Budget : ils se moquent de nous !
Lecornu évoque une mini taxe sur le patrimoine financier (excluant donc les « biens professionnels » des ultra riches, c’est à dire 2/3 de leur patrimoine). Elle rapporterait au maximum 1 milliard alors que le 1er ministre entend faire des coupes budgétaires de 35 à 40 milliards sur les dépenses sociales !
Il veut aussi défiscaliser et baisser les cotisations sociales sur les heures supplémentaires c’est-à-dire inciter les salarié.es à « travailler plus pour gagner plus » et ce au détriment du budget de l’Etat et de la sécurité sociale !
Donc aucune mesure de rattrapage après des années de destruction sociale : ni abrogation ni même suspension de la réforme des retraites, ni vrai impôt sur les ultra-riches, ni hausse des salaires, des allocations et des pensions, mais de nouveaux sacrifices pour la population et les salarié.es !
Depuis 2022, Macron 2 c’est :
- Augmentation du temps de travail des fonctionnaires (1607 heures) et gel du point d’indice
- Passage de 62 à 64 ans de l’âge de départ en retraite d’ici 2030 (et de 42 à 43 ans de durée de cotisation)
Depuis un an (Barnier, Bayrou) :
- Déremboursement des arrêts maladie (90%) qui s’ajoute au jour de carence
- Maintien du gel du point d’indice et suppression de la prime GIPA
- Hausse de la taxe sur l’électricité et hausse de la consultation chez le médecin (30 euros) et de la taxe sur les mutuelles (et donc hausse de leurs tarifs)
Cette année 2025 ce sont déjà 40 milliards de coupes budgétaires qui ont été imposées : protection sociale, santé, justice, emploi, écologie et les collectivités locales qui suppriment des postes.
Un pognon de dingue !
La mini taxe sur le patrimoine financier est ridicule
Depuis 2017, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises est passé de 600 à 1 200 milliards.
Les grandes entreprises (Total, LVMH, Sanofi…) reçoivent des aides considérables : au total 270 milliards par an, 8 561 euros par seconde ! Ces cadeaux creusent les déficits et la dette et sont le prétexte pour détruire la protection sociale et les services publics.
Répartir autrement les richesses
Pour alimenter les caisses de la sécurité sociale et de l’Etat (avec plus de cotisations et de rentrée fiscales), il taxer les ultras riches, il faut créer des emplois dans les services publics, augmenter les salaires, permettre l’égalité salariale femmes / hommes…
Il faut répartir autrement les richesses produites par les salarié.es : augmenter le point d’indice, le SMIC, mettre fin aux jours de carence (public privé), des créations massives de postes dans les services publics, la retraite à 60 ans, le remboursement sécu à 100% !