…même avec le scénario le plus favorable !
La Ville a refusé cette proposition...mais accepté un amendement de l'UCP d'augmentation de 10% pour les autres corps de A ne bénéficiant pas d’augmentation dans la proposition initiale.
Les « petits A » (médico-social, petite enfance) sont les grand·es perdant·es, ces collègues subissant une triple peine (grilles indiciaires proches du B, régimes indemnitaires faibles, pas de ratios à 100%).
Nous nous sommes abstenu.es.
L'ASPP (cantines) et l'AGOSPAP manquent de moyens !
Nous avons voté contre la prolongation de l’avenant de la convention ASPP et l’avenant à la convention AGOSPAP, et dénoncé le manque de moyens donnés à l'ASPP et l'AGOSPAP.
Nous avons rappelé nos demandes de mesures d'urgence sociale : une hausse immédiate d’au moins 15% de la subvention attribuée à l’ASPP pour baisser les tarifs des cantines et garantir un repas social complet à moins de 5 euros, mais aussi le déblocage d’un budget pour accorder des tickets restaurant ou des primes paniers à celles et ceux qui ne peuvent pas bénéficier de la restauration collective.
S’agissant de l’AGOSPAP, nous demandons l’augmentation des subventions pour atteindre 3% de la masse salariale.
On ne veut plus crever de chaud au travail !
La gestion des épisodes caniculaires est à géométrie variable, source d’inégalités de traitement et elle ne s’appuie pas sur des indicateurs objectifs (seuils de température par exemple).
Nous avons dénoncé la gestion de l'exercice du droit de retrait dans certaines directions, illégale et irresponsable. Lorsqu'un·e agent·e exposé·e (parfois durablement) à des températures extrêmes déclare sentir que sa santé est en danger, l'administration n'a pas la possibilité de dire qu'il n'y a pas de danger. Des consignes qui ont pu être comprises comme des refus à priori de droits de retrait auraient pu en cas d'accident grave exposer la Ville à des poursuites pénales. Plus jamais ça !
Nous avons salué la décision de maintenir le salaire des vacataires dont les sites avaient dû fermer.
Les collègues n'avaient pas à payer l'impossibilité de travailler pour cause de canicule.
Ce bon sens devrait s'appliquer (d'une manière ou d'une autre) aux personnels titulaires…Nous n'avons pas à payer la réduction d'amplitude horaire ou la suspension de l'activité (avec du temps à rattraper ou des congés imposés).
La Ville doit nous protéger et cette protection ne doit pas se faire au détriment du salaire ou du temps de travail.
Le SUPAP-FSU toujours à vos côtés pour vous défendre et vous informer !
SUPAP-FSU : 01 44 68 13 75 ou syndicat-supap-fsu@paris.fr