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Publié par SUPAP-FSU

 

Retrait de la fusion des EDL du 11 et du 20ème Belleville Amandiers !

Pour la santé des agent.es et la qualité du développement local

 

A la dernière FSSSCT de la DDCT, ce 18 février, l’ensemble des mandaté.es de la FSSSCT ont demandé à la DDCT de répondre à la situation de risques psycho sociaux crée au sein de ces 2 équipes.

 

La DDCT a répondu par un silence assourdissant.

 

Ainsi, l’ensemble des mandaté.es, dans l’unité a déposé une « délibération » / demande pour mettre l’employeur face à ses obligations en matière de protection et de prendre ses responsabilités en matière de santé au travail.  

 

Un projet qui porte atteinte à la santé mentale des collègues

 

A la réunion dialogue social avec la DDCT du 9/02/2026, les organisations syndicales ont appris le projet de fusion défendu par la DDCT – service politique de la ville concernant les Equipes de développement local du 11 et du 20ème Belleville Amandiers.

Le matin du 18/02, les équipes ont appris que la fusion venait d’être actée par la DDCT le 17/02/2026.

 

Or, de nombreuses conditions de cette fusion ne permettent pas de la mener dans le respect des conditions de travail, de prévention des risque psycho sociaux et de santé pour les agent.es.

 

En effet, ce projet est contraire avec la prévention des risques :

 

  • Un projet au détriment de la logique des métiers de « développement local » : un chef de projet déployé sur deux arrondissements, avec deux Mairies d’arrondissements et un dédoublement des dispositifs sectorisés en arrondissement avec un risque identifié de surcharge de travail. Et pour les EDL un risque d’évolution des métiers « d’agent.es de développement local » à « agents de suivi de projets », et d’augmenter les charges de travail pour tout.es.

 

  • Un projet qui est pris dans de nombreuses injonctions paradoxales qui mettent en tension les agent.es : d’un côté, la direction assume « si on fusionne, on ne pourra pas tout faire ». De l’autre côté, le SPV demande de tout faire mais autrement, en étant dans l’adaptation permanente. Ce « chaud froid » est vécu par les collègues du 11ème depuis trop longtemps avec tous les signes de RPS ; épuisement, perdre du sens au travail, démotivation… La surcharge de travail perdura avec cette fusion.

 

  • Une fusion inenvisageable sur le plan du respect des conditions de travail : aucun des deux locaux actuels des équipes ne permet d’accueillir la totalité des 6 agent-e-s d’une éventuelle équipe fusionnée et aucun local ne semble disponible actuellement.

 

  • Un projet non véritablement concerté : Certes des ateliers avec les agent.es ont été menés mais la DDCT refuse d’écouter les alternatives des agent-e-s et des organisations syndicales, qui alertent sur les risques psychosociaux et la perte de moyens pour les quartiers.

Pire, alors que les agent.e eux-même font remontrer les problèmes de cette fusion pour bien faire leur travail, la direction continue à dire notamment aux élu.es que les agent.es sont enthousiastes de cette fusion. Ce non-respect de la parole des agent.es crée de l’incompréhension et un profond malaise.

 

 

Nos demandes de prévention et de protections

 

 

L’ensemble de ces éléments créent des conditions de dégradation des conditions de travail et de santé pour les agent.es de ces 2 équipes.

 

L’impact sur la santé est déjà connu pour l’EDL du 11 depuis plusieurs mois. Maintenant c’est l’EDL du 20 qui est impacté sur un ressenti d’insécurité, une perte de sens au travail, un conflit de valeur.

Des troubles de sommeil en particulier sont exprimés par les agent.es de ces équipes.

 

À la vue des risques dans lesquels la ville met ces agent.es, les mandaté.es FSSSCT de la DDCT demandent le retrait de ce projet de fusion et le recrutement d’un poste de chef de projet dans l’équipe de développement local du 11ème, seule alternative pour supprimer l’épuisement professionnel et les conflits de valeur au sein de l’edl 11 mais aussi pour le maintien de la qualité du travail des 2 EDL du 11 ème et du 20ème Belleville Amandiers.

 

La ville n’a pas souhaité répondre. Elle a 2 mois pour le faire par écrit. Mais les agent.es et les mandaté.es sont déterminés pour ne pas attendre pour faire respecter la santé et la qualité du travail des EDL  !

 

Paris, le 18/02/2026

 

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