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Publié par SUPAP-FSU

Lors de la Formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail (FS-SSCT) du 14 octobre 2026, vos élues du SUPAP-FSU ont voté contre ces projets de déménagement de la DLH et d'un service de la DAE présentés par l'administration.

Notre opposition ne porte pas sur les principes de regroupement des services sur un site unique. Nous reconnaissons même certaines avancées, comme la création d'une salle d'allaitement sur le site de Chevaleret, équipement dont ne disposaient jusqu'à présent aucun des sites de la direction.

En revanche, les modalités retenues et les conséquences des projets sur les conditions de travail des agent·es restent largement insuffisamment prises en compte.

Malgré les réponses obtenues à la suite de nos nombreuses interventions, trop de questions demeurent sans réponse, alors même que les changements envisagés auront des effets durables sur l'organisation du travail et la qualité de vie au travail des personnels.

Un projet pour le site de Chevaleret qui concentre plusieurs facteurs de dégradation des conditions de travail

Le projet prévoit :

  • une réduction des surfaces de bureaux ;
  • un recours accru à l'open space, voire au flex office ;
  • un allongement du temps de trajet pour près d'un·e agent·e sur deux ;
  • le maintien d'une cartographie du télétravail qui n'a pas été réévaluée au regard de cette réorganisation majeure.

Pris séparément, chacun de ces éléments mérite déjà une vigilance particulière. Cumulés, ils constituent une transformation profonde des conditions d'exercice du travail.

La réduction des espaces et le développement de l'open space soulèvent de nombreuses interrogations : augmentation du bruit, difficultés de concentration, interruptions permanentes, perte de confidentialité pour certaines activités, affaiblissement des repères professionnels ou encore dégradation des collectifs de travail.

Ces questions ne relèvent pas du simple confort. Elles concernent directement la santé, la sécurité et les conditions de travail des agent·es.

D’ailleurs, la MISST doit encore se prononcer sur cet aspect primordial du projet.

Une évaluation des risques insuffisante

À ce stade, les conséquences des projets sur les conditions de travail et la santé des personnels ne sont pas suffisamment établies.

Pour le SUPAP-FSU, une véritable démarche de prévention doit être menée avant toute mise en œuvre de projet de cette ampleur afin d'évaluer précisément :

  • les effets de la densification des espaces de travail ;
  • l'impact du bruit et des sollicitations permanentes en open space ;
  • les besoins de confidentialité liés à certaines missions ;
  • les conséquences des nouvelles organisations de travail ;
  • l'allongement des temps de trajet ;
  • les impacts sur les collectifs de travail.

Il n'est pas acceptable que ces questions essentielles soient traitées une fois les agent·es installé·es dans leurs nouveaux locaux.

La prévention doit précéder le déménagement, et non lui courir après.

Le télétravail doit être réexaminé

Le maintien de la cartographie actuelle du télétravail apparaît particulièrement incohérent au regard de l'ampleur des changements envisagés.

Comment justifier que l'organisation du travail demeure inchangée alors que les agent·es vont connaître de nouvelles contraintes, notamment en matière de temps de trajet, d'environnement de travail et d'organisation des espaces ?

Nous demandons qu'une révision de la cartographie du télétravail soit engagée avant la réalisation du projet, en tenant compte de la réalité des missions exercées et des nouvelles conditions de travail.

Le temps de trajet fait partie des conditions de travail

Pour près de la moitié des agent·es concerné·es par le projet DLH, le déménagement entraînera un allongement du temps de transport quotidien.

Cette conséquence ne peut être considérée comme un élément extérieur au projet.

Elle en est au contraire l'une des conséquences directes et doit être intégrée pleinement à l'évaluation de ses effets sur les conditions de travail, l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ainsi que la fatigue générée par les déplacements.

A la DAE, le déménagement d’un service pour le rapprocher des services centraux de la rue de Cîteaux est tout à fait compréhensible mais, une fois encore, l’étude du lieu n’est pas aboutie, même si certaines demandes ont été entendues. La salle de réunion en sous-sol ne peut être mise en service en raison du traitement d’air, aucun des sanitaires ne permet d’accueillir des PMR et les fenêtres sont en simple vitrage... Et le déménagement intervient avant la fin d’année.

Au regard de l'ensemble de ces éléments, vos élu·es du SUPAP-FSU ont considéré que les conditions n’étaient pas réunies pour rendre un avis favorable.

Il s’agit surtout d’un vote de vigilance et de protection des agent·es.

Nous avons demandé à l'administration de revoir ou compléter ses projets et de répondre concrètement aux préoccupations exprimées par les représentant·es du personnel, en réexaminant notamment, selon les cas :

  • les surfaces et le dimensionnement des espaces de travail ;
  • les adaptations nécessaires des lieux pour le travail des agent·es ;
  • le recours à l'open space et, plus ou moins directement, au flex office ;
  • l'impact du déménagement sur les temps de trajet ;
  • la cartographie du télétravail ;
  • les risques professionnels liés à la nouvelle organisation ;
  • les mesures de prévention à mettre en œuvre avant tout déménagement.

L’administration a choisi pour ces 2 projets de voter pour leur déploiement sans réponse préalable et malgré le vote contre de 3 organisations syndicales (CAT-VP ; SUPAP-FSU et UNSA) et l’abstention de l’UCP.

La santé, la sécurité et les conditions de travail des agent·es ne peuvent pas être une variable d'ajustement. Elles doivent constituer un préalable à toute réorganisation.

D'autant plus que ce déménagement est conduit dans un calendrier extrêmement contraint, sur seulement huit mois. Un délai aussi court pour un projet de cette ampleur laisse trop peu de temps au dialogue social, à l'évaluation des risques et à la prise en compte effective des préoccupations des agent·es.

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