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Publié par SUPAP-FSU

Après des années d’interpellations, la Ville reconnaît enfin les inégalités professionnelles : métiers féminisés sous-valorisés par les grilles, écarts de rémunération qui se creusent avec des primes plus basses dans les secteurs féminisés (médicosocial, travail avec les bébés et les enfants, culture…), promotions plus lentes pour les femmes, freins à la carrière des femmes (congés maternité, temps partiels qui impactent salaires et retraites…).

Mais la Ville laisse aussi dans l’ombre des milliers de vacataires (écoles, caisses des écoles…) dont la majorité sont des femmes mais aussi les employées des sociétés sous-traitantes (entretien des locaux…) qui travaillent dans des conditions indignes (horaires invivables), ou même les centaines d’assistantes maternelles et familiales mal payées.

Face à nos demandes répétées d’un budget de rattrapage des inégalités conséquentes la Ville vient de répondre par une proposition de protocole.

Un protocole insuffisant qui ne s’attaque pas aux inégalités massives

Les élu.es parisien.nes proposent des mesures très limitées qui ne résorbent pas les inégalités actuelles :

Deux mesures positives, voir ICI, dont vont bénéficier l’ensemble des agent.es de la Ville…qui ne permettront donc absolument pas de réduire les inégalités de rémunération entre femmes et hommes :

  • L’augmentation, à partir de 2026, pour tous les corps de la Ville des montants annuels d’IFSE octroyés pour les corps de la filière technique pour avancement de grade : 400 euros en catégorie C, 700 en catégorie B et 900 en catégorie A

 

  • Des mesures de revalorisations indemnitaires garanties pour toutes les promotions internes (900 euros annuels de C en B, 1 200 euros annuels de B en A) pour tous.tes les agent.es de la Ville

La Ville rappelle une mesure déjà annoncée précédemment : le rattrapage indemnitaire de l’IFSE pour les collègues prenant un congé parental…qui concerne très peu d’agent.es et qui a un faible impact sur la rémunération.

Au final, les seules mesures de rattrapage qui concernent des corps féminisés sont à ce jour très insuffisantes :

  • Aucune mesure ne concerne les agentes de catégorie C, pourtant les plus nombreuses et les plus mal rémunérées !
  • Beaucoup de corps de métiers féminisés ne bénéficient d’aucun rattrapage (ASEM, ATE, Adjoint.es d’animation, SMS, EAPS, CSE…)
  • Les montants de revalorisation proposés pour les 11 corps de catégorie B et A des filières culturelles et médico-sociales identifiés par la Ville sont bien trop faibles et ne permettront pas de combler les inégalités *
  • Les revalorisations sont échelonnées sur 3 ans

*Pour 7 des 11 corps de métiers la proposition de revalorisation, 1 000 euros brut sur trois ans, représente une augmentation d’IFSE mensuelle de 22 euros net chaque année sur 3 ans. C’est bien trop peu ! 

Pour la DRH l'augmentation de certains corps de C ne se justifie pas car "les montants d'entrée de corps en C sont plus uniformes». C'est oublier les corps (masculins) de la filière sécurité, par exemple : 3 865 euros annuels d’IFSE pour un agent de police municipale contre 2 425 euros pour une ASEM en école maternelle ou 2 525 euros pour un.e AASM en bibliothèque !

En catégorie B les différences sont également très importantes : 7 700 euros annuels d’IFSE minimum pour un technicien de tranquillité publique et de surveillance contre 4 000 euros pour un.e ASBM ou de 5 400 euros pour un.e animateur.trice en école.

Notre syndicat revendique une harmonisation par le haut des régimes indemnitaires permettant de résorber les inégalités de traitement entre les filières à majorité masculines et celles à majorité féminines.

Pas d’égalité ? Pas de vote !

Le SUPAP-FSU ne signera pas si les propositions de rattrapage des inégalités ne sont pas revues à la hausse ! D’autres syndicats ont aussi exprimé leur colère.

La DRH s’est engagée à transmettre nos demandes pour un plan plus ambitieux aux élu.es et à revenir vers nous rapidement.

Le SUPAP-FSU pour de véritables mesures pour l’égalité professionnelle

Pour le budget 2026, le SUPAP-FSU demande :

  • La revalorisation indemnitaire des filières féminisées : revalorisation des planchers IFSE (montants d’entrée de corps), renégociation des RIFSEEP, un système de prime égalitaire qui récompense de la même manière une responsabilité ou une technicité quelle que soit la filière concernée…
  • Un avancement de carrière lié uniquement à des critères professionnels et pas au temps de travail ou à la situation familiale
  • Le rétablissement des mesures de 2024 pour le CESU garde d’enfants qui soutenaient les familles monoparentales
  • La déprécarisation massive des collègues vacataires (employées illégalement sur des postes permanents…)
  • La fin des marchés avec des sociétés sous-traitantes qui exploitent et maltraitent leurs salariées, la remunicipalisation des missions de nettoyage et l'intégration des agent.es dans les services publics

Retrouvons-nous dans la RUE le 22 novembre à 14h à République pour lutter contre violences contre les femmes et les minorités de genre et participez à notre campagne contre les violences sexistes et sexuelles en répondant à ce questionnaire anonyme : CLIQUEZ ICI

RENCONTRONS-NOUS MARDI 25 11H45-13H45 devant la CANTINE AUDUBON- Stand d’info, échanges…

 

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!SYNDICAT-supap-fsu@paris.fr !

Plus d’infos sur le collectif féministe ici : feministesupap@gmail.com

 

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