DDCT Newsletter n°26 : Mairie du 12ème, Episode 3 : Un discours qui a du plomb dans l'aile ?
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Newsletter DDCT N°26 – Vos élu.es vous informent
Paris le 2/07/2026,
Mairie du 12ème : Episode 3
Un discours qui a du plomb dans l’aile ?
Lors de la réunion de l’instance sur la santé et sécurité de la DDCT (FSSSCT) du 1er juillet, sur insistance des organisations syndicales se discutait enfin de la mairie du 12ème dans le cadre officiel prévu à cet effet donc avec l’élue en charge de la DDCT.
Malgré de nombreuses demandes depuis plusieurs semaines, la DDCT n’a pas apporté beaucoup de réponses et continue souvent à répondre par des contre-vérités.
Le discours de la DDCT consiste à répéter que la « situation s’améliore » grâce au nettoyage qui continue. La direction répète aussi que « nous n’exposons pas les agents à des risques », que « tous les jours on rencontre du plomb ». Bref, toujours des tentatives de minimiser les risques et de se dédouaner.
Informer ou embrouiller ?
Encore une fois la DDCT a commencé par expliquer que le plomb n’était pas dangereux avec des taux en dessous de 400 µg/m². C’est toujours faux et ils ont été obligé d’admettre que n’importe quelle concentration de plomb implique un risque.
La DDCT prétend que le plomb ne se déplace pas et qu’il n’y a pas de risques s’il n’y a pas de travaux ou si on ne le chauffe pas. Mais elle dit aussi qu’en marchant on disperse le plomb qui se met sous nos chaussures. En réalité, le plomb n’est effectivement pas mouvant sous sa forme solide. Mais dans le cas qui nous intéresse, l’incendie (donc la chaleur) a transformé le plomb en poussière qui est donc devenue volatile : le vent le déplace, on le soulève en marchant. Donc il y a bien un risque d’absorption ou d’inhalation et la DDCT continue de sciemment entretenir la confusion.
La DDCT nous annonce pour rassurer que des milliers de prélèvements ont été faits. Mais quand on demande leur analyse des résultats de ces prélèvements, la DDCT nous répond que la « situation s’est améliorée » et que la « stratégie de nettoyage » a fait « baisser les taux de plomb ». Malgré le manque de données fournies aux organisations syndicales et la complexité de pouvoir comparer réellement, les dernières données (notamment celles publiée par l’ARS) montrent que les taux de concentration de plomb ont augmenté à l’extérieur de la mairie (très
fortement) mais aussi à l’intérieur même de la mairie. Donc visiblement, faire des milliers de prélèvements c’est juste pour faire croire qu’elle est précautionneuse mais elle n’en analyse même pas les résultats ?
La DDCT pour tenter de se rattraper a prétendu qu’il s’agissait de « variations ». A l’entrée Bignon, côté Charenton, on est passé de 360 µg/m² au 26 mai à 4150 µg/m² au 16 juin. A l’opposé du côté du parvis avenue Daumesnil on passe de 220 µg/m² au 04 juin à 990 µg/m² au 16 juin. Bureau 113, sur le bureau de la Maire on passe au 27 mars de moins de 10 µg/m² à 124 µg/m². Cuisine Bignon 50,8 µg/m² au 27 mars à 167 µg/m² au 09 juin.
En fait, la DDCT cherche toujours les causes des recontaminations à l’extérieur de la Mairie. La DDCT a donc enfin lancé une demande d’analyse des concentrations de plomb sur le toit car il n’y avait toujours eu aucune mesure. C’est une des sources de recontamination possible selon l’expérience acquise de l’incendie de Notre Dame. Mais elle n’a toujours lancé aucune analyse sur les rebords de fenêtre, les toits des bâtiments aux alentours, etc…
Ce que nous disons depuis le début, les recontaminations existent bel et bien. Mais la DDCT nie toujours la possibilité que cela soit aussi à l’intérieur. Seulement vu la volatilité de la poussière de plomb, s’il y a recontamination à l’extérieur ce que la DDCT ne peut pas nier, il suffit d’ouvrir la fenêtre et cela a lieu à l’intérieur…
En réalité il y a donc une recontamination en juin et la DDCT au lieu d’en parler tente de le cacher en prétendant que « la situation s’améliore ». Donc soit la DDCT ne regarde pas les résultats soit elle a sciemment remis des gens en mairie alors qu’on constatait une repollution… Inadmissible.
Responsabilités, irresponsabilité : la frontière invisible !
La DDCT a mis en place des « bonnes pratiques » : des gestes d’hygiènes de base, ne pas manger etc… Il faut bien saisir qu’au lieu de protéger les agents en les exposant pas aux risques, elle tente de reporter la responsabilité sur chaque agent.
La DDCT va afficher dans chaque bureau les résultats des tests de présence de plomb de la pièce concernée… Il y a une confusion entre prévenir du danger avec un panneau et prévenir en évitant les agents d’exposer au danger !
La DDCT n’a pas répondu à la question posée de savoir qui avait décidé et pourquoi absolument réinvestir la Mairie. La DGS de la mairie présente à la réunion a dit qu’elle même souhaitait y retourner mais cela ne répond pas à la question de qui l’a décidé et encore moins de comment.
Quand on voit comment la DDCT présente les choses de manière biaisée, on se demande sur la base de quelles informations s’est prise la décision par les élus, le SG et l’exécutif parisien.
Cela pose la question de la responsabilité (ou plutôt de l’irresponsabilité) de cette décision d’exposer des agents à des risques ce qui l’exact inverse du rôle de prévention de la DDCT.
Surtout quand la responsable du Bureau en charge de la Prévention des Risques Professionnels dont le travail consiste donc normalement à prévenir des risques nous dit en instance que « tout est risqué dans la vie », cela en dit long sur le mépris de la santé des agents de notre direction !
La Prévention c’est :
- Connaitre les raisons des recontaminations au plomb, décontaminée les zones mais aussi le toit et tout l’extérieur de la mairie, donc mettre en place des solutions pour qu’il n’y ait plus de recontaminations AVANT de réintégrer des agents dans la mairie.
Par mesure de précaution, faire des plombémies (tests sanguins) aux agents avant leur retour sur le site et 3 mois après pour vérifier s’il n’y a pas de contamination (ce qui donnera la possibilité aux agents d’être reconnu en maladie professionnelle si malheureusement cela se produit, et porter la responsabilité de l’employeur)