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Publié par SUPAP-FSU

L’an dernier nous nous sommes mobilisé.es contre certains axes du Plan Lire à Paris 2.

Nous redoutions une logique de standardisation de l’offre du réseau parisien (alignement des horaires, baisse des budgets adulte, absorption administrative des petits établissements dans des plus grands et mutualisation des équipes, disparition des espaces musique et cinéma…).

Après les primes « au mérite » (CIA/IFSE), une prime de « résultats » : nous venons d’avoir confirmation de la remise au goût du jour d’un dispositif managérial / indemnitaire contradictoire avec les missions de lecture publique.

Depuis un arrêté du milieu des années 90 une NBI de 30 points était attribuée aux responsables d’établissement (à condition d’être bibliothécaire ou ASBM) des sites qui à l’époque avait au moins 30 000 documents et faisaient + de 40 000 prêts par an.

Pour la 1ere fois, sans avertissement la DAC vient de supprimer cette NBI à 5 établissements dont ce seuil de prêts n’est plus atteint.

Réduire l’activité d’une bibliothèque au taux d’emprunt, c’est oublier les missions d’accueil universel et de médiation culturelle.

Et concernant les emprunts, c’est une politique du chiffre, qui avec les contraintes budgétaires (baisse des budgets d’acquisition et de la volumétrie) pourraient aussi mettre à mal bibliodiversité, menacer des fonds : poésie, théâtre, philosophie, musique et cinéma.. et pour d’autres inciter à ne prendre que ce qui a les meilleurs taux de rotation.

Cette politique indemnitaire est concordante avec la volonté de restructurer le réseau (fusion des petits établissements dans les plus grands).

L’offre des bibliothèques ne peut pas être la même que celle de supermarchés de la culture  ou de points Relay dans les gares (ceux de Bolloré), les missions de lecture publique ne se réduisent pas à la gratuité de l’emprunt, elles reposent aussi sur le pluralisme et la diversité culturelle (des supports, des fonds, des éditeurs, des idées…).

Ces principes sont d’autant plus d’actualité à l’heure de la concentration médiatique et même idéologique dans les secteurs de l’édition, des médias et de la culture.

Respect des missions de la lecture publique !

Des moyens pour le service public !

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