Lutte contre les VSS à l’encontre des enfants : une pression intolérable de la Ville sur les personnels des écoles !
Lutte contre les VSS à l’encontre des enfants :
Une pression intolérable de la Ville sur les personnels des écoles !
Le SUPAP-FSU, plus que jamais, aux côtés des collègues !
Éradiquer les violences sexuelles et la maltraitance des enfants est la priorité absolue, mais annoncer des mesures qui fragilisent les personnels déjà en souffrance est inadmissible !
Notre syndicat tient à témoigner son soutien indéfectible aux plus de 14 000 collègues irréprochables, titulaires-contractuel.les-vacataires, qui exercent leur métier d’animateur.trices/directeur.trices périscolaires/ASEM dans des conditions extrêmement dégradées depuis des années.
La Ville porte l’entière responsabilité d’une situation qui fait obstacle depuis longtemps, faute de moyens, à la prévention des violences sexuelles et de la maltraitance dans les écoles.
Depuis 2023, avec le soutien de l’intersyndicale SUPAP-FSU / CFDT / CGT, les personnels se mobilisent régulièrement pour améliorer les conditions de travail très dégradées, voir https://www.supap-fsu.org/2025/11/periscolaire-la-ville-sous-pression-ag-personnels/parents-le-8-decembre-greve-massive-et-rassemblement-le-16-decembre.html :
- Manque de personnels chaque jour dans des centaines d’écoles et absence de remplacement des agent.es absent.es ;
- Formations insuffisantes et taux légaux de qualification non respectés ;
- Précarité massive et illégale avec des milliers de collègues vacataires sur postes permanents ;
- Mise en difficulté des équipes concernant l’hygiène des enfants en maternelle sur l’interclasse et l’extrascolaire faute de personnel dédié, formé et déchargé d’enfants ;
- Nombre de postes et formation insuffisante pour accueillir les enfants en situation de handicap ou à besoins particuliers ;
- Regroupements de centres de loisirs extrascolaires dégradant les conditions d’accueil ;
- Pas de bureau pour 10% des directeur.trices périscolaires 12 ans après la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires ;
- Salaires et possibilités d’évolution de carrière insuffisantes…ne permettant pas le recrutement des personnels nécessaires…
Comme si cela ne suffisait pas, dans le contexte actuel hyper anxiogène pour les équipes périscolaires et les familles, la Ville annonce via un communiqué de presse, sans aucun échange avec les personnels et les syndicats (où est le dialogue social ?), des mesures inacceptables à l’encontre des personnels mis en cause :
Innocenté.es, les agent.es titulaires suspendu.es ne pourraient plus retravailler auprès d’enfants ! Ces mesures seraient à la fois injustes et inapplicables (la Ville est incapable de proposer de nouveaux postes à des milliers de collègues en usure professionnelle).
Innocenté.es, les contractuel.les et vacataires ne retravailleraient plus du tout ! En audience, P. Bloche, 1er adjoint à la maire et élu en charge de la DASCO, a été incapable de dire sur quelles dispositions la Ville comptait s’appuyer pour licencier des agent.es à qui il n’y aurait rien à reprocher !
La communication de la Ville :
- Amplifie encore le mal-être des personnels, qui envisagent pour beaucoup de changer de métier en raison des conditions de travail dégradées et des rémunérations insuffisantes (plus de 2/3 des directeurs périscolaires par exemple) ;
- Va rendre encore plus compliqué le recrutement de nouveaux agent.es. Qui va vouloir s’engager dans ces conditions avec une épée de Damoclès sur la tête ?
Déjà de premières dérives concernant les vacataires !
Le nom de vacataires à ne plus faire travailler, communiqués à plus de 150 destinataires d’une CASPE…qui
promet la diffusion prochaine d’un fichier nominatif global listant les agent.es à ne pas reprendre !
Nous rappelons d’une part que tous.tes les vacataires sur postes fixes doivent bénéficier d’une décision de travail.
D’autre part, tout agent.e vacataire suspendu.e doit, a minima, être formellement prévenu.e par la CASPE, pouvoir consulter son dossier administratif en amont, être convoqué à un entretien accompagné ou non d’une représentation syndicale. Ce n’est qu’à l’issue d’un entretien, formalisé dans ce cadre, que l’agent.e, vacataire, si les faits le justifient, peut être licencié.e.
Ces mesures ne peuvent être prises que lors d’un conseil de discipline de CAP (Commission Administrative Paritaire) pour les titulaires, ou de CCP (Commission Consultative Paritaire) pour les contractuel.les).
Notre syndicat revendique des dispositions justes qui permettent la protection des enfants et des personnels :
- Si des faits de VSS à l’égard d’enfant(s) sont avérés suite à enquête administrative ou décision de justice, l’agent.e doit être révoqué.e/licencié.e ;
- S’il y a un « non-lieu » (pas de charges suffisantes mais doute persistant), l’agent.e, quel que soit son statut, doit être accompagné.e par la Ville (psychologiquement, juridiquement, professionnellement) et reclassé.e dans un service sans contact avec les enfants ;
- Si l’agent.e est innocenté.e, il.elle doit, quel que soit son statut, être accompagné.e et avoir la possibilité de revenir sur le terrain ou d’être reclassé.e dans un autre service selon son choix.
/image%2F2080540%2F20251208%2Fob_48703c_img-0906.jpeg)
Le SUPAP-FSU toujours à vos côtés pour vous défendre et vous informer !
SUPAP-FSU DASCO : 06 46 36 93 97 ou supapfsudasco@gmail.com