Augmentation des salaires : la Ville a les moyens !
Les rémunérations des agent.es de la Fonction Publique dépendent à la fois des décisions prises par l’état pour certaines, et des collectivités territoriales pour d’autres.
Par exemple, les grilles indiciaires ou la valeur du point d’indice de la Fonction Publique, ayant un impact sur le traitement budgétaire, relèvent de décisions gouvernementales.
D’autres éléments (NBI, IFSE, CIA, primes diverses…) peuvent être modifiés par les collectivités territoriales comme la Ville de Paris.
Aussi, le SUPAP-FSU et la FSU revendiquent au niveau national :
- Une mesure d’urgence de revalorisation de l’ensemble des traitements avec l’augmentation de la valeur du point d’indice de 20 % ;
- L’attribution de 80 points d’indice pour tous.tes ;
- Un salaire minimum de 1 800 euros net en début de carrière ;
- L’indexation des salaires, des minima sociaux, des pensions et du point d’indice sur l’inflation ;
- De nouvelles grilles indiciaires pour corriger le tassement des carrières notamment en catégorie C et B ;
- La suppression du jour de carence et de l’abattement de 10% du salaire pour les jours suivants d’arrêt maladie.
A la Ville, Anne Hidalgo dispose de nombreuses possibilités pour augmenter les rémunérations et améliorer le déroulement de carrière des agent.es.
Malgré l’annonce des 275 millions d’économie demandés par le gouvernement à la Ville de Paris, notre collectivité a, avec un budget de 10 milliards, les moyens d’augmenter les effectifs et d’améliorer les rémunérations des agent.es.
Le rapport d’orientation budgétaire de novembre 2024 confirme la bonne santé budgétaire de la Ville et ses capacités d’investissement et de dépenses de fonctionnement, malgré la baisse des recettes liées aux attaques de l’état, voir ICI.
Le recrutement de milliers de policiers municipaux ces dernières années ou les centaines de millions débloqués pour les JOP, qui relèvent de choix politiques, en sont de parfaites illustrations.
Dans ce cadre, nous déplorons la baisse drastique des taux d’IFSE/CIA pour la campagne de primes 2025, voir ICI.
Aussi, le SUPAP-FSU revendique à la Ville :
- Un vrai plan de déprécarisation (recrutements sans concours en C1/contractualisations) des 15 000 vacataires de la Ville ;
- Un rattrapage et une harmonisation par le haut des montants d’IFSE par corps au sein d’une même catégorie pour en finir avec les inégalités, femmes/hommes notamment, avec des minimums en début de carrière :
En catégorie C : 5 000 euros par an en C1, 6 000 euros en C2, 7 000 euros en C3
En catégorie B : 7 500 euros par an pour le 1er grade, 8 500 euros par an pour le 2e grade, 9 500 euros par an pour le 3e grade
En catégorie A : 9 000 euros par an pour le 1er grade, 10 500 euros par an pour le 2e grade ;
- L’augmentation immédiate pour tous les corps de la Ville des montants annuels octroyés pour les corps de la filière technique pour avancement de grade : 400 euros en catégorie C, 700 en catégorie B et 900 en catégorie A
Puis dans un 2e temps l’augmentation des montants à 1 000 euros en catégorie C et B, 1 500 euros en catégorie A ;
- Des mesures de revalorisations indemnitaires garanties pour toutes les promotions internes (900 euros annuels de C en B, 1 200 euros annuels de B en A) pour tous.tes les agent.es de la Ville comme pour les collègues de la filière technique ;
- L’augmentation de l’enveloppe financière globale (par l’augmentation des taux directeurs) pour les prochaines campagnes annuelles de prime CIA/IFSE pour les catégories C et B, mais aussi pour les corps de « A- » (travail social, petite enfance…) ;
- L’attribution d’un montant moyen de CIA et de revalorisation d’IFSE par corps et par grade en fonction du taux directeur annuel, pour éviter le creusement des inégalités et permettre une visibilité pour les collègues ;
- L’attribution de primes spécifiques (encadrement, tutorat, technicité, pénibilité) pour éviter les « détournements » des enveloppes CIA/IFSE dans les services : valorisation supplémentaire des collègues ayant effectué des missions spécifiques…et donc pénalisation des autres agent.es même si leur manière de servir est exemplaire ;
- Le rattrapage de situations individuelles atypiques (retour de plusieurs années de disponibilité, agent.es recruté.es après parcours dans le privé…) ;
- L’attribution d’IFSE aux collègues en CLM/CGM, demande validée par la DRH, voir ICI ;
- La revalorisation des grilles indiciaires spécifiques à la Ville de Paris (Maîtrise, Éboueurs, Égoutiers, Fossoyeurs…) ;
- Des ratios promu.es promouvables à 100% en catégorie A ;
- L’augmentation du nombre de promotions interne de C en B et de B en A ;
- L’augmentation des prestations sociales DRH et AGOSPAP ;
- La baisse des tarifs de la restauration collective de l’ASPP ;
- L’attribution de tickets restaurant aux collègues qui ne peuvent bénéficier d’un service de restauration collective ;
- La revalorisation des indices des contractuel.les tous les 3 ans, l’augmentation de 80 points d’indice pour tous.tes les contractuel.les ;
- L’attribution d’une prestation sociale de 2 210,82 euros aux contractuel.les devenant titulaires pour compenser l’impossibilité d’attribution de la prime d’installation à ces collègues ;
- Le rétablissement des dispositions d’attribution des CESU (Chèques Emploi Service Universel) de 2024, voir ICI ;