Concentration économique dans l’édition, montée de l’extrême-droite et pressions politiques : et la lecture publique dans tout ça ? Journée d’études des bibliothécaires du réseau parisien à l’initiative du SUPAP-FSU le jeudi 11 juin
Concentration économique dans l’édition,
montée de l’extrême-droite et pressions politiques :
Et la lecture publique dans tout ça ?
Journée d’études des bibliothécaires du réseau parisien à l’initiative du SUPAP-FSU
Jeudi 11 juin
Programme détaillé
9h - Accueil café
9h30 – Introduction par les élu.es et mandaté.es SUPAP-FSU
10h – Concentration dans le secteur des médias
Intervention d’ACRIMED (1h)
11h – Questions et prises de parole (1h)
12h - pause repas (1h30)
13h30 – Concentration éditoriale et enjeux de la bibliodiversité
Intervention de Pour l’Écologie du Livre (45 mn)
14h15 - Questions et prises de parole (45 mn)
15h-15h15 – pause
15h15 – « On ne peut plus rien dire » ? : Comprendre les stratégies de l’extrême-droite pour désarmer l’antiracisme
Intervention d’Alain Policar (45 mn)
https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/annuaire/policar-alain/
16h - Questions et prises de parole (45 mn)
17h –Prises de parole finale et conclusion
La loi relative aux bibliothèques territoriales de 2021 précise que les collections doivent représenter « la multiplicité des connaissances, des courants d’idées et d’opinions et des productions éditoriales » et « doivent être exemptes de toutes formes de censure idéologique, politique ou religieuse ou de pressions commerciales ». Assurer le pluralisme des collections constitue un des fondamentaux de l’éthique des bibliothécaires.
La lecture publique doit pourtant faire face à un contexte difficile : politiques d’austérité, économie numérique, concentration économique sans précédent de la culture et montée de l’extrême-droite.
De grands groupes contrôlent à la fois la presse, la radio, la télévision et l’édition (90% des grands médias appartiennent à quelques ultra riches). A la tête de plusieurs de ces grands groupes, des milliardaires imposent une vision du monde d’extrême droite.
Il n’y a jamais eu une telle concentration des maisons d’édition en France avec un marché dominé par quatre grands groupes (3/4 du marché, 300 marques historiques).
Des impératifs de rentabilité mettent à mal le pluralisme avec d’énormes moyens de promotion déployés pour quelques livres qui se vendent bien et vite.
L’extrême droite s’empare des médias, des librairies dans les gares, impose sa politique documentaire aux bibliothèques de communes conquises aux élections, ses militants attaquent des librairies indépendantes.
Dans ce contexte que signifie « assurer le pluralisme des collections » ?
S’agit-il de tout accepter, de tout prendre au nom de la « liberté d’expression » ?
S’agit-il de concevoir la bibliothèque comme lieu de résistance qui contrebalancerait un paysage éditorial (et culturel) qui s’uniformise ?
De quelle manière donner accès à des sources pluralistes d’informations et de savoirs propices au développement de l’esprit critique ?
Comment se donner les moyens d’une politique d’acquisition indépendante des pressions politiques ou économiques ?
Au SUPAP-FSU, nous pensons que ces questions doivent être discutées par les bibliothécaires.
A l’occasion de plusieurs mouvements sociaux, avec les personnels, nous avons régulièrement demandé à la DAC de proposer des cadres de discussion et de réflexion pour la profession. L’administration n’a jamais donné suite. Pire elle a parfois tranché le débat avant qu’il n’existe…
Nous prenons l’initiative d’une journée d’étude proposée à tous.tes.