Bibliothèques : emploi maintenu, budget en hausse. Nos mobilisations payent (un peu)
En 2025 les bibliothécaires se sont de nouveau fortement mobilisé.es :
- en janvier contre des conditions de travail indignes (problèmes de froid notamment)
- en juin contre certaines orientations du Plan Lire à Paris 2
- en novembre contre les prémisses d’une mise en œuvre verticale et opaque du PLAP2 (augmentation des horaires dans un contexte de gel des recrutements)
Les coupes budgétaires des divers 1ers ministres de Macron (Barnier, Bayrou, Lecornu) sont réelles mais elles sont aussi le prétexte à des restrictions que la collectivité la plus riche de France pourrait éviter.
Le choix de créer un corps de 5000 policiers municipaux est un choix politique qui a des conséquences pour l’ensemble des services publics parisiens (1/3 des postes ne sont pas pourvus dans les crèches car les conditions de travail et de rémunération y sont trop dégradées).
Les mobilisations des bibliothécaires (dans une audience Aurélie Filippetti nous avait dit qu’à la DRH et dans l’exécutif nous avions une réputation d’"emmerdeurs" et d’"emmerdeuses") ont permis d’éviter toute suppression de poste en 2026 (comme dans les écoles où la mobilisation des animateurs.trices a permis l’annulation de 100 suppressions de postes).
Elles permettent aujourd’hui de faire repartir à la hausse le budget d’acquisition pour 2026.
Après une baisse de 5% (plus si on prend en compte l’inflation) en 2025 (3,65 M€ contre 3,8M€ en 2024), celui-ci devrait augmenter en 2026 (à 4 M€, soit une hausse de 5,2% par rapport à 2024).
Bien entendu beaucoup reste à faire, notamment contre les restrictions de gardiennage qui exposent des équipes à de nouvelles difficultés, contre l’augmentation de l’amplitude horaire à moyens constants ou même un management opaque, vertical et autoritaire du SBL.
Et bien entendu, nous ne nous pouvons nous satisfaire d’une situation qui sur le plan national comme à l’échelle de la Ville se détériore (les 90% pour les arrêts maladie, l’opacité et les inégalités dans l’attribution du CIA et de l’IFSE, la nouvelle « Allocation Frais de Santé » qui va exclure des collègues de tout soutien financier pour leur complémentaire santé…). A la Ville de Paris, en central, le refus des directions des autres organisations de travailler en intersyndicale pèse lourdement sur les capacités à construire un rapport de forces conséquent.
Mais à la DAC ce que nous avons gagné (ou pas perdu) est à mettre au crédit de la mobilisation collective.
A la DAC comme à la Ville le SUPAP-FSU continuera à proposer l’unité aux autres syndicats, à informer et à mobiliser les personnels.
En 2026, continuons à nous mobiliser !
La lutte continue !
Les élu.es et mandaté.es de la section DAC du SUPAP-FSU