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Publié par SUPAP-FSU

A quelques jours des élections municipales, nous, agent.es des Maisons de la Vie Associative et Citoyenne (MVAC) et les Chargé.es de Participation Citoyenne (CPC) du Supap Fsu, pensons qu’il est urgent de défendre un projet ambitieux pour la participation citoyenne à Paris et l’accompagnement des associations. Les services publics qui sont chargés de ces usagers sont en souffrance avec des risques de plus en plus importants de dégradation de la qualité du service public.

Pour de véritables ponts entre la vie associative et la participation citoyenne

A l’heure actuelle, beaucoup de collègues chargé.es d’accueil et d’information en MVAC n’ont pas le temps d’échanger avec leurs homologues les chargé.es de participation citoyenne, et inversement. De même, certains responsables de MVAC n’entretiennent pas non plus de relations de travail régulières avec les chargé·es de participation citoyenne. Pourtant, ces métiers sont intimement liés : accompagnement de collectifs et associations, permanences téléphoniques pour écouter les besoins des associations et des habitant.es, réservations de salles, organisation d’évènements à destination des associations et des habitant.es (forum des associations, fêtes de quartier, vœux aux associations), etc. Or, le travail des agents administratifs d’accueil est indispensable. Il faut plus de travail commun de tous les professionnels pour faire vivre nos services publics.

Cette absence de collaboration s’explique par la réforme des MVAC avec une configuration de la plupart des services en mairies d’arrondissement : les chargé.es de participation citoyenne travaillent en mairie, loin des MVAC. Côté hiérarchie également, plusieurs chef.es de service (DGA ou DDVAC) ont leur bureau en mairie et passent peu de temps en MVAC, éloignant les équipes des prises de décision et des réflexions internes. Pourtant, un rapprochement des équipes, souvent sous la direction d’un.e même DDVAC/DGA, peut apporter beaucoup en termes de cadre de travail et de cohérence de l’action publique pour les usager.es.

Défendre le monde associatif et la participation citoyenne face à la montée de l’extrême droite

Dans un contexte de banalisation des pensées d’extrême droite et de montée des haines envers les « racisés, les précaires, les immigrés, les LGBTI+ et les femmes », il est plus que vital de soutenir et d’accompagner les associations, devenues si précaires. En donnant plus de place à la parole citoyenne, au collectif d’habitant.es, à l’éducation populaire, les MVAC et CPC peuvent aider face à l’intolérance et à toutes les formes de discriminations et contribuer à de la solidarité collective.

Plus de moyens et d’accompagnement pour l’engagement citoyen et associatif !

Aujourd’hui, beaucoup de services à la DDCT qui accompagnent les associations et les citoyen.nes souffrent d’un manque d’effectif et peinent à trouver les moyens adéquats pour mener à bien des projets locaux et citoyens. Il faut favoriser les synergies entre associations et habitant.es, créer du lien social au cœur des quartiers pour une véritable démocratie. Pour y parvenir, il faut davantage de moyens :

 

  1. Privilégier les subventions de fonctionnement comme mode de financement associatif et non pas la multiplication des appels à projets. Signe de confiance, ce mode de financement n’exclut pas une bonne gestion des fonds publics et le contrôle nécessaire des fonds octroyés. La ville a signé la chartre des engagements réciproques entre la ville et les associations, il faut la respecter !
  2. Augmenter les montants des subventions aux associations, et notamment à celles qui œuvrent pour la solidarité, le vivre-ensemble, l’éducation, la lutte contre les discriminations, les droits, etc. et proposer une conférence sur le maintien de la vie associative et citoyenne associant les usagers.
  3. Donner plus de liberté et de pouvoir aux agent.es de la vie associative et de la participation citoyenne pour porter les voix des citoyen.nes sans la mainmise des élu.es, de la territorialisation
  4. Créer de nouveaux postes dans les MVACS pour permettre un accueil de qualité des usagers, ainsi qu’un accompagnement et un suivi actif des projets associatifs et citoyens, alléger le rythme de travail des équipes, renforcer les compétences des services avec de nouveaux profils d’agent.es, éviter d’ouvrir des équipements en sous-effectif avec des agent.es épuisé.es, malmenés et démoralisé.es. La territorialisation a créé de nouvelles tâches que les MVAC ont absorbé à sous-effectif constant : multi-usages, instruction AP FAL, volontaires de Paris avec une équipe réduite d’un.e DDVAC/DGA moins présent.e.
  5. Créer de nouveaux postes de chargé.es de participation citoyenne pour soulager les collègues en effectif réduit dans les grandes mairies d’arrondissement, favoriser la répartition des missions, permettre un cadrillage plus précis du territoire et une spécialisation des agent.es sur des thématiques précises (espace public, vie associative, consultation et concertation, QPOP/QPV, etc.).
  6. Revoir les fiches de poste et revaloriser les salaires avec les agent.es dans les MVAC et des chargé.es de participation citoyenne en lien avec l’étendue de leurs missions, qui vont bien au-delà des simples conseils de quartier : suivi et pilotage du Budget Participatif de la phase d’idéation à la livraison des projets en passant par la phase de vote ; animation des concertations et consultations publiques, accueil de la parole habitante, etc. Cette grande diversité des missions mérite d’être harmonisée et discutée entre collègues d’arrondissement. Faute de DDVAC dans certaines MVAC, les responsabilités sont redistribuées : des responsables assument les missions du DDVAC et les chargés d’accueils celles des responsables de MVAC.
    Il devient indispensable de reconnaître ces responsabilités réelles en envisageant la promotion des chargés d’accueil, des responsables de MVAC et des chargés de participation citoyenne vers les catégories B et A.
  7. Faire revivre le réseau professionnel des CPC : mise en place de réunions mensuelles ou bimensuelles avec ordre du jour participatif et remontée d’information au SG pour comprendre la réalité du terrain
  8. Développer une offre de formation collective pour accompagner les agent.es dans l’accompagnement et le conseil des citoyennes et citoyens (facilitation graphique, design de service, techniques d’animation et méthodes participatives, etc.) A ce jour, les CPC ne disposent d’aucune formation à l’année pour monter en compétences et offrir un meilleur service aux usagers.
  9. Réaliser les travaux indispensables à de bonnes conditions de travail et d’accueil des usagers comme en priorité à la MVAC du 15, et en attendant à la MVAC du 15 comme à la MVAC du 20 qui va déménager, un renfort en effectif sur l’accueil dans le cadre des multi accueils avec le PAD et le PIMMS.
  10. Remplacer les congés maternités, prévenir les risques psycho sociaux et l’épuisement professionnel
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