Situation de crise pour les agent.es de la Ville (CST central)
Effectifs en baisse, santé dégradée, urgence sociale…
La Ville n’a rien à nous dire ? (CST central du 11 juin)
Lors du CST central, nous avons interpellé Carine Rolland l’élue adjointe aux personnels sur la situation de crise des salaires des agents de la fonction publique.
La Ville doit utiliser ses marges de manœuvre pour aider ses agent.es, voir ICI.
Nous avons également interpellé l’administration sur les 500 millions d’économie de fonctionnement annoncées dans les services.
L’élue n’a apporté aucune réponse à nos questions.
Quand le Maire ne quitte pas la salle en milieu réunion (ICI), sa représentante ignore carrément les questions et les problèmes…
Rapport Social Unique
Comme chaque année la Ville présente le Rapport Social Unique, disponible en pièce jointe, avec de très nombreuses données qui illustrent de nouveau les mauvaises conditions de travail.
Les effectifs, ça baisse !
La Ville clame haut et fort qu’elle recrute, que les effectifs sont en hausse.
En réalité cette politique se concentre sur la DPMP (Police municipale) et dans les autres services c’est le sous-effectif chronique.
Avec 46 448 fonctionnaires affichés en 2025 on arrive à 44 900 Equivalents Temps Plein rémunérés, alors qu’en 2021 avec 46 185 fonctionnaires on arrivait à 46 426 Equivalents Temps Plein rémunérés. 1500 ETP rémunérés de moins avec officiellement plus d’agent.es…
Si on compare à 2018 il y a 3000 ETP rémunérés de moins en 2025 !
La Ville utilise un tour de passe-passe comptable : les dates de renouvellement des postes, les dates de créations/suppressions.
Exemple : supprimer 100 postes en janvier, en recréer 150 en septembre ailleurs, avec un bilan au 31 décembre de 50 postes supplémentaires mais dans la réalité moins de collègues qui ont travaillé sur l’année, moins d’équivalent temps plein rémunérés.
Par ailleurs, cette année encore 170 postes d’auxiliaires de puériculture sont supprimés alors qu’il s’agit d’un secteur supposé prioritaire de « service aux parisiens » !
Les salaires, ça baisse !
L’augmentation du salaire moyen n’est que de 0,5% en 2025 soit 2 fois moins que l’inflation. Cela démontre l’urgence de mesures sur les salaires.
Par ailleurs, les différences de salaires femmes/hommes ne diminuent pas malgré les plans égalités, des mesures insuffisantes qui servent surtout à la Com’ de la Ville, voir pièce jointe.
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2025 |
2023 |
2021 |
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A+ |
800 |
700 |
900 |
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A |
600 |
600 |
600 |
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B |
700 |
700 |
300 |
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C |
250 |
200 |
250 |
Evolution des différences de salaire net par mois entre femmes et hommes selon les catégories.
Dans la catégorie C, les différences de salaires entre les corps de la filière technique pèsent beaucoup (notamment les primes). Dans la catégorie B, les auxiliaires de puériculture (passé en B en 2022) avec leurs faibles salaires ont amplifié les inégalités car la revalorisation a été trop faible.
Santé au travail, ça se dégrade !
De nombreux indicateurs montrent la dégradation de notre santé au travail et une politique de prévention totalement insuffisante : nombre de dossiers en commission de réforme, + 12 % d’accidents de service, les visites préventives qui continuent chuter par manque de personnel, les exemptions et aménagements de poste en constante augmentation …
Logement social, demandes en hausse
Le nombre d’agent.es en attente de logement continue d’augmenter, les attributions ne sont pas assez nombreuses pour résorber les plus de 9 900 agent.es de demandeur.euses.
Les indicateurs sont clairs, la Ville ne répond pas aux besoins et aux difficultés de ses agent.es (rémunérations, effectifs, égalité salariale, conditions de travail et de vie).
La mobilisation de tous.tes va être indispensable pour stopper les attaques nationales qui se multiplient (salaires, santé et sécurité sociale…) et à la Ville (coupes budgétaires).