Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par SUPAP-FSU

Cette semaine c’est le 1er vrai Conseil de Paris post élections municipales.

Dès le 1er jour Emmanuel Grégoire s'en est pris à deux syndicats, SUPAP-FSU et CGT. Il n’a pas apprécié notre expression publique concernant le 1er CST du 15 avril, voir vidéo en pièce jointe. A ce CST de mise en place E. Grégoire s’est contenté de faire de la figuration, n’a annoncé aucune mesure immédiate sur les rémunérations et les effectifs puis est rapidement reparti.

Le maire au CST central, un petit tour et puis s’en va ! Déclaration SUPAP-FSU et CR du CST central du 15 avril 2026 - SUPAP-FSU

Le Maire de Paris peut mettre en accusation des représentant.es du personnel, cela ne change pas la réalité.

Alors qu’il y a urgence sociale pour les agent.es (rémunérations et promotions, logement social, restauration collective), alors que les personnels se mobilisent (dans les bibliothèques, dans les écoles, à Paris Habitat…), la municipalité n’annonce rien et temporise.

Depuis le second tour de l’élection municipale du 22 mars (il y a 2 mois !), dans les directions de la Ville, il n’y a eu pas eu de réunions des instances représentatives (CST et F3SCT).

Si un 1er « vrai » CST central a eu lieu ce lundi 18 mai, son ordre du jour était réduit à…2 points.

Elections professionnelles : où est la « démocratie sociale » ?

Comme E. Grégoire l’avait annoncé, en dépit de la demande quasi unanime des syndicats, il n’y aura pas de retour au vote à l’urne. Le vote électronique est maintenu alors qu’il accentue l’abstention et est facteur d’inégalité entre les personnels ayant, ou pas, une utilisation régulière des outils informatiques et de la messagerie Ville.

La Ville reconduit aussi un regroupement des directions DAE-DLH-DU dans une seule instance (CST/F3SCT pour ces 3 directions) ainsi que pour la DFA-DRH-DSIN. Ces instances regroupent donc des métiers et des missions très différentes et rendent plus difficiles la représentation et la défense de tous.tes les agent.es concernés.es.

Si le maintien d'une CAP par catégorie (une CAP pour toute la catégorie A, une pour la B et une pour la catégorie C), est une obligation légale pour les collectivités territoriales, en revanche la Ville « oublie » de convoquer les CAP pour des motifs obligatoires (2e refus de préparation à concours, refus de congé pour formation syndicale…), voir : https://www.supap-fsu.org/2026/02/cap-et-ccp-pourquoi-et-comment-saisir-ces-instances-de-recours-individuels.html.

 

En pratique ces instances sont noyées par le nombre (une instance avec 8 représentant.es pour plus de 30 000 agent.es en catégorie C) alors que leur rôle est essentiel dans la défense individuelle des personnels (contestation d’évaluation, procédure disciplinaire…). Dans un protocole la Ville annonce vouloir améliorer la « démocratie sociale » mais dans les faits applique des mesures qui réduisent la représentation des personnels.

Formation : des chiffres tronqués, des moyens qui restent insuffisants

La Ville se réjouit de son plan « ambitieux » de formation qui augmente en budget, et en nombre d'agent.es formé.es.

En réalité il s'agit d'une opération comptable. Quelques exemples…

Les journées d'accueil des agent.es ou les tests PIX (pour évaluer certaines compétences de collègues en reconversion) sont désormais comptabilisées comme de la formation. La DRH prétend qu’il y a un accompagnement à PIX : indiquer aux agent.es ce qu’est PIX et de se débrouiller pour s’y former n’est pas un accompagnement.

La Ville comptabilise aussi les formations mises en ligne (regarder une vidéo seul.e hors de son temps de travail).

La Ville comptabilise de nombreuses formations métiers qui sont obligatoires pour pouvoir faire son travail ! A la DFPE, les "analyses de pratique" obligatoires sont comptabilisées comme de la formation alors qu'il s'agit de réunions indispensables au travail auprès des enfants.

En réalité les priorités de formation se réduisent de plus en plus au « management » et a l’accueil des nouveaux.velles arrivant.es à la Ville. La Ville se contente essentiellement de faire ce qui est obligatoire.

Pour le SUPAP-FSU il faut :

  • Des moyens pour un vrai plan de formation fondé sur les besoins des personnels y compris en matière de mobilité professionnelle et de reconversion ;
  • Mettre fin aux sous-effectifs pour que le droit à la formation soit respecté pour tous.tes.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article